‹ Bernardin de Saint-Pierre d'après ses manuscritsChapitre 61 sur 69 · SECOND MARIAGE · texte numérisé non relu

SECOND MARIAGE

Le 4 septembre 1800, sa vieille amie, Rosalie de Constant, qui le connaissait bien, lui écrivait de Lausanne : « Je m'intéresse vivement à vos enfants. Si une amitié lointaine osait vous donner un conseil, je vous dirais : ne remplacez jamais leur mère. Votre cœur seul peut leur en tenir lieu » (1). Bernardin ne suivit pas le conseil, et fît bien : tous les intéressés se trouvèrent parfaitement heureux de cette union un peu hasardeuse : le mari, la femme, les enfants, et les deux bellesmères.

En 1800, la citoyenne Maisonneuve, maîtresse de pension rue de Seine, invita Bernardin à visiter son établissement ; en priant un homme de soixante-trois ans, veuf il est vrai, d'inspecter ses élèves, la directrice ne croyait pas commettre d'imprudence : mais le beau

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