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QUAIS, PLACES ET MAISONS CURIEUSES

de l'Abreuvoir (de la rue de Glères, le long- de la place Paris, à l'emplacement des anciens remparts). — Ainsi nommée de ce qu'elle conduisait à un endroit de la rivière favorable pour abreuver le bétail.

d'Alsace (de la rue Saint-Pierre à la rue Bersot). — Portait auparavant le nom de rue du Clos-Saint-Paul, ayant été tracée sur les terrains de cette ancienne abbaye.

d'Anvers (de la Grande-Rue à la rue des Chambrettes). — < Le 19 novembre 142 1, dit Perreciot, l'Océan franchit ses limites et couvrit de ses flots 72 villages du voisinag-e de Dordrecht en Hollande. MM. d'Emskerck, qui avaient perdu tous leurs biens dans ce désastre, cherchèrent d'abord un asile à Anvers et vinrent ensuite s'établir à Besançon.... Comme ils étaient arrivés d'Anvers, ce nom, d'une prononciation plus facile que celui d'Emskerck, leur fut donné par le peuple, ainsi qu'à la rue où ils s'étaient placés. » L'issue du côté de la Grande-Rue a été élargie en i884.

Sur un terrain qui dépendait de la propriété des d'Anvers, M. Louis de Sainte-Agathe a fait construire en 1867, d'après les plans de l'architecte Delacroix, une maison dans laquelle on a enchâssé plusieurs pierres ornées du blason aux trois harengs couronnés (voyez p. 265).

de l'Arbalète (de la place Saint-Pierre à la rue Mégevand). — Le percement de cette rue date de i58i ; on l'appelait alors la ruelle neuve de Vhostel consistorial. Elle tire son

nom actuel d'un bâtiment que la compagnie des arbalétriers avait derrière l'hôtel de ville, près de l'arsenal municipal.

d'Arènes (de la place du Pilori aux remparts). — Son nom lui vient de l'amphithéâtre ou Arènes, édifice romain auquel elle conduisait.

Hôtel de Chavirey (n° 45), bâti en 1574, par l'écuyer Claude de Chavirey, cousin du cardinal de Granvelle, et par Antoinette Grenier, sa femme, héritière de l'office féodal d'échanson de l'archevêque.

Maison n° 43, avec étage en bois qui surplombe; encadrements de fenêtres grossièrement sculptés au début du xvie siècle.

de l'Arsenal (de la place Saint-Pierre à la rue Mégevand).

— Ainsi nommée de ce qu'on la suivait pour gagner l'arsenal de la ville. Elle avait été appelée précédemment rue des Clarisses, en raison d'un couvent de cet ordre situé en face d'un de ses débouchés, puis rue de la Prison, parce que la porte de la prison d'arrêt ouvre sur cette voie.

Bacchus (place au-dessus de la rue Battant). — Ce nom lui vient d'une figure de Bacchus, sculptée en pierre par Claude Lulier, en 1579, Qm décorait une fontaine érigée sur cette place.

des Bains de Chamars (de la rue Charles Nodier aux remparts). — Ce nom rappelle les bains publics qui étaient continus au moulin de la ville et furent détruits en i834, pour faire place à une gare aux bateaux qui jvient elle-même de disparaître.

des Bains du Pontot (de la rue du Lycée aux remparts).

— Les bains qui ont fourni cette dénomination avaient reçu la leur du voisinage d'un pont servant à accéder au moulin de l'archevêque, situé à Chamars. Dans les siècles qui ont précédé le nôtre, trois noms se succédaient dans cette rue : le premier tronçon s'appelait rue des Cordeliers, en raison du couvent de ces religieux qui y était situé ; le second tronçon, qui renfermait les El lires de la Tête-Noire, se nommait rue du Dordelot ; le troisième était dit rue des Anes, comme étant le plus rapproché du moulin. Une ruelle de traverse, qui s'embranchait sur cette voie et aboutissait à l'endroit où

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s'éleva le couvent du Refuge, s'appelait rue Tire-Bourse ou Tranche-Bourse, ce qui veut dire qu'on ne la fréquentait pas sans courir des risques.

