‹ Bernard van OrleyChapitre 4 sur 18 · Albert Durer et ses dessins, p. 276. Paris, 1882, in · texte numérisé non relu

Albert Durer et ses dessins, p. 276. Paris, 1882, in

2. D' Lcitschuh, Albreclit Ditrers Tagcbudi dcr Reise in die Niederlaude {Lc\ps\g, 1884, in-S"), p. 57 Cl suiv.

ÉCOLE FLAMANDE. — PEINTRES. nËRNvRD VAN ORLEV. — 2

i8 LES ARTISTES CÉLÈBRES

appelle Puscleidis et qualifie à tort de trésorier de la ville, etc. Sous sa plume revient aussi le nom d'un écrivain célèbre, d'Erasme, de Rotterdam, qui habitait alors Bruxelles et dont l'amitié entraîna Van Orley dans des relations qui faillirent lui coûter cher.

Erasme, l'une des plus belles intelligences du temps, n'avait pu se soustraire complètement à l'influence des dogmes nouveaux alors prêchés avec tant d'ardeur par Luther et les premiers adeptes de la réforme. Quoiqu'il soit toujours resté attaché à la foi catholique, il penchait pour des idées de rénovation et de tolérance qui étaient très peu goûtées à la cour de Bruxelles et dans lesquelles il faut trouver la cause véritable de son départ des Pays-Bas. Propagées avec ardeur dans ce pays, les idées nouvelles y comptèrent immédiatement un grand nombre d'adhérents, en particulier à Anvers, parmi le clergé séculier et chez les frères Augustins. Les supplices n'arrêtèrent pas l'hérésie et ce fut inutilement que l'on dégrada à Bruxelles (i'^'' juillet 1 523), sur un vaste échafaud, deux de ces frères qui avaient été emprisonnés et que l'on avait condamnés à être brûlés vifs. En 1 5 25, un autre prédicateur, après avoir exposé sa doctrine devant des milliers d'auditeurs, fut conduit à Anvers, enfermé dans un sac et jeté à l'eau. Deux ans plus tard, sur la dénonciation, paraît-il, d'une servante qui avait révélé ce secret à son confesseur, on entreprit des poursuites contre un grand nombre d'habitants aisés de Bruxelles, sous l'inculpation d'avoir été entendre les sermons de Jacques Van der Elst, ancien curé de l'Eglise Notre-Dame, d'Anvers, devenu depuis un des plus fervents serviteurs de la réforme. D'après les renseignements incomplets que Pinchart nous a fait connaître, puisés dans les documents des Archives du royaume, à Bruxelles, documents qui, après sa mort, ne se sont plus retrouvés, toute la famille de Bernard et un grand nombre de ses amis furent à la fois impliqués dans cette accusation : son père Valentin et sa femme; Agnès Seghers, femme de Bernard; le peintre Jean Van Coninxloo, son parent ; Jean Tons et Jacques T'Seraerts, également peintres; Pierre De Pannemaker , Jean Bacx, Pierre Van den Bossche, Jean Van Lennicke, Guillaume Leemans, Jean Van Ophem, etc., tous fabricants de tapisseries, et bien d'autres encore'. De nouveaux détails provenant des pièces de ce procès montrent un grand nombre d'artistes de Bruxelles compromis dans les poursuites et mentionnent,

I. Voir Crovve et Cavalcaselle, les Anciens Peintres flamands, lidition annotée par Ruelens et Pinchart, t. II, p. cccxxxviii.

