Cité par M" de Janzé, p
lices dans la lecture, passant de longues heures avec ses auteurs favoris. Les écrivains du grand siècle l'atliraient davantage, mais il ne dédaignait point les modernes, et, plus de cinquante ans après le collège, il traduisit en vers latins je ne sais quelle méditation de Lamartine. Il écrivait ses pensées, les jetant un peu partout sur ses portefeuilles, sur des bouts de papier et jusque sur la marge de ses livres. Presque chaque jour aussi il notait ses impressions intimes, ses joies, ses déplaisirs, ses peines. Mais personne n'a reçu confidence de ce journal qu'il écrivait pour lui-même, et on n'en a pas trouvé trace après sa mort.
Berryer se nommait volontiers « l'Ermite d'Augerville. » On se tromperait toutefois si on se le représentait toujours seul, « ne causant qu'avec les bourgeons qui vont s'ouvrir et les oiseaux qui font leurs nids, au milieu de ces joies de la nature qui donnent de la jeunesse aux vieux cœurs. » Ce qu'il appréciait avant tout à Augerville, c'était le repos dans la vie de famille et dans l'amitié. Rendre les autres heureux faisait son bonheur. A peine eut-il acheté et restauré Augerville qu'il se hâta d'y appeler les siens.
Ma joie ne sera complète, écrivait-il à son père, que lorsque tu seras venu me voir, lorsque par ta présence tu auras en quelque sorte consacré ma propriété.... Cher et bon père, quitte un peu Paris; viens te délasser parmi nous.... Ludovic et mon frère ne manqueront pas de te suivre ; ils ont leur part de la propriété ; ils ont un logement à eux, ils savent qu'ils sont ici chez eux. Ton appartement est consacré pour toi, viens l'occuper.... viens que je te fasse l'hommage de mon bien-être puisque c'est à toi que je dois tout i.
En écrivant à son oncle, Berryer n'était pas moins pressant :
Cette propriété que j'ai acquise pour en faire le centre de mon avenir, et autour de laquelle je veux réunir tout ce que je pourrai réaliser de mes espérances, me sera chère et précieuse, si elle devient en