‹ BerryerChapitre 100 sur 211 · Ibid., II, p · texte numérisé non relu

Ibid., II, p

toujours honorables, toujours empreintes de ce caractère qui distingue les peuples avancés dans la civilisation. Et croyez-vous que les communications ne s'établiront pas? Est-ce que l'empire de cette oeuvre sociale ne sera pas quelque chose qui balancera la différence des religions? Oui, assurément, et quoi qu'on ait pu dire, je suis convaincu que la France n'a pas à hésiter, quïl y a dans la possession d'Alger des avantages réels et que mon pays saura bien faire ce qu'ont fait les Turcs pendant trois cents ans i. {Agitation prolongée.)

Aussi, lorsque plus tard M. de Salvandy, ancien ministre de Louis-Philippe, reçut Berryer à l'Académie française, putil en toute justice lui adresser cet éloge :

a Défenseur d'une grande pensée et d'une grande gloire, vous avez voulu les munificences fécondes, l'armée puissante, la flotte conforme aux traditions de Louis XVI et de Louis XIV, la chaire de saint Augustin relevée après quatorze cents ans à l'ombre de nos armes, la conquête africaine enfin étendue à ses extrêmes limites. Quand vous lisez dans un bulletin de victoire que les fantassins terribles de l'assaut de Constantine sont les premiers soldats du monde, et dans un rapport de siège difficile que ceux de nos régiments qui touchent la terre d'Afrique sont les plus promptement acclimatés aux souffrances et aux périls, vous aussi vous pouvez dire, suivant l'expression de ce garde des sceaux de Louis XIII qui sembla vous pressentir, et dont naguère vous proposiez l'éloge au jeune barreau de France : « Mon pays :ie saura gagner victoire que je n'aye part à ses trophées 2 ! »

i. Œuvres parlem., II, p. 442.

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