MEPRISE ET PRESSENTIMENS
Franchissons un intervalle de quelques jours, et transportons-nous dans un petit appartement, au quatrième étage, d une maison de la rue de Cléry.
C'est là que demeure madame Giraud, couturière en rôles et en corsets, ainsi que l'indique une carte clouée sur la porte d'entrée.
Deux pièces à feu, un cabinet, une cuisine composent ce modeste logis, dont l'aspect est riant et donne tout d'abord une idée favorable des personnes qui l'habitent. Rien n'y annonce la richesse ni l'amour du luxe ; mais il y règne celte exquise propreté qui est un indice de l'ordre, de la conduite, du respect des autres et de soi-même. Los meubles sont de bois do noyer. Une armoire, une table, une demi-douzaine de chaises garnissent la première pièce, dont la cheminée est surmontée d'une pendule noire à colonnes et de deux vases de fleurs artificielles que réfléchit une glace d'assez grande dimension. A la fenêtre se drapent de petits rideaux de mousseline brodée et un grand rideau de perse bariolée de feuillage et de bouquets. Tout cela est de la plus grande simplicité; mais c'est si bien entretenu, le plancher même est si soigneusement ciré et frotté, que bien des appartemens où s'affiche la prétention à l'élégance sont loin d'oflVir une apparence aussi complète d'aisance et de comforlablo. Cotte pièce est celle où madame Giraud travaille et reçoit sa clientèle.
A la suite est une autre pièce aussi simplement, aussi proprement meublée, et qui sert de chambre à coucher.
Le cabinet renferme un lit, une commode, deux ou trois sièges. C'est là que couche Etienne Giraud, le héros de cette histoire.
MOLÉRT.
Une jeune fille de dix-sept à dix-huit ans, qui est en train de terminer son apprentissage chez madame Givaud, pourrait, à la rigueur, être comptée comme la troisième personne occupant cet appartement. Si elle n'y reste pas la nuit, elle y passe du moins toutes les journées. Celte jeune fille, c'est Rosalie Froget.
Madame Giraud est une femme de quarante ans, encore belle, dont le visage un peu pâle ofTre à la fois l'expression d'une bonté infinie et les signes d'une mélancolie profonde.
Celte mélancolie, qui avait un caractère bien plus frappant encore lorsque madame Giraud vint, il y a dix-huit ou dix-neuf ans, habiter la rue de Cléry avec son enfant au berceau, exerça longtemps la langue et la perspicacité des commères du voisinage. Mais la coulurière avait une •conduite si régulière, si digne, si pleine de réserve, que les conjectures et les interprétations, après avoir porté le cachet de la malignité qui les suggérait, avaient fini par tourner à la gloire de celle qui en était l'objet. On s'étai' arrêté généralement à cette opinion que madame Qiraud était une veuve descendue d'une position plus élevée par suite de quelque revers de forlune, et on admirait, on respectait en elle la femme courageuse qui avait su demander au travail seul une existence, sinon brillante, au moins honorable pour elle et pour son enfant.
Six heures viennent de sonner ; le déjeuner est prêt, m;idame Giraud s'étonne que son fils ne soit pas encore sorti de sa chambre; elle y va dans l'intenlion de le réveiller s'il est encore endormi, et de lui adresser queh^ue raillerie plutôt que des reproches sur une paresse qu'elle sait bien ne lui pas èlre haliituelle.
Mais elle s'est trompée dans sa supposition : Etienne n'est plus au lit; il s'est même levé ce matin-lh de meilleure heure que de coutume. Seulement, au lieu d'aller comme il le fait chaque jour, doimcr à sa mère son premier regard et sa première pensée, il s'est assis près de sa fenêtre, le coude appuyé sur le marbre de sa commode, les yeux fixés sur le plancher, dans l'attitude et avec l'expression de physionomie d'un homme perdu dans les plus sombres réflexions.
