‹ BerryerChapitre 185 sur 211 · Souvenirs d'un président d'assises, p · texte numérisé non relu

Souvenirs d'un président d'assises, p

sur des bancs plus rapprochés de nous (les bancs du barreau). Sous l'empire de l'émotion qui nous a saisi nous-même, nous ne voulon rien ajouter de plus.

Il serait difficile de décrire l'émotion qui règne dans la salle pendant la suspension de l'audience i.

AP^ de Jeufosse fut acquittée.

Au début de l'année 1858, ce ront d'humbles religieuses menacées de la ruine qui s'adressent à Berryer. A la suite de réformes accomplies par le souverain pontife dans la congrégation de Picpus, un certain nombre de sœurs abandonnent la communauté. Parmi elles la marquise de Guerry. Mais, en rentrant dans le monde, elle réclame 1,200,000 francs qu'elle déclare avoir apportés à l'Ordre. M. Emile Ollivier soutient avec talent les prétentions de l'ancienne religieuse; Berryer défend énergiquement l'institut de Picpus. Le tribunal de première instance donne raison à la congrégation et à son avocat, mais la cour d'appel accorde 475,000 francs d'indemnité à la marquise de Guerry. Dans ces longs débats, Berrj^er trouve l'occasion de prendre une attitude franchement chrétienne. Il n'y manque point, proclamant une fois de plus et avec énergie le droit que les catholiques possèdent de s'associer en toute liberté et de recevoir des testaments.

L'Église n'ordonne pas au catholique de s'enfermer dans un cloître, mais elle lui dit que la voie de la perfection, c'est de se vouer au service des hommes, au service de la charité, à l'intercession, à la prière; de ce jour, le catholique est libre d'entrer dans la vie religieuse et de s'y consacrer. C'est une liberté qui n'a pas de limites....

L'orateur célèbre le dévouement obscur et d'autant plus

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