CHAPITRE XIX
Les Anglais envahissent la France sous les ducs de Lancastre el de Bretagne. Le roi de France adopte une politique entièrement défensive. — Résultats infructueux de l'expédition.
Irrité de la perte d'une grande partie de ses possessions de France et contrarié du fâcheux insuccès de sa tentative pour secourir les seigneurs poitevins à Thouars, dans la campagne précédente, Édouard III était résolu de faire de grands eiforts pour réparer ses pertes; mais, comme il ne voulait pas confier de nouveau sa fortune au caprice des vents, il équipa à grands frais une expédition dans le commencement de juin, sous le commandement des ducs de Lancastre et de Bretagne, pour traverser la France, de Calais à Bordeaux, avec le triple but d'humilier le roi de France, de secourir les forteresses de Bretagne, alors assiégées par les Français, et d'établir le duc de Lancastre dans son nouveau gouvernement d'Aquitaine, dont il avait été créé « lieutenant spécial et capitaine général, aussi bien que du royaume de France et de tous les autres pays d'outre-mer, » le Prince-Noir, qui avait perdu toute espérance de revenir à la santé, ayant résigné cette principauté (I).
(I) Froissart, liv. \, part, n, p. G7U — Hynier, l. III, paît. 11, pp. 97i-982.
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Le duc de Lancastre, ayant terminé ses préparatifs, embarqua ses troupes, qui se montaient à trois mille gens d'armes, six mille archers et deux milles hommes d'autres armes (I), et arriva à Calais dans le mois de juin 1373.
Après avoir demeuré quelques jours dans cette ville, pour charger ses bagages et ferrer ses chevaux, il se mit en roule par la Picardie, faisant de petites marches de deux ou trois lieues au plus par jour, et campait tous les jours à midi. L'avant-garde ou première division de l'armée était commandée par les deux maréchaux, les comtes de Suffolk et de Warwick; ensuite venait la division des ducs de Lancastre et de Bretagne , qui était suivie des chariots de bagages et des autres voitures, tandis que l'arrière-garde était commandée par le connétable de l'armée anglaise, lord Edouard Spencer. Dans cet ordre, ils traversèrent Saint-Oraer, Aire, Saint-Pol et Arras, sans aucune aventure digne de remarque, jusqu'à ce qu'ils arrivassent dans les environs de Saint-Quentin.
A Roye, en Vermandois, le duc de Bretagne envoya, par un héraut, une lettre de défi au roi de France, en abjurant toute foi et hommage, se déclarant l'ennemi du roi et menaçant (Je se venger des maux qu'il avait soulferts. Charles V fut extrêmement blessé du ton de cette lettre, quoiqu'il affectât d'en rire. Jl ne jugea pas à propos d'accepter le défi qui y était contenu, mais il se contenta de munir les cités, les villes et les châteaux, sur la route des Anglais, de garnisons suffisantes et d'approvisionnements pour résister à un siège, et d'ordonner au peuple des campagnes de mettre à l'abri dans ses forteresses tout ce qu'ils
(i) D'autres autorités esliment l'effectif de l'armée anglaise beaucoup plus haut que Froissart. D'Orronviile dit qu'ils étaient i 0,000 combattants. Vie de Louis de Bourbon, chap. xx. Dans YHist. de Bretaguf, par Morice, t. I, p. 348, et Barnes's History of Edward III, ils sont portés à 30, 000 hommes.
pourraient emporter avec eux, sous peine d'être abandonnés à l'ennemi (1).
Près de Ribeumont, et non loin de Saint-Quentin, un détachement de troupes anglaises d'environ quatre-vingts hommes appartenant à la division de sir Hugli Calverly fut rudement mené par un corps de gens d'armes français, commandé par le sire de Bousies et messire Jean de Bueil; et un semblable sort atteignit un autre détachement de la même troupe venu pour attaquer Ribeumont et venger la défaite des camarades.