C'est aint.i que le trouve madame Giraud, et elle court h lui en jetant un cri de surprise et do frayeur.
— Qu'us-lu donc, Etienne?
Le jeune homme se redresse vivement.
— Ce que j'ai, ma mère?... Mais rien... absolument rien... je suis dans num élut ordinaire, je te le jure.
— Oh I ce n'est pas moi que tu parviendras à tromper... Quand je suis entrée, tu étais là, immobile, le visage triste et abattu... En ce moment encore lu es tout pâle .. Et puis tu n'as pas l'habilude de rester dans la chambre ; c'est toujours dans la mienne que tu vii'us au.ssitôt que tu es habillé, et même tu m'y surprends quelquefois avant que je sois levée... Etienne, tu soutires!
— Quelle idée! je me porte parfaitement, ma mère.
— Si ce n'est pas le corps qui csl malade chez loi, n'est donc l'esprit, L)i.s-moi co qui te tourmente ; j'ai bien quelque droit à ta confiance; no suis-je pas la meilleure amie?
Elienne prit une des mains do sa mère, et la serra tendrement dans les .siennes.
— Oui, tu es une amie dont l'affection ne peut ôlre égalée que par celle que je ressens pour toi. Mais tranquillise-toi, — poursuit-il en u.sant de tout son pouvoir sur lui-même pour se donner un air placide et souriant, — je n'ai point de chagriQ à confier, et j'ai res[>rit en aussi bonne santé que le corps. Je conviens pourtant que, ce malin, î» mon réveil, je me suis senti la tète un peu lourde; voilà pourquoi je m'étais assis un moment, dans l'espoir que cela ne larderait pas à se dissiper ; et cela s'est dissipé promptcment, en effet. Mais alors je me suis laissé aller tout douc-ment à une foule d'idées sur le présent, sur l'avenir, si bien que, lorsque tu es venue, je m'étais, ma foi ! coniplétement oublié dans mes rêveries.
Le jcuuu huunne est redevenu tout à fait maître de lui-
même, et madame Giraud, rassurée, sourit à son tour en lui disant :
— Je gagerais bien, si je voulais me donner la peine de chercher, que je ne serais pas longlemps à deviner la nature de ces idées-là. Mais l'heure s'avance; il te reste à peine un quart d'heure pour déjeuner, car tu ne voudrais pas te mettre en retard, loi qui as la réputation d'ètro l'ouvrier le plus exact et le plus laborieux de ton atelier- Viens donc ; mais je ne te tiens pas quitte à si bon compte : nous reviendrons sur cet entretien dans un moment où nous aurons plus de loisir. •
— Oui, bonne mère, nous y reviendrons, et ce sera bientôt, je l'espère... si Dieu me laisse vivre.
— Voilà une idée encore I Je le crois bien que tu vivras ! Est-ce que Dieu enlève de bons enfans comme toi à des mères qui les aiment comme je l'aime?
Etienne achevait son modeste repas lorsque Ro.salie arriva.
Ce n'était pas encore l'heure à laquelle la jeune apprentie était tenue de commencer sa journée de travail ; mais il était trè.s rare qu'elle ne filt pas rendue chez madame Giraud quelques insians avant celui oii Etienne donnait à sa mère le baiser d'adieu.
Madame Giraud était une si bonne et si indulgente maîtresse que Rosalie se faisait presque un devoir do venir chaque jour a.sscz lot pour l'aider dans les soins du ménage, prétexte plausible, en tout r^s, s'il n'était pas véritable.
Ordinairement Elienne, après avoir embrassé sa mère, prenait congé de rapprentie en lui offrant une cordiale poignée de main : familinrilo qu'autorisait entre les deux jeunes gens l'iniimité établie entre leurs parens depuis plusieurs années.
