‹ Bertrand et Raton; drame en cinq actesChapitre 3 sur 116 · ACTE I · texte numérisé non relu

ACTE I

tient à cheval !. . . . c'est une princesse bien remarquable. ... ce n'est pas une femme !

La Eeine, à Koller. — C'est un colonel de chevau-légers.

Christine, à Falkenskield. — La reine-mère ! (Elle salue ainsi que son père et Gœlher.) Je me rendais chez vous, madame.

La Reine, avec étonnement. — Chez moi !

Christine. — J'avais auprès de votre majesté mie mission. . . .

Le Eeine. — Dont vous pouvez vous acquitter ici.

Falkenskield. — Je vous laisse, ma fille ; j'entre chez le comte de Struensée .... chez le premier ministre.

Gœlher— Je vous suis ; je vais lui présenter mes hommages et ceux de mon oncle, qui est ce matin légèrement indisposé.

Falkenskield. — Vraiment !

Gœlher. — Oui ; hier soir il avait accompagné la reine Mathilde sur son yacht royal ... et la mer lui a fait mal.

La Eeine. — A un ministre de la marine !

Gœlher. — Ce ne sera rien.

Falkenskield, apercevant Koller. — Ah ! bonjour, colonel Koller ; vous savez que je me suis occupé de votre demande.

La Eeine, bas à Koller. — Vous leur demandiez. . . .

Koller, de même. — Pour éloigner leurs soupçons.

Falkenskield. — Il n'y a pas moyen dans ce moment ; la reine Mathilde nous avait recommandé un jeune officier de dragons

Gœlher. — Charmant cavalier, qui au dernier bal a dansé la hongroise d'une manière ravissante.

Falkenskield. — Mais plus tard nous verrons ; il est à croire que vous serez de la première promotion, de généraux, en continuant à nous servir avec le même zèle

La Eeine. — Et en apprenant à danser !

Falkenskield, souriant.Sa, majesté est ce matin d'une humeur charmante! elle partage, je le vois, la satisfaction que nous

donne à tous la nouvelle faveur de Struensée . . . J'ai l'honneur de lui présenter mes respects.

(Il entre à droite avec Gœlher.)

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