Le duc de Lancastre, en traversant la Picardie, l'llc-de France et la Champagne, trouva le pays abondamment pourvu, car c'était le moment de la moisson; il tira des paysans de la campagne et des habitants des villages de grandes quantités de vin et de blé, beaucoup de gros bétail et de brebis, que cette multitude sans défense s'empressait de lui fournir pour sauver le resie de ses biens de l'incendie et d'un pillage moins modéré.
Les Anglais ne désiraient rien tant qu'une bataille avec les Français; mais le prudent et impassible Charles ne voulait rien donner au hasard, quand il pensait pouvoir arriver d'une autre manière à la défaite de ses ennemis, fût-ce en sacrifiant ses malheureux sujets. C'est pourquoi il refusa de confier à aucun chef un grand corps de troupes, et donna à tous l'ordre exprès de se borner à surveiller les mouvements des Anglais, de harceler leurs détachements et d'empêcher leurs fourrageurs de faire des provisions. Le sire de Clisson, accompagné du sire de Laval, du vicomte de Rohan et d'autres nobles chevaliers, avec quatre cents lances environ, agissant d'après les sévères recommandations du roi, suivirent la route de l'armée envahissante; et les
(I) Froissart, liv. I, part, n, pp. 074, 078. — Vhmniron Bnocmsr, svb nnno 1373. — Actr$ de BvvUvjnr, t. I, col. «7. — Guil. do Saint- André, v. 1983.
490 HKiiïiiANi) m: «uesclin
armées ennemies marchaient souvent si près l'une de l'autre, qu'elles échangeaient des saluts ou des menaces, selon la disposition du moment. Dans une de ces occasions, sir Henry Percy, «< un des plus gentils barons d'Angleterre, » traversait a cheval le pays ouvert, tandis que messire Guillaume des Bordes cl messire Jean de Bucil suivaient avec leur troupe la même direction , assez près les unes des autres pour pouvoir se reconnaître, mais sans se rencontrer. Sir Henry Percy apercevant, parmi les Français, messire Aimery de Namur, fils du comte, lui dit :
« Il fait beau voler maintenant ; que ne volez-vous, quand vous avez des ailes ?
— Sire de Percy, dit messire Aymery, en donnant de l'éperon à son cheval et sortant un peu des rangs, vous dites vrai, le vol est beau à nous, et se j'en étais cru, nous volerions jusques à vous.
— Par Dieu! Aymery, je t'en crois bien. Or, émeus tes compagnons à voler; si y aura bon gibier. »
Ils échangeaient souvent ainsi, à distance, des paroles railleuses ou, des gracieusetés, mais ils ne s'approchaient pas plus près les uns des autres. Néanmoins, quand l'armée anglaise fut dans le voisinage de Soissons, et près d'un village appelé Ouchy, une tentative fut faite contre le camp des Anglais, malgré la défense formelle du roi de France. L'aventure eut lieu une nuit que sir Waller Huet était de garde. S'étant retiré, vers le point du jour, pour prendre quelque repos dans sa tente, tandis qu'il se désarmait, messire Jean devienne, avec cent vingt lances, fit une attaque sur la partie du camp où sir Walter Huet était de service. Aussitôt que le chevalier anglais entendit le bruit, il sortit avec tant de précipitation qu'il n'était armé qu'à moitié; et, dans cet état, montant à cheval, le bouclier au cou et la lance en arrêt, il chargea intrépidement les assaillants. A peine hors de sa tente, il fut remarqué par messire Jean d'EImont, preux et vaillant chevalier français, armé de pied en cap et bien monté,
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qui, donnant de l'éperon à son cheval, l'attaqua avec la lance et le frappa avec tant d'adresse, que l'armure incomplète de l'Anglais ne lui servit de rien, et l'arme, pénétrant dans son corps, le renversa mort de cheval. Ses compagnons, en voulant venger sa mort, furent tous tués ou faits prisonniers. L'affaire se fit en si peu de temps, que, avant que les maréchaux eussent pu réveiller le camp et venir au secours de leurs camarades, les Français s'étaient retirés avec leurs prisonniers dans un bois voisin, et mis à l'abri de toute poursuite. Cetle rencontre eut lieu le 21 septembre 1373 (i).