IJERNARD VAN ORLEY i.j outre Bernard Van Orley, son pcrc Valentin, qui était alors âge de soixante et un ans et était par conséquent né en 1466; sa propre femme, Agnès Segers, qui avait alors trente-quatre à trente-cinq ans, et dont la naissance se place entre les années 1492 et 1493; les frères de notre peintre, Everard, âgé de trente-six a trente-sept ans, né par conséquent en 1491 ou 1492, et Gomar; son neveu Schemier, et plusieurs autres peintres, tels que: Jean de Coninxloo, âgé de trente-huit ans, avec sa femme Elisabeth; Tons, qui avait de soixante à soixante-dix ans, et son fils Henri, qui n'en avait que vingt ; Jacques T'Seraertz, qui en avait trente et un ; Philippe de Mol, âgé de trente-deux à trente-trois ans et, de plus, l'orfèvre Arnoul Van Onkcle, le verrier Nicolas Rombouts, maître Jean De Kindere, et jusqu'à Aerdeken ou Arnoul Van der Bruggen, valet ou apprenti de Bernard, âgé de dix-neuf ans. Le jeudi saint de l'année i527 (18 avril), celui-ci reçut la visite d'un étranger qui se présenta comme serviteur ou oflicicr du roi de Danemark, accompagné d'un inconnu vêtu d'une cape espagnole, d'un bonnet noir et de chausses grises, et portant l'épée au côté; quoique Bernard ne connût ni l'un n l'autre, il les invita tous deux à dîner, parce qu'il avait jadis exécuté le portrait du roi de Danemark (Christiern II , et de la reine (Isabelle d'Autriche). Or cet inconnu était le prédicateur Van der Elst. Il débita des sermons chez Van Orley, à quatre reprises, comme l'avoua, entre autres, le frère de celui-ci, Everard. Comment les accusés échappèrent-ils à une condamnation sévère ? On ne le sait, mais on le devine, L'inHuence de Marguerite s'exerça évidemment en laveur de son peintre favori, qui avait comparu à Louvain le 4 mai, à deux heures, devant l'inquisiteur Nicolas A Montibiis, et qui promit alors sans doute, de ne plus écouter les apôtres de l'erreur. Tons et son tils avaient été arrêtés et enfermés à la prison dite Steenport, à Bruxelles. Mais tous en furent quittes à bon marché.

D'après une chronique manuscrite du temps, les accusés turent cités à comparaître devant le conseiller de Brabant , maître Charles Hcenkenshoot, qui demeurait rue des Foulons (aujourd'hui du Lombard) ; ils durent déclarer, sous la loi du serment, combien de lois ils avaient assisté aux prêches de Van der Elst. A la chancellerie on décida qu'ils seraient tenus de rester à Bruxelles sans pouvoir s'absenter pendant cinq mois, sous peine d'avoir la main coupée; on outre, autant de fois qu'ils avaient assisté à un prêche, autant de fois ils

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devaient venir à Sainte-Gudule assister à un sermon sur une estrade placée vis-à-vis de la chaire à prêcher, et payer une aniende de 20 florins carolus ^

Voilà tout ce que l'on sait de positif sur ce procès, qui a autorise des hypothèses restées sans preuves et parfois insoutenables. On a prétendu que Van Orley fat alors disgracié et perdit sa position de peintre de Marguerite d'Autriche; selon d'autres, ce fut alors qu'il partit pour l'Italie, d'où il ne serait revenu que vers i53o, et de ce voyage daterait la transformation complète de sa manière. En l'absence de renseignements positifs, il faut se garder de vouloir être trop précis. Dans un rapport du magistrat de Bruxelles, en date du 27 septembre 1771, on lit que Bernard Van Orley fut deux fois à Rome et apprit la peinture chez Raphaël; le second de ces voyages peut être fixé vers l'année 1527, mais, ce n'est qu'une supposition. On ne peut attribuer à ce second voyage les Madones italiennes et l'es imitations d'objets d'art vus à Rome et ailleurs, dans la Péninsule, que l'on remarque dans les tableaux de Van Orley, car on peut en étudier dans des œuvres de ce peintre antérieures et parfaitement datées. Ne voit-on pas, en effet, dans le tableau des Epreuves de Job^ entre autres détails de style Renaissance, une reproduction des bas-reliefs de l'arc de triomphe de Titus, reproduction d'une exactitude parfaite, et qui a été tracée d'après un dessin pris con amore sur les lieux mêmes. Or ce tableau est signé et remonte à l'année i52 i. Quant à la perte de l'emploi de Bernard, elle est plus que problématique puisque, en i532, lorsque après la mort de Marguerite d'Autriche, on régla avec la veuve de son trésorier M. de Marnix, les comptes de la gestion de celui-ci, Marguerite était encore redevable d'une forte somme à Bernard qui se qualifie, à cette occasion de « peinctre de feu madame », terme que l'on n'aurait pas employé dans le cas où celle-ci lui aurait enlevé les avantages dont il jouissait auprès d'elle^.

