M. de Lacombe, Corresp , 25 février lf
tions nouvelles le joug de leurs vieilles haines. Ainsi se propagent ces vagues inquiétudes sur le maintien de nos libertés, sur le retour d'un ordre de choses qui n'est plus et ne saurait revivre ; ainsi retentissent ces menaces de quelque violente atteinte aux lois du royaume, aux institutions fondées par la Charte constitutionnelle.... Électeurs de la Haute-Loire , repoussons ces insinuations perfides.... etc. 1. »
Berryer fut de nouveau élu ; mais le ministère perdit la partie si témérairement engagée, et l'opposition compta 274 députés au lieu de 221. Qu'allait-il advenir? Rien n'était désespéré encore. Sur 428-députés on n'en trouvait pas 50 qui désirassent un changement de dynastie, et aucun parmi eux n'admettait le recours aux moyens violents. Tout ce qu'ils prétendaient faire, c'était de refuser l'impôt. Parmi les ministres, plusieurs voulaient se retirer. « Si quelques-uns des membres du ministère Polignac, disait Berryer, avaient été aussi courageux qu'ils étaient sensés, s'ils n'avaient point obéi à la désastreuse doctrine de la fidélité passive et muette, s'ils avaient offert leur démission au roi au lieu de lui offrir tacitement leur tête, la monarchie pouvait encore être sauvée 2. » Mais Charles X se crut menacé par la Révolution. «. Si je cédais cette fois à leurs exigences, dit-il, ils finiraient par me traiter comme ils ont traité mon frère. » Il résolut de lutter et signa les Ordonnances.
« M. Berryer était loin de Paris, raconte M. de Champagny, lorsque furent publiées les Ordonnances de juillet 1830. Il ne les connut qu'à Augerville en tombant dans les bras de son frère. Lui, qui avait les enthousiasmes, non les ilhisious des amis exagérés de la royauté, pâlit en lisant le Moniteur. « 0 mon Dieu, quelle faute! » s'écria-t-il. Et peu après, seul avec son frère, épanchant les inquiétudes et les agitation^ do