Cette fois, au lieu de serrer, comme decouturae, la main à Rosalie, Elienne lui dit :
— Prrmelt'Z-moi de vous embrasser. — Rosalie tendit la joue en rougissnit. Elifiine ajouta : — C'est un einhrassement d'ami, et j'y conionds avec vous le père Frogef et Laurentme.
Il avait, en parlant ainsi, la voît émue et les paupiêies humides. Rosalie en fut toute troublée.
Etienne pressa encore une fois sa mère dans ses bras et sortit.
Les deux femmes s'occupèrent alors de ranger le ménage.
Puis, le ménage mis en ordre, elles p'a.ssèrenl dans la première pièce et s'assirent pour travailler, l'une vis-à-vis do l'autre, aux deux côtés de la fenêtre.
Leurs doigls voltigèrent sur la soie durant plus d'une heure sans i|u"il eût été fait, d'une part ou de l'autre, la moindre tentative pour aborder un sujet quelconque de conversation.
Madame Giraud, remarquant enfin que Rosalie n'avait pas une seule fois levé la tête pour regarder de son côté, fut la première à rompre le silence.
— A quoi penses-tu, Rosalie?
— Moi, madame? — fit l'apprentie avec un tressaillement et en regardant madame Giraud d'un air tout interdit.
— Je ne t'ai jamais vue silencieuse comme e.e matin ; et quand la langue d'une jeune fille est au repos, il n'est pas besoin d'être sorcier pour deviner que .sa pensée galope. Mnis je t'ai fait peut-être une question iodia^rète? Pardoiine-inoi, Rosalie; depuis trois ans que nous travaillons en.semhle, j'ai si bien pris, vois-tu? IMiahitude do ra'interesser à ce qui te louche, que, sans y songer, je te traite comme si tu étais ma fille.
Uo.^alie, émue, se jeta au mn de madame Giraud.
— Si je dois voir un reproche dans vos paroles, — s'écria-l-elle, — oh ! je ne le mérite point ; car je vous aime aussi, moi, je vous aime à l'égal de la mère que j'ai perdue!
— Chère enfant! — dit madame Giraud eu lui rendant ses caresses; — eh bien doue 1 promets-moi d'être ffUU-
ETIENNE GIRAUD
che, et, si lu éprouves quelque embarras à l'expliquer, je to viendrai en aide en te mettant sur la voie.
— Vous, madame? Je crois que vous vous méprenez. Si nos pensées se rapportaient au nit-me objet, vous ne souririez pas comme vous le faites en ce moment. Mon embarras vient de ce qu'une inquiétude, mal fondée peut-être, s'est tout a coup emparée de moi, et que j'aurais voulu ne pus vous la faire partager.
— Une inquiétude! à quel sujet?
— Je n'en reviens pas ! — fit Rosalie en levant un regard étonné sur madame Giraiid : — pendant que je me tooi'meate, vous paraissez avoir l'esprit parfaitement tranquille, et pourtant ce que j'ai remarqué vous auriez dû le remarquer aussi.
— Tous tes discours sont autant d'énigmes; qu'as-lu donc remarqué?
— Les étranges adieuï qu'Etienne, avant de nous quitter, nous a faits, ce matin, à l'une et à l'autre.
— En quoi les as-tu trouvés étranges? Etienne m'a embrassée comme à l'ordinaire...
— A plusieurs reprises, — interrompit Rosalie, — et il m'a embrassée aussi, ce qui lui est arrivé aujourd'liui pour la première fois, et, dans cet embrassemeut, il confondait avec moi, a-t-il dit, mon oncle et Laurentinc ; enfin il avait l'air attendri en s'éloignant, et, s'il ne pleurait pas, c'est qu'il faisait, je m'en suis bien aperçue, do violens efforts pour retenir ses larmes.
lladarue Giraud se prit encore à sourire, à la grande stupéfaction de Rosalie.