Les comptes de Jean de Marnix, l'aïeul des deux Marnix qui figurèrent avec tant d'éclat dans les troubles religieux des Pays-Bas : Jean, seigneur de Toulouse, tué au combat d'Austruvveel en i566, et Philippe, seigneur

1. Anecdota Bruxellensia, chronique inédite de Bruxelles, du xvi« siècle.

2. Le 17 mars 1527, on paya encore à Bernard ses gages de l'anne'e qui s'était terminée le dernier du mois de décembre précédent. Il signe à cette occasion : Bernard Dorley. Voir Ahmeyer, Marguerite d'Autriche, dans la Revue belge, t. XV, p. 49.

BERNARD VAN ORLEY 21 de Sainte-Aldegonde, le grand homme d'État et le grand penseur, fournissent de nombreuses mentions des relations de Bernard Van Orley avec sa bienfaitrice. En i52i elle lui avait fait payer 40 pièces d'or dites Pliilippes, dont 10 pour une représentation de Marie-Marthe qui fut envoyée par la princesse au couvent des Sept-Douleurs ou des Annonciades près de la porte des Anes, à Bruges; 10 pour une peinture destinée à l'empereur, 10 pour un Saint-Suaire peint sur du taffetas blanc, et 10 a desquels ma dite dame a fait don à mon dit maître Bernard, a outre et par dessus les dits achats d'icelles peintures et marché fait avec o luy et ce en faveur d'aucuns services qu'il a faits à icelle dame, dont elle « ne veut point qu'il soit fait ci mention ». Marguerite donna à son peintre, en 1524, 55 livres « pour plusieurs belles painctures et tableaux qu'il luy a a fait n, et en i526, 40 livres «en récompense de certaines painctures M qu'il a naguère faictes et livrées à icelle dame ». En i 532, lors delà liquidation des comptes de Marnix, il lui fut encore payé 82 livres, tant pour la peinture dite : sur la vertu de patience (ou tableau des Epreuves de Job], que pour huit portraits de la princesse. Celle-ci avait en outre commandé à son peintre « une table d'autel », destinée à l'église paroissiale de Bourg-en-Bresse, dont l'exécution fut l'objet d'un contrat passé avec Bernard Van Orley, le 16 juillet i53i ; laissée inachevée par le peintre, cette œuvre fut, longtemps après sa mort, le 27 août i56o, moyennant 283 livres, acquise de ses enfants, et conHée à Marc Geeraerts, de Bruges, qui se chargea de la terminer. On la plaça dans l'église de Notre-Dame de Bruges, où le gouvernement de Philippe II faisait alors exécuter le mausolée de Charles le Téméraire.