Pendant ce temps-là, le connétable et les trois frères du roi de France, les duc d'Anjou, deBerry et de Bourgogne, étaientà Paris à la disposition du roi. Ils y furent rejoints par le sire de Clisson, qui avait été mandé par Charles V, pour examiner avec lui dans un conseil privé, composé de ses trois frères et du connétable, s'il devait ou non livrer bataille aux Anglais, car disait-on , « plusieurs barons et chevaliers du royaume de France et consuls des bonnes villes murmuraient l'un à l'autre et disaient en public que c'était chose inconvenante et grand vitupère pour les nobles du royaume, où tant a de barons, chevaliers etécuyers, et de quoi la puissance est si renommée, quand ils laissaient ainsi passer les Anglais et point n'étaient combattus ; et que de ce blâme ils étaient vitupérés par tout le monde. »
Quand ses conseillers extraordinaires furent rassemblés, le roi ouvrit la séance par un exposé de la situation; puis il les pria de prêter une oreille attentive à ce qui serait dit pour ou contre, et de lui donner le meilleur conseil qu'ils pourraient. Le connétable fut appelé le premier à émettre son opinion, comme ayant été engagé dans les plus importantes affaires avec les Anglais; mais il s'excusa d'ouvrir un avis avant que les frères du roi eussent été entendus. Nonobstant sa modestie, on
(I) Froissart, liv. I, pari, n, pp. 681, 682.
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insista pour qu'il parlât le premier, et, comme il savait d'avance quel était le conseil le plus agréable à son maître, il s'exprima ainsi :
« Tous cils qui parlent de combattre les Anglais ne regardent mie le péril où ils en peuvent venir ; non que je die qu'ils ne soient combattus, mais je veux que ce soit à notre avantage, ainsi que bien le savent faire quand il leur touche et l'ont plusieurs fois eu à Poitiers, à Crécy, en Gascogne, en Bretagne, en Bourgogne, en France, en Picardie et en Normandie. Lesquelles victoires ont trop grandement endommagé votre royaume et les nobles qui y sont, et les ont tant enorgueillis qu'ils ne prisent autant nulle nation que la leur, par les grans rançons qu'ils ont prises et eues, de quoi ils sont enrichis et enhardis. Et veci mon compagnon le seigneur de Clisson qui plus naturellement en pourrait parler que je ne fasse, car il a été avec eux nourri d'enfance, si connaît mieux leurs conditions et leurs manières que nuls de nous : si le prie, et ce soit votre plaisir, cher sire, qu'il me veuille aider à parfournir ma parole. »
Le sire de Clisson, se trouvant ainsi mis en demeure de parler, et pressé d'ailleurs par le roi, appuya chaleureusement et sans hésiter la politique recommandée par le connétable et ajouta :
« A Dieu le veut, monseigneur, Anglais sont si grands d'eux-mêmes et ont eu tant de belles journées, qu'il leur est avis qu'ils ne puissent perdre ; et en bataille ce sont les plus confortes gens du monde, car plus voient grant effusion de sang, soit des leurs ou leurs ennemis, tant sont-ils plus chauds et plus arrêtés de combattre, et disent que jà cette foriune ne mourra tant que leur roi vive : si que, tout considéré, de mon petit avis, je ne conseille pas qu'on les combatte, s'ils ne sont pris à meschief, ainsi que Ton doit prendre son ennemi. Je regarde que les besognes de France sont maintenant en
grand estât et que ce que les Anglais y ont tenu par soutiennement guerrier, ils l'ont perdu; donc, cher sire, se vous avez eu bon conseil et cru, si le croyez encore.
