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CHAPITRE III

En sortant de Juilly à la fin de 1806, Berryer fit au lycée Bonaparte une seconde année de rhétorique. De la sorte, il perfectionnait ses études classiques et, sous la direction de son père, cherchait sa vocation.

C'était le sacerdoce qui attirait alors lame ardente et profondément religieuse de Berryer. L'idée avait pris naissance au collège, peut-être sous l'influence du P. des Essarts. Nul doute que Christian de Chateaubriand n'ait entretenu avec soin chez son ami le désir qu'il avait de se donner à Dieu, Les deux jeunes gens continuaient de se voir souvent. Ensemble ils se rendaient chaque dimanche, à Saint-Sulpice, aux conférences de l'abbé de Frayssinous. Et rien ne saurait donner une idée de l'enthousiasme jaloux, de l'ivresse religieuse qui saisissait Berryer à la pensée qu'il pourrait, lui aussi, du haut de la chaire chrétienne, remuer les âmes et convertir les peuples. Jamais il ne se défit de cette impression : Œ Je ne puis voir sans émotion un prêtre monter en chaire, disait-il plus tard à un ami ^ ; s'il parle bien, je suis

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