— Tu n'as [jas d'autre motif d'inquiétude? Allons, mou enfant, calme tes craintes, et surtout ne me regarde plus de cet air surpris et presque courroucé. Ce qui te semble inexplicable me paraît rentrer dans l'ordre des choses naturelles. J'ajouterai même que l'explication, si tu désires que je te la donne, pourrait bien ne pas être trop désagréable à Ion oreille, à moins toutefois que le penchant •ordinaire qui nous porte à prendre nos vœux pour des réalités n'ait mis ma pénétration en défaut.
Ces dernières paroles augmentèrent encore la surprise de Rosalie, qui supplia la bonne dame de ne pas la faire languir trop longtemps dans l'attente d'une satisfaction dont son cœur avait tant besoin.
Mais un nuage passa subitement sur le visage tout à l'heure souriant de madame Giraud.
— Eh 1 mon Dieul — reprit-elle, — je le parle de joie, pauvre enfant I Qui sait si à cette joie passagère ne doit pas succéder une éternelle doulcurl... — Elle demeura quelques instans pensive. — Mais,— reprit-elle, — j'ai tort de laisser courir ma pensée au-devant d'un calice d'amertume que la bonté divine éloignera peut-être do mes lèvres et de celles d'Etienne... — Puis, s'apercuvant que Rosalie écoutait avec découragement des discours dont le sens lui échappi.it, elle ajouta : — Il est inutile que tu cherches à me comprendre; le moment des confidences n'est pas encore arrivé pour moi... Revenons à tes craintes que j'ai traitées de chimères. Si Etienne a nus ce matin tant d'effusion dans ses adieux, s'il avait l'air attendri, si tu as vu des larmes rouler dans ses yeux, c'est que je venais, dans un court entretien, de toucher la corde sensible de son cœur, c'est qu'il s'en allait heureux de la pensée que j'avais deviné le secret qui l'oppresse.
— Un secret !
— Oui ; celui qu'on n'ose jamais révéler et que pourtant on révèle avec tant de bonheur : le secret de son amour.
La jeune Qllc pâlit.
Madame Giraud l'attira près d'elle et la serra sur son cœur.
— Remets-toi, mon enfant... N'as-tu pas dit tout à l'heure que, pour toi, je remplaçais ta mère? Et tu avais raison, car tu serais ma fdie que je ne te porterais pas une affection plus vive... Ouvre-moi donc ton âme tout entière, ou plutôt laisse-moi t'en épargn. : la peine : j"ai appris depuis longtemps à y lire... N'est-ce pas que tu aimes Etienne?
— Je l'aime... comme un frère, — balbutia Rosalie.
— Un peu plus qu'un frère, — répliqua madame Giraud avec un sourire ; — et, joyeuse de voir naître en toi ce sentiment, j'ai prié, je prie encore le ciel afin qu'il y soit favorable. Tu es bonne et douce, tu as du courage et du dévouement, tu aimes l'ordre et le travail : Etienne no pouvait faire un meilleur choix.
Rosalie, rassemblant ses forces, essaya de donner à sa réponse un air do fermeté que démentait le tremblement de sa voix :
— Je ne puis vous laisser dans cette erreur, madame. J'aime Etienne comme un frère, je le répète; Etienne a peut-être pour moi l'allection qu'il aurait pour une sœur; mais soyez persuadée qu'il n'existe rien de plus entre nous.
Ce fut le tour de madame Giraud d'être surprise.
— Je me serais troni[)ée à ce point! c'est impossible. Tes dénégations ne sauraient me convaincre ; je veux des preuves plus certaines.
— Elles .sont dans l'amour d'Etienne pour une autre.
— Tu t'abuses ; cette autre, qui serait-elle?
— Laurentine.
— Ta cousine !
— Interrogpz Etienne ce soir à son retour, il ne me désavouera point.
— Ah ! que m'appvends-tu là? — Et, secouant la tête avec tristesse, madame Giraud ajouta: — Hélas! s'il en est ainsi, puisse Etienne ne s'être pas mépris dans son choix ! J'avais fait pour lui un rêve que je regrette.
