‹ BerryerChapitre 125 sur 211 · De Falloui, Mémoires, I, p · texte numérisé non relu

De Falloui, Mémoires, I, p

conciliation. Une tentative de guerre civile eût été, aux yeux de Berryer, aussi criminelle qu'un appel à l'étranger. En apprenant ce qui se passait à Paris, le premier mouvement du comte de Chambord fut d'accourir. Sa présence, loin d'aboutir à une restauration, aurait compliqué la situation et fourni un prétexte aux hommes de désordre. C'est ce que Berryer lui fit aisément comprendre. « Il faut respecter, disait-il, tout ce qui est le résultat de la force des événements et des choses; tous les empires éprouvent des changements et d'inévitables modifications, soit insensiblement, soit violemment. »

Une seule préoccupation remplissait alors la pensée et le cœur de Berryer et de ses amis, l'intérêt de la France. « Il n"y a plus, écrivait M. de Falloux, qu'un seul mot de l'ancienne unité française qui soit debout : la Patrie. Rallionsnous tous à ce glorieux et saint nom. » Avant tout il faut arracher la France à l'anarchie. « Le seul ennemi, s'écrie Berryer, c'est le drapeau rouge ! » « Dans la situation présente de la société, le parti royaliste doit être d'abord le parti de résistance et de conservation. » En cas d'incendie, tous les hommes de cœur se rencontrent aux pompes *. Pendant la tempête, il serait criminel de s'opposer à ceux qui, malgré les menaces de naufrage, s'enchainent à la barre du navire pour le diriger. « Dites maintenant à mes amis, et à tous, écrit Berryer dès le 25 février, que ma règle de conduite est absolument et fermement celle-ci : soutenir le gouvernement provisoire, faire respecter les personnes et les propriétés, maintenir la liberté des votes, attendre l'Assemblée nationale. Toute autre pensée est funeste; toute autre manifestation est coupable. j> Et plus tard : « Notre oolitique était simple et

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