Toutes ces circonstances ne cadrent pas avec la disgrâce temporaire dont Van Orley aurait été l'objet. Et cependant quelques-uns de ses amis semblent avoir nourri des principes peu orthodoxes, car nous voyons, en i 533, Jan Tons, Jan Van der Eycken, Roland Van Vlierden et Hennen ou Henri Smet, arrêtés par l'amman de Bruxelles, par ordre de la reine Marie de Hongrie, qui avait succédé à Marguerite d'Autriche, sa tante, et de son conseil, pour crimes de « luthérie » \luteryen). Des informations furent prises à leur charge et, en vertu des instructions de rempercur,on les traduisit devant le magistrat de Bruxelles. Une grande influence agit probablement en faveur de ces accusés, car une sentence en due forme les renvoya de la plainte portée contre eux ; toutefois ils avaient contrevenu aux ordonnances de l'empereur en deux points : on avait

saisi chez eux des livres suspects et ils avaient tenu entre eux des réunions. Les livres furent confisqués et on leur interdit d'en posséder de pareils; de plus, on leur fit défense de se réunir comme ils l'avaient fait antérieurement. Si Ton songe que Jean Tons avait déjà été l'objet de poursuites en i527, on trouvera cette indulgence peu ordinaire; mais on cessera de s'étonner si l'on réfléchit qu'il était un élève de Van Orley, grand paysagiste à ce que prétend Félibien et qui travailla au dessin des tapisseries dites les Chasses de Pempereur, tapisseries exécutées d'après les modèles fournis par Van Orley.

Ce dernier était plus que jamais en faveur, car un des premiers actes de Marie de Hongrie, qui succéda à Marguerite d'Autriche en qualité de gouvernante générale des provinces des Pays-Bas, fut de le choisir pour peintre (lettres patentes du i3 octobre i532). C'était Bernard lui-même qui avait demandé cette faveur en alléguant la confiance que Marguerite d'Autriche avait montrée en son talent. On peut juger du nombre de tableaux que Marie lui commanda, par l'énumération de ceux qu'il exécuta pour elle de i533 à i 535 et qui lui furent payés en cette dernière année par le trésorier Jean de Ghyn : un portrait de la reine Marie, de la grandeur de deux pieds carrés, fini au mois de février i 532-i533, du prix de i3 livres; trois autres peintures, livrées au mois de juillet suivant, du prix de 39 livres; les portraits de l'empereur Charles, du roi des Romains (Ferdinand, frère de Charles), de la reine, femme de Ferdinand, et d'une demoiselle Lucrèce, payés 3'/ livres; deux portraits du roi Louis et deux de la reine, du prix de 52 livres; un portrait du roi Louis, de grandeur naturelle, du prix de 28 livres; un portrait de Christine de Danemark, femme de François Sforza, dernier duc de Milan, également de grandeur naturelle, payé 3o livres ; un portrait d'Antoine de Croy, seigneur de Sempy, du prix de i3 livres; encore un du roi Louis, du même prix; soit en tout quatorze tableaux, coûtant ensemble 240 livres. Ainsi que sa tante, Marie de Hongrie contribua beaucoup à répandre la réputation de l'artiste, car elle se faisait un plaisir de distribuer ses œuvres. Elle donna à la comtesse de Salm le premier des portraits cités plus haut; à M''^ Lucrèce son propre portrait, et les trois autres exécutés en même temps; au comte palatin Frédéric de Bavière, chevalier de la Toison d'or, qui aspira à la main de Marie, le portrait du roi Louis cité en dernier lieu. C'étaient autant de réclames en faveur de Bernard Van Orley, dont les œuvres

BERNARD VAN ORLEY 23 passaient ainsi de main en main et dont la réputation se répandait en Europe. Comme on le voit, les petits portraits lui étaient payés i3 livres, ceux de grandeur naturelle 26, 28 ou 3o livres^ Que sont-ils devenus? Evidemment tous n'ont pas péri et l'on pourra en retrouver plus d'un, principalement en Espagne et en Allemagne.