— Par ma foi, dit le roi, sire de Clisson, je n'en pense jà à issir ne à mettre ma chevalerie ne mon royaume en péril d'être perdu pour un peu de plat pays, et de ci en avant je vous recharge avec mon connétable tout le faix de mon royaume, car votre opinion me semble bonne. Et vous, qu'en direz-vous, mon frère d'Anjou ?
— Par ma foi, répondit le duc d'Anjou, qui vous conseillerait autrement, il ne le ferait pas loyaument. Nous guerroierons toujours les Anglais, ainsi que nous avons commencé : quand ils nous cuideront trouver en une partie du royaume, nous serons à l'autre, et leur torrons toujours à notre avantage ce petit qu'ils tiennent. Je pense si bien à exploiter, parmi l'aide de ces deux compagnons qne je vois là, que dans les marches d'Aquitaine et de la haute Gascogne, dedans brief terme on pourra bien compter qu'ils tiennent peu de chose. »
Le roi fut très-satisfait de voir sa politique prudente appuyée de l'assentiment des conseillers en qui il avait le plus de confiance, et il se consola de la ruine et du pillage de ses malheureux paysans par cette déclaration de son conseil, au sujet de l'invasion des Anglais : « Laissez-les aller; par fumières ne peuvent-ils venir à votre héritage ; il leur ennuira et iront tous à néant; car quoiqu'un orage ou une tempête apparaisse à la fois en un pays, si se départ depuis et se dégâte de * soi-même. Ainsi adviendra- t-il de ces gens Anglais (i). »
En conséquence, le roi ne mit a la disposition du connétable et du sire de Clisson qu'une force de cinq cents lances, leur ordonnant de surveiller les mouvements des Anglais et d'era-
(1) Froissart, liv. 1, part, h, p. 68:!.
ployer la tactique qu'ils avaient cux-mômes recommandée. Le connétable vit que les Anglais, après avoir quitté les environs de Soissons, avaient passé devant les villes de Vertus et d'Épernay et s'étaient portés sur Châlonsen Champagne, traversant et retraversant la Marne, parfaitement pourvus qu'ils étaient d'ingénieurs et de charpentiers pour construire les ponts partout où ils les trouvaient coupés. De Châlons, ils marchèrent surTroyes, levant des contributions sur le peuple sans défense, brûlant et saccageant partout où I on résistait à leurs réquisitions. Le connétable était arrivé à Troyes avant eux, et il y trouva les ducs de Bourgogne et de Bourbon avec un corps de douze cents lances (1).
De Troyes, les Anglais marchèrent sur Sens, où un détachement de leur armée tomba dans une embuscade que leur avait dressée le sire de Clisson. A une lieue de Sens, le sire de Clisson avait placé deux cents gens d'armes, avec ordre de se replier, aussitôt que les Anglais approcheraient , sur le gros de sa troupe, fort de mille lances, qu'il avait caché sur le côté de la roule, à une lieue plus loin. Les Anglais, ayant mis en fuite le premier corps, le poursuivirent et vinrent donner tout-à-coup sur le sire de Clisson, qui sortit en bon ordre de sa retraite, attaqua les ennemis disséminés le long de la route, en tua plus de six cents et fit un grand nombre de prisonniers (î).
Tant que dura la saison d'été et tant qu'ils parcoururent les plus riches provinces de France, les Anglais eurent peu de difficultés à combattre, dans cette inutile expédition de maraudeurs, où pas une forteresse ne fut prise, pas un combat ne fut livré; mais quand, à l'approche de l'hiver, ils eurent à passer par les froides régions montagneuses de l'Auvergne, et à traverser les provinces dévastées du Limousin, du Rouergue et de TAgénois,
(1) Froissart, liv. I, part h, p. 084.
