‹ Berryer, sa vie et ses œuvres 1790-1868Chapitre 196 sur 230 · M""" de Janzé, p · texte numérisé non relu

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M. Mocquard répondit:

L'empereur regrette que dans M. Benyer les inspirations de l'homme politique l'aient emporté sur les devoii-s de l'académicien. Sa présence aux Tuileries n'aurait pas causé l'embarras qu'il semble redouter. De la hauteur où elle est placée, Sa Majesté n'amait \ti dans l'élu de l'Académie que l'orateur et l'écrivain, dans l'adversaire d'aujourd'hui, que le défenseur d'autrefois.

M. Bcrryer est parfaitement libre d'obéir, ou à ce que lui prescrit l'usage, ou à ce que ses répugnances lui conseillent.

Pendant treize ans, Berr3er assista, autant que ses occupations le lui permettaient, aux séances de l'Académie. « S'il n'y était pas toujours, dit M. de Sacy, il y était souvent, il paraissait y être avec plaisir et apportait au milieu de nous, avec une grâce et une cordialité charmantes, un esprit fin, un goût juste et sûr.... Il n'était étrangère aucune des délicatesses de la langue ; il en distinguait toutes les nuances, en sentait toutes les difficultés et aidait les plus habiles à en résoudre les problèmes. »

Toutefois, ni Augerville avec ses distractions variées, ni tant de belles et touchantes amitiés, ni les nobles travaux de l'Académie ne suffisaient à l'activité de Berryer. Si la tribune lui était fermée, il lui restait le barreau. Il vint « chercher un asile dans ce vieux palais où le ramenaient sans cesse ses affections et ses souvenirs, près de cette Sainte Chapelle consacrée à un prince qui sut donner l'exemple du respect des lois ^. » Là, du moins, il pouvait encore servir la France et ses concitoyens. Personne n'eut jamais une plus haute idée de sa profession.

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