Hôtel Perreney de Grosbois (petit lycée actuel), bâti et habité par les deux personnages de ce nom qui se succédèrent dans la première présidence du parlement de Besançon, depuis 1761 jusqu'à la Révolution française.

de Battant (de la place du Pilori et de la place Claude de Jouffroy à la porte de ce nom). — La source de la Mouil-r 1ère, que les chartes appellent Fous Batendi, parce qu'elle faisait marcher une foule ou battoir, a donné son nom au quartier qui en était voisin et dont cette rue formait la principale artère. Une voie, qui se détache de celle-ci et descend vers le quai de Strasbourg-, s'appelle pour le même motif rue du Petit-Batlant.

Hôtel d'Achey, n° 11 (voyez p. 254).

Hôtel de l'abbaye de la Charité, n° 18 (voyez p. 255).

Hôtel de Champagney, n° 37 (voyez p. 249).

Dans une maison démolie de la rue du Petit-Battant, est né, le 15 juillet 1809, l'économiste P.-J. Proudhon : M. Coindre a donné l'image de cette maison dans Besançon qui s'en va (ier fascicule).

Baud (de la Grande-Rue à la rue Pasteur). — La maison d'une famille du nom de Baud, qui était originaire d'Avanne et fut anoblie au xvie siècle, a été l'origine de ce vocable. Le dernier membre de cette famille légua sa fortune, en 1669, moitié à l'hôpital Saint-Jacques et moitié au séminaire diocésain.

Beauregard (rue). — De la rue de Belfort à la rue des Docks.

Belfort (rue de). — De l'avenue Carnot à l'octroi. Suit la route qui conduit k cette ville.

Bercin (de la place Jean Gigoux aux remparts). — Encore le nom d'une famille considérable de la ville qui est devenu celui de la rue contiguë à son hôtel.

L'hôtel Bercin (rue de la Lue, n° 19, et rue Bercin) était advenu à la famille Tinseau, qui l'avait fait reconstruire. Au-dessus de la porte ménagée dans la façade antérieure à celle d'aujourd'hui, on lisait cette inscription : hvmilia . tene . 1 5 79. C'était la devise de la famille Tinseau, qui a donné

à la ville de Besançon un secrétaire d'État très distingué (celui qui a signé les capitulations avec Condé et Louis XIV), et à l'église de Nevers un évêque érudit.

Bersot, précédemment Saint-Paul (de la rue du Chateur aux casernes). — Cette rue traversait le vaste domaine de l'abbaye fondée vers 63o, sous le vocable de Saint-Paul, par l'évêque saint Donat (voyez p. 84).

Maison du Bon Pasteur (n° 48) : établissement créé en 1747 pour enfermer des filles et femmes scandaleuses; le nom populaire de cette maison était la Force.

Bersot-Saint-Pierre (rue). — Le long; des remparts, de la rue Saint-Pierre à la rue Bersot.

de la Bibliothèque (de la rue du Chateur à la Grande- Rue). — Quand elle n'était qu'une ruelle, bordée sur l'une de ses faces par l'enclos des Templiers et l'église Saint-Maurice, elle portait le nom de cette église. Son nouveau vocable lui fut imposé, en 1807, lorsque la bibliothèque de la ville s'y installa, dans une partie de l'ancien couvent des Oratoriens.

de Billon (de la rue de la Vieille-Monnaie à la rue du Chapitre). — Elle tire son nom de l'hôtel qu'y possédait l'abbaye de Buillon, ensuite d'une donation pieuse faite à ce monastère, en 1189, par Hugues de Saint-Quentin, au moment où ce chevalier allait partir pour la croisade avec 1 archevêque Thierry de Montfaucon.

des Boucheries (de la place Labourey à la Grande- Rue). — C'était là que, dès les temps les plus anciens, se faisait la plus grande partie du commerce de la viande. Les anciens actes désignent cette voie sous les noms de Vicus Macelli et de rue du Maisel, mot qui, au moyen âge, signifiait boucherie.