(2) D'Orronville, Vie de Louis (k Bourbon, cliap. xx.
qui avaient été ruinées par les précédentes guerres, ils se trouvèrenten face des grands fléaux d'une armée : le froid et la faim. Pour comble d'infortune, ils étaient suivis par un ennemi actif, vigilant et exaspéré, de plus de trois mille lances, qui harcelait leurs flancs et leurs derrières, taillant en pièces tous les détachements qui se séparaient du gros de l'armée, de sorte que les Anglais étaient obligés de fourrager avec tout leur monde. En conséquence, les provisions de toutes sortes devinrent si rares, qu'une fois, pendant cinq ou six jours de suite, quelques-uns des plus hauts chefs de l'armée furent sans pain; leurs chevaux moururent en si grand nombre, qu'ils en perdirent plus des deux tiers avant d'arriver à Bordeaux. Plusieurs chevaliers et écuyers moururent de froid et de faim; et messirc Edouard Spencer, connétable d'Angleterre, et d'autres chevaliers succombèrent plus tard aux maladies contractées au milieu des privations de cette marche désastreuse (4).
Avec la perte de ses soldats et de ses chevaux, avec l'insuccès complet de l'expédition, le duc de Lancastre perdit encore toute sa gaieté, car, sans aucune raison apparente, il eut une très-vive dispute avec son beau-frère et collègue, le duc de Bretagne, dispute qui finit par une séparation. 11 est probable que les troupes, dont la solde n'était payée que pour six mois, la réclamèrent avec instance et que le duc de Lancastre invita le duc de Bretagne à payer sa part de ce qui était dû aux gens d'armes. A cette demande, le duc de Bretagne répondit au duc de Lancastre qu'il savait très-bien, avant de quitter l'Angleterre, qu'il avait épuisé tous les moyens dont il disposait pour payer à ses troupes la solde qui leur était alors
(1) Froissart, liv. I, part, u, p. G87. — Guil. de Saint-André, v. 20H. — Vie de Louis de Bourbon, chap. xx, p. 420. DOrronville, qui exagère probablement les pertes des Anglais, dit que, de 16,000 combattants qui étaient partis de Odais, il n'y en eut que 8,000 qui atteignirent Brives en Limousin.
due, et qu'il n'avait pas pour le moment un seul déniera affecter à cet objet, mais qu'il était disposé à remplir toutes ses obligations, et que, si le duc de Lancastre voulait lui prêter l'argent, il le lui rendrait fidèlement.
Le duc de Lancastre répliqua dédaigneusement :
« Je prise trop peu votre dit Si gâté avez votre avoir , de ce ne m'en doit-il chaloir; mais si vous voulez être en ma troupe, ne serez pas comme le maître. Pour ce, retrayez à part, car avec moi plus ne serez. »
Le duc de Bretagne fut extrêmement blessé du langage offensant du duc de Lancastre ; il le quitta pour aller rassembler son monde qu'il trouva réduit à soixante hommes. Il partit immédiatement du camp du duc de Lancastre avec ses gens, les uns à pied et les autres sur des chevaux de charge, et, après divers incidents, il arriva sain et sauf à Bergerac. De Bergerac il se rendit à Bordeaux, où l'arrivée opportune d'une cargaison de sel venant du port de Guérande en Bretagne, cargaison qu'il réclama comme lui appartenant, le mit en état de payer ses dettes et d'entretenir sa maison pendant l'hiver. Le duc y arriva aussi vers la Noël avec les tristes débris de son armée (1).
Dans le cours de cette année, le connétable Bertrand Du Guesclin épousa en secondés noces Jeanne de Laval, fille unique de Jean de Laval, sire de Châtillon, et d'Isabelle de Tinteniac (2).
(t) Guil. de Saint-André, v. 2025-2379.
(2) Morice, Hist. de Bretagne, t. I, p. 374; et Du Chastelet, ïïist. de Bertrand Du Guesclin, p. 230. Dans un Extrait du récit de Jean Flamant, trésorier du roi, daté du 3 mai 1380, le connétable prend les titres de comte de Longuevillc, sire de Tinteniac et connétable de France. Actes de Bretagne, t. II, col. 419.