CLOTILDE, IMOGÈNE
clotit.de.
Quels regards sombres et raenarans ! quelle fuite précipitée! sa démarche m'avait rassurée , mais je ne sais maiuleuant que penser...
IMOGÈNE
Eli! bien , Clotilde , le bruit que j'entendais?..
CLOTILi)E.
Je ne m'étais pas trompée , madame} c'étaient les éclats de la joie de ces hommes éciiappés à la tempête et consolés par vos bienfaits.
IMOGÈNE
Leur gaîlé bruyante et barbare m'alarme , je te l'avoue ! ce dérèglement dans un château hospitalier ne convient point à des hommes à peine délivrés d'un horrible danger!., cependant tous ne s'abandonnent pas aux mêmes transports ; en traversant la galerie , j'en ai remarqué un qui se tenait à l'écart , sa figure était à demi couverte par son manteau , mais j'ai cru
reconnaître en lui cet homme que je n'ai fait qu'entrevoir au monastère el dont l'affreux délire m'a causé tant d'effroi.
CLO'IILDE.
C'est lui-même , madame ; il paraît être le clief de ces marinsj du moius, il lui suffit d'un mot povir, les forcer à se soumettre.
' imogÈne.
Fais-le venir. Il y a chez lui un mystère qui m'intéresse.
Cr.OTlLDE.
Comment oserez-vous l'entretenir seule ? son aspect est terrible I
imogÈne.
C'est pour ce motif que je désire le voir ; les impressions terribles sont passées pour moi.
( CloLilde sort après un moment d'hésitation ),