B^F.T:!A.'VI
Je vous avais ordonné de fuir.
iTrr.BO.
Il fallait nous donner l'exemple.
BER i RA?.Î .
Les plus grands périls vont vous environner !
ITUIv ().
Tu sais bien que ce n est pas là ce qui nous arréie.
BERTRAiVI.
Leurs soldats sont nombreux.
ITULBO.
Nons sommes braves.
Vous ne pourrez échapper ! . .
ITLLBO.
Mets-loi ù notre tète et nous pourrons tout ce que tu voudras,
BERTRA>1.
Déjà j fou semble t'examincr avec défiance !
Je m'en apncrçois.
Consens à Téloigner.
n LI-BO.
BF.KTi'vAM.
Pas sans loi '.-.
( Les gardes qui se promeimient au fond se sont arréfc.f et semblent eroniiner citent i\>ement Jtidbo. L'un deux se détache et sort ) .
FERTR.AM.
Itulbo , je l'en supplie !
ITULBO.
Vieiis , il en esi temps encore !
rr,RT!',A3I.
Jamais ! je veux mourir ici !
ITUf.BO.
Eh 1 bien , lu ne tarderas pas à me revoir , cl t-.i ne mourras pas , ou Itulbo le précédera dans la tombe.
[ Ll a dit ces derniers mots dans le coin de Vavantscène à gauche y en examinant les mouvemens des soldats qui s'avancent doucement et paraissent vouloir s'empaper de lui ; tout-à-coup Ltnibo pas'^e hrus(juemcnt devant Bertram et s'éloigne rapidement par la droite. Les soldats restent un moment stupéfaits. Conrad entre).
SCÈISE \\V.
CONRAD, BERTRAM. Gardes.
CONRAD
Suivez cet homme et assurez-vous de lai. ''
Il osi perdu !.. et c'est moi !..
{L^es soldats sortent précipitamment par la droite .Bertrnm. tombe dans une profonde rêverie. L.e son du bejj'roi et de la trompette annonce l'heure du supplice, f^es chevaliers et les i soldais entrent sur une marche lugubre et lente. L^es armes f sont renversées ; leurs bannières sont couvertes de crcpes fufièbres j etc. Le cortège s'arrête au fond du théâtre. Plombé dans ses réflexions j Bcrtram n'a pris aucune part à tout ce. qui s'est passé sur la scène. L^e Solitaiic entre et le legaide /jfuelqiies instans en silence ).