N° 4 : vieux logis du xvie siècle, avec pilastres et têtes de lion ; sur la porte on lit cette devise : nimivm . vbiqve . vitiosvm.

de la Bouteille (de la Grande-Rue à la rue des Granges). — Une charte de 1820 mentionne cette rue en ces termes : « Vicus a botoillier per quem itur a Grangiis ad vicum de Burgo. » Ce serait donc la rue du Bouteille)- qu'il faudrait

dire, en se souvenant qu'un officier portant ce titre existait, au moyen âge, dans la maison féodale de l'archevêque de Besançon, prince de l'Empire.

Hôtel du Bouieiller, rue des Granges, 2, et rue de la Bouteille (voyez p. 258).

de Bregille (de la rue de la Lue à la porte de ce nom).

— Cette rue conduit au pont qui relie le village de Bregille à la ville. Antérieurement à la construction du pont, le passage se faisait au moyen d'un bac qui appartenait à l'archevêque : d'où la rue s'appelait rue du Navois. Une charte de i3io la nomme Vicus Sancti-Martini, en raison de ce que l'église de Bregille était dédiée à saint Martin.

Bregille-Bersot (rue). — Le long des remparts, de la rue Bersot à la place des Jacobins.

Carnot (avenue). — Du pont Saint-Pierre à la gare.

Casenat (de la rue du Clos à la place du Palais). — Cette appellation lui vient de ce qu'elle longe l'hôtel que possédait, au xvie siècle, une famille de médecins du nom de Casenat.

Jean Casenat, médecin espagnol, s'était établi à Besançon au début du xvie siècle et y avait conquis une grande réputation Son fils Guillaume, né à Besançon le 5 octobre 15 19, occupa l'une des chaires de médecine à l'université de Dole : il avait fait sculpter pour son hôtel de Besançon, en 1565, une curieuse cheminée qui a été naguère transportée au musée de Dole. L'hôtel lui-même (rue du Clos, 25, et rue Casenat) avait été reconstruit, en 1737, d'après les plans de l'architecte Galezot pour le marquis de Sorans. Le poète Léon Dusillet y est mort en 1858. Belles boiseries sculptées. Appartient aujourd'hui à M. Estignard, ancien député.

des Casernes (place encadrée par les bâtiments militaires).

— Elle fut établie, peu de temps après la conquête française, sur un territoire couvert de vignes qui faisait partie du clos de l'abbaye Saint-Paul (voyez p. 84).

Cassotte (rue de la). — Du carrefour Denfert-Rochereau à la rue des Deux-Princesses.

Castan (square archéologique). — Voyez p. 61.

Chalezeule (rue de). - De la rue de Fontaine-Argent à la

limite du territoire; se continue par la route conduisant au village de ce nom.

du Chambrier (de la rue Rivotte à la rue Saint- Jean). — Le chambrier était l'un des grands officiers de l'archevêque, et il avait, dans son fief, le domaine éminent des maisons qui composaient cette rue.

Hôtel du Chambrier (rue Saint-Jean, n, avec arcade au-dessus de la rue du Chambrier) : cet hôtel, l'un des plus importants du quartier capitulaire, fut construit, au début du xvnie siècle, pour François Gaspard de Grammont, évêque d'Aréthuse et suffragant de l'archevêque de Besançon ; il passa ensuite au suffragant Pierre-François Hugon, évêque de Philadelphie, et fut conservé dans la famille de ce prélat ; aujourd'hui il abrite des écoles catholiques.

Champrond (de la rue Battant au quai de Strasbourg). — Les chartes du xme siècle l'appellent Viens de Chanron, ce qui était le nom d'une famille possédant des immeubles dans cette partie de la ville.

Au-dessus de la porte d'entrée d'une maison de cette rue, un individu nommé Genevois avait fait graver cette inscription : genevois . ie . suys .

