‹ Bertrand et Raton; drame en cinq actesChapitre 4 sur 116 · CHRISTINE, LA REINE, KOLLER · texte numérisé non relu

CHRISTINE, LA REINE, KOLLER

La Reine, à qui Koller a approché un fauteuil a droite. — Eh bien ! mademoiselle, parlez. . . . Vous veniez. . . .

Chkistine. — De la part de la reine

La Reine. --De Mathilde!. . . . (Se tournant vers Koller.) Qui déjà, sans doute, dans sa vengeance. . . .

Christine. — Vous invite à vouloir bien honorer de votre présence le bal qu'elle donne demain soir en son palais

La Reine, étonnée. Moi ! . . . (Cherchant à se remettre.) Ah !. . . il y a demain à la cour. ... un bal. . . .

Christine. — Qui sera magnifique.

La Reine. — Sans doute pour célébrer aussi son nouveau triomphe. ... Et elle m'invite à y assister !

Christine. — Que répondrai-je, madame?

La Reine. — Que je refuse !

Christine. — Et pour quelles raisons?

La Reine, se levant. — Eh ! mais, ai-je besoin de vous les dire? Quiconque se respecte et n'a pas encore renoncé à sa propre estime peut-il approuver par sa présence le scandale de ces fêtes, l'oubli de tous les devoirs, le mépris de toutes les bienséances?. . Ma place n'est pas où président Mathilde et Struensée, ni la vôtre non plus, mademoiselle, et vous vous en seriez aperçue déjà, si, en vous laissant, dans l'intérêt de son ambition, comme demoiselle d'honneur dans une pareille cour, M. de Falkenskield votre père ne vous avait ordonné sans doute de baisser les yeux et de ne rien voir !

Christine, — J'ignore, madame, qui peut motiver la sévérité

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