ACTE QUATRIEME
LE MARQUIS
Ça, non, mon ami...
MAITRE AUBERT
Monsieur Chaillard ne retire rien de ses propositions... au contraire... Il vous assurerait une pension de cent vingt mille francs... et, à mademoiselle Bertrade, à peu près tout ce qu'elle voudrait.
LE MARQUIS
Tout ça lui est bien égal... Je la connais maintenant... Et puis, elle est montée par sa tante... Bertrade est une fille qui égorgera son père avec sérénité et en croyant faire œuvre pie.
MAITRE AUBERT
Reste l'autre solution... Le notaire de madame la baronne d'Elven m'a prié de vous la proposer. . . Madame d'Elven a pensé que je serais... moins impropre à cette démarche... que vous seriez plus libre avec moi.
LE MARQUIS
Elle a eu raison... et je lui en sais gré.
218 BKRTRAhK,
MAiTHi: MB un.
Madame d'Elveii est une femme pratique, et qui va au fait... Voici un projet de contrat préparé sur ses indications... En deux mots, madame d'Elven, qui, comme vous le savez, a racheté tous vos biens immobiliers et les cn^mces de vos fournisseurs, propose le rt-^ime de la comnmnauté R'duite aux acquèls... mais elle vous reconnaît un apport i)ersonnel de trois millions... Eh bien?
LK MARQUIS
Eli bien... Votre avis, à vous?
MAlTlli: A LU EUT.
Je pense, monsieur le marquis, que ce contrat vous sauve... Et, comme notaire, je ne puis être insensible à l'idée que vous i-entrez, en quelque façon, dans des biens qui, depuis plus de deux siècles, n'avaient cessé d'appartenir à votre famille.
LK MARQUIS
Mais... quel est votre sentiment sur madame d'Elven?