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les Kabyles, et à se dérier au contraire de l'élément arabe irréductible à notre civilisation.
Je demande que ces territoires arrosés de nos sueurs, arrosés «1' notre sang, que nous avons maintenus en notre possession par de -i magnifiques efïorts, ne soient pas de nouveau livrés à la race arabe? Je demande que la civilisation s'y développe, s'y étende et y réforme autant que possible les maux des habitants du pays.... Sur trois millions de Kabyles, il y en a deux millions qui sont disposés à nou^ suivre, à nous comprendre, qui trouvent dans nos institutions, dans nos lois, de grandes liomogénéités avec les sentiments qui les an' meut.
Ce sont ceux-là qu'il faut nous concilier. Mais l'Arabe sera à jamais irréconciliable avec nous tant qu'il gardera sa foi, et il ne l'abandonnera pas, parce que sa foi, c'est sa vie de liberté, de pillage, de capture, d'immolation d'ennemis, c'est sa vie en vertu du Coran. Jamais l'Arabe ne sera un Français, jamais il ne sera soumis à nos lois, jamais il n'entrera dans les intérêts que nous voulons se^^-i^. Il sera toujours l'ennemi, l'ennemi incessant, se reposant un moment, quand il est effrayé par le développement de nos forces, puis reprenant son élan et se disant : Qu'ai-je à craindre? Si je suis vaincu dans mes premiers efforts, je me réfugie au désert; l'espace est là, qui protégera mon cheval et moi avec lui. Mais quant au Français, si je suis vainqueur, la mer est là qui l'absorberai....
Voilà le serment des Arabes t.
La question romaine et la question allemande préoccupèrent également Berryer. Comment il jugeait la politique de l'Empereur en Italie, nous l'avons dit précédemment. Lorsqu'on 1867 les troupes françaises allèrent, sous les ordres du général de Failly, chasser des États de l'Église les Garibal diens et les Italiens, une interpellation eut lieu au Corps Irgislatif. MM. Berryer et Thiers y jouèrent un grand rôle < I défendirent énergiquement le pouvoir temporel du pape. Pressant M. Rouher de prendre parti, ils finirent par lui arracher cet engagement important : « Nous le iléclaroi.s op nom du gouvernement, l'Italie ne s'emparera pas de Ruine, ja-