La nouvelle protectrice de Bernard avait des goûts plus énergiques que sa tante. Restée veuve à l'âge de vingt et un ans-, après la mort de Louis II, roi de Hongrie, elle ne voulut jamais se remarier et consacra une grande partie de son existence (de i53i à i555) à l'administration des Pays-Bas. Dévouée à son frère, elle le servit avec une fidélité scrupuleuse et se montra, dans les moments les plus difficiles, à la hauteur de sa position. La chasse était l'un de ses plaisirs favoris et ce fut avec raison qu'on la surnomma la Chasseresse, car, en i543, après la mort du seigneur de Molcnbais, de Lannoy, elle voulut prendre elle-même la direction de la vénerie do l'empereur et garda ces fonctions jusqu'à son départ pour l'Espagne. Passionnée pour l'équitation, elle exigeait de ses dames le même goût pour cet exercice du corps et si l'une d'elles, dit un chroniqueur de l'époque, se faisait attendre lorsqu'elle montait à cheval, elle évitait de la regarder.

Jamais les grandes chasses ne furent, à Bruxelles, plus fréquentes et entourées de plus d'éclat, jamais la vénerie ne fut aussi soignée, jamais aussi, faut-il le dire, les lois sur la chasse ne furent plus sévères, plus radicalement exécutées. Une amende énorme (consistant en 80 royaux) était décrétée contre celui qui tirait ou prenait une bête fauve ou noire dans les forêts royales, et pour en tirer ou prendre une hors de ces forêts, il en coûtait 60 royaux. A défaut de payer ces amendes ou les peines du même genre prodiguées dans les édits contre toutes les espèces de contraventions dont on pouvait se rendre coupable, la fustigation, le bannissement des forêts royales ou 'la prison au pain et à l'eau avaient raison des récalcitrants. Les peines de mort, de l'aveuglement, des galères étaient prononcées dans certains cas, plus rarement peut-être que dans d'autres pays, mais assez souvent pour rendre odieux aux campagnards ce qui n'était pour la cour qu'un délassement.

1. Voir GacharJ, Rapport à .Voiisieur le Ministre de l'intérieur sur différentes séries de documents qui sont conservés à Lille, page 264 (Bruxelles, 1841, in-S").

2. La reine Marie était née à Bruxelles le i5 septembre i5o3;son mari, le roi Louis 11, de Hongrie, était mort en i5i6.

C'est évidemment à Marie de Hongrie qu'est due la première idée des tapisseries dites les Belles Chasses de Maximilien d'Autriche, dont les dessins sont dus à Van Orley. L'exécution de ces grandes pages devait plaire à une princesse affectionnant autant qu'elle les soins à donner à la vénerie, tandis que sa tante, Marguerite d'Autriche, n'eut jamais la même passion. On sait du reste que ces tapisseries, au moins l'exemplaire original qui est conservé au Musée du Louvre, portent la marque locale de Bruxelles et la marque du tapissier qui les a fabriquées. Or, cette marque ne fut instituée que le i6 mai i528 par une résolution de l'administration communale ^ Il est donc impossible que la tenture soit antérieure à cette date, qui correspond, à peu de chose près, à la mort de Marguerite d'Autriche et à son remplacement comme gouvernante générale des Pays-Bas, par Marie de Hongrie.

Les dessins de ces tapisseries si compliqués, si chargés de détails, si remarquables à tous les égards, comme reproduction fidèle d'une partie de Bruxelles, des sites de ses environs, des mœurs et des coutumes de l'époque, ces dessins où Bernard Van Orley se révèle comme un imitateur fidèle et scrupuleux de la nature, ne représentent qu'une partie de la tâche multiple que l'on se plaisait à demander à son talent aussi varié que fécond. A la même époque on le voit faire preuve d'autres et de'non moins grandes qualités, dans les magnifiques verrières dont il orna, à Bruxelles, Téglise collégiale des Saints-Michel-et-Gudule et qui l'occupèrent dans les dernières années de sa vie. Il ne put les achever et mourut en 1542, ayant à peine atteint la cinquantaine, après avoir implanté dans les provinces des Pays-Bas l'art de la Renaissance, et en laissant des élèves capables de continuer son œuvre et de marcher dans les mêmes voies que lui.

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