— Ma cousine est belle ; votre fils sera fier de sa femme.
— Laurentine manque de sensibilité; elle fera souffrir le cœur de mon fils. — Rosalie, afin de mieux dissimuler son trouble, s'était remise à travailler; madame Giraud fit de même ; elles restèrent toutes deux assez lon;rtemps sans s'adresser une parole. Ce silence fut une seule fois interrompu par la mère d'Etienne, qui prononça tout haut involontairement cette réflexion qu'elle s'adressait à ellemême : — Enfin, si tel est son vœu, je suis prête ;» y souscrire. Dieu veuille qu'il ne rencontre pas une autre opposition que la mienne !
Rosalie était parvenue à peu près à se remettre de l'émotion où l'avaient jetée à l'improvisle les suppositions de madame Giraud ; mais elle n'en avait pas une physionomie beaucoup plus gaie ; elle soupirait même par momens, comme si un poids énorme lui avait oppressé la poitrine.
Cette sorte de malaise lui devint à la fin si insupportable que, ne pouvant plus y tenir, elle s'écria :
— Juste ciel I que se passe-t-il donc en moi ?
— En effet, — dit madame Giraud tout alarmée, — tu es pâle; tu as le regard effrayé; tes mains tremblent.
— Croyez-vous aux pressentiraens î
— Pourquoi cette question ?
— C'est que je suis comme en attente de quelque terrible nouvelle; j'ai le press<'ntinient d'un mallieur.
— Quelle folie I — Mais, renonçant presiiue aussitôt au rôle d'esprit fort, madame Giraud s'écrie k son tour, les yeux etfarés : — Sais-tu bien que tes frayeurs me gagnent!
— Non, ce que je souffre n'est pas naturel 1 — reprend Rosalie en appuyant les deux mains sur son cœur.
— Voyons, voyons, — dit madame Giraud, qui fiierche à lutter contre ce qu'elle ressent elle-même, — n(! nous laissons pas aller à la peur, comme des enfaas, sans savoir pourquoi.
— Oh ! j'en sais bien la raison, moi, —réplique Rosalie avec exaltation : — c'est que ce matin, en nous quittant, Etienne, je vous le répète, avait un air sinistre.
— Grand Dieu ! je me rappelle à présent,— dit madame Giraud ; — oui, je me rappelle que, en me promettant de revenir plus tard sur le sujet de notre entretient; il h ajouté d'un ton singulier... Sur le moment je n'y avais pas fait trop attention.
SIOLÉRÎ.
— Qu'a-t-il donc ajouté? — demande anxieusement Rosalie. . , ^,
— Il a ajouté : a Si le ciel me laisse vivre ! » Etrange rénexion à propos d'une conversation qui pouvait être reprise dès ce soir.
— Bien étrange effectivement!
Tout à coup, madame Giraud tressaille :
— Quel bruit à la porte de la rue!
— C'est une voiture qui s'arrête...
— Eu vérité, nous perdons l'esprit ; on dirait que nous nous excitons mutuellement à trembler.
Et, au bout de quelques instans,
— On monte l'escalier...
— Quels pas lents et lourds I
Les deux femmes tendent l'oreille en même temps.
— Ce sont plusieurs personnes qui portent un fardeau, — reprend Rosalie.
— Les voilà sur notre palier 1 — dit madame Giraud. D'un même mouvement elles se lèvent et courent ouvrir la porte.
Madame Giraud pousse un cri perçant ; Rosalie tombe inanimée sur le plancher.
Un homme vêtu de noir pénètre dans l'appartement; il est suivi de deux autres qui en portent un quatrième effrayant de pâleur, et dont les bras inertes obéissent, dans leurs balancemens, à chacun des mouvemens des deux porteurs.
Ce malheureux qui semble mort ou bien près de mourir, c'est fitieuiio.