SANS . ESTRE . HVGVENOT . I . 6 . 2 . 4.

du Chapitre (au pied de la citadelle). — Elle était, au moyen âge, exclusivement composée de maisons affectées à la demeure des chanoines métropolitains, maisons qui, lors du décès de chaque propriétaire, étaient adjugées, moyennant un prix fixé par le chapitre, à un nouveau chanoine.

Hôtel de la Palud (n° i) : maison canoniale construite en 1539 pour François de la Palud, grand chantre du chapitre métropolitain et abbé commendataire de Luxeuil ; son blason, surmonté de la mitre et de la crosse abbatiales, se voit, avec le susdit millésime, au-dessus de la grande porte des caves du logis. Cette maison était possédée en dernier lieu par Claude- Ignace de Franchet de Rans, évêque de Rhosy et suffragant de l'archevêque de Besançon, mort en 1810. Le propriétaire actuel est M. le comte de Jouffroy d'Abbans, petit-neveu par alliance de ce dignitaire.

Chaprais (rue des). — Du carrefour Denfert-Rochereau à la rue de Belfort.

Charles Nodier (de Chamars à la porte Notre-Dame). —

voirie. 38q

Elle a été tracée dans les jardins de Chamars, ensuite d'arrêt du Conseil royal du 6 juin 1789, rendu à la sollicitation de M. de Vanolles, intendant de la province; on lui donna le nom de rue Neuve. Comme on avait compris dans son tracé une ancienne rue qui s'appelait rue des Minimes, le public donnait volontiers ce nom à la voie nouvelle.

Hôtel de Magnoncourt (n° 7) : bâti en 1776, d'après les plans de l'architecte Bertrand, pour Claude-François Henrion, seigneur de Magnoncourt et de Roche-sur-Linotte ; appartient aujourd'hui à la famille de Longeville.

N° 9 : maison qu'avait fait construire pour lui-même, en 1775, l'architecte Nicole, auteur de l'église de Sainte-Madeleine.

N° 11 : maison du maître maçon Joseph Nodier, aïeul du littérateur de ce nom; la date de 1766 est inscrite au-dessus de la porte, et le balcon présente, avec la date 1768, le chiffre du propriétaire. Charles Nodier a passé sa jeunesse dans cette maison et y a composé ses premiers ouvrages.

Hôtel Coquelin de Germigney (n° 12) : construction interrompue par la Révolution française ; belles boiseries dans l'aile orientale.

Charmont (Grand et Petit) (de la rue de la Madeleine à la rue Richebourg-). — Ce sont deux rampes pratiquées dans la partie haute de la montagne sur laquelle repose en partie le quartier nord de Besançon. Cette montagne est appelée Calvus Nions {Mont Chauve) dans les plus anciens titres : le langage populaire a transformé Calvus Mons en Chai mont, puis en Charmont.

Au point de bifurcation des deux rampes, est l'hôtel de Jouffroy (aujourd'hui auberge du Mouton noir), résidence de Perrin Jouffroy, de Luxeuil, père du célèbre cardinal et ancêtre du marquis de Jouffroy d'Abbans, qui inventa la navigation à vapeur.

de Chartres (de la rue de la Madeleine à la porte de Charmont). — Cette rampe conduit directement au sommet du Calvus Mons. Là existait à l'époque romaine un camp militaire qui a valu à cette région le nom de Castra, en français Chastres. Par une de ces permutations de lettres, si fréquentes dans le langage populaire, le mot Chastres est devenu Chartres pour désigner la rue qui conduisait à l'ancien camp.

Chasnot (rue du). — De la rue de Belfort au passage a niveau.

Château Rose (rue du). — De la rue de Belfort à la rue de la Rotonde.

du Ciiateur (de la rue des Granges à la place de l'État- Major). — Cette rue, qui, encore au début de ce siècle, commençait à la ruelle Baron (aujourd'hui rue Moncey) pour finir à la place Dauphine (actuellement dite de l'État-Major), a été récemment diminuée, au profit de la rue des Granges, du morceau le plus nécessaire pour expliquer l'origine de son nom. En effet, c'est de Tadossement d'un des côtés de ce tronçon à un imposant massