‹ Berthe aux grands pieds, imagériesChapitre 13 sur 17 · LE MÉNAGE ROYAL · texte numérisé non relu

LE MÉNAGE ROYAL

Tel, il songe. — Et dans l'ombre, âme éprise de lucres, La reine avec Tybert s'épanche en doux propos : « Qu'est-ce que tu dirais d'un impôt sur les sucres, D'une aide sur les blés et d'un droit sur les peaux? »

Flores et Blanchefleur

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Jl ou JOURS le même soir. En Hongrie. Un jardin En qui l'automne éclôt de Tété qui se fane. Tout s'apaise et s'endort sous un ciel diaphane. L'heure est douce et les fleurs s'inclinent sans dédain.

Sur un banc que la pluie et la mousse ont verdi, Perdus dans l'ombre comme un nid dans l'herbe haute, Flores et Blanchefleur sont assis côte à côte, La pensée indolente et le front alourdi.

Ils rêvent doucement à l'absente. Leurs yeux Tristes évoquent d'elle un geste, une attitude. Ayant mêmes regrets et même solitude, Ils parlent d'elle encor, bien que silencieux.

Dix ans qu'elle est partie aux pays étrangers! Et depuis, sans espoir et presque sans nouvelle, Ils savent seulement le peu que leur révèle Le va-et-vient tardif de rares messagers.

Elle, qu'ils ont bercée au creux de leurs genoux. Elle, jadis si frêle, elle est peut-être grasse! Ses deux maternités ont pu faner sa grâce. Cerner d'un bleu meurtri ses yeux calmes et doux.

Tels ils rêvent, le soir, et pleins des jours anciens. Ils s'évadent tous deux hors du présent sans joie, Et Blanchefleur soupire : c< Il faut que je la voie! J'ai rêvé l'autre nuit qu'elle me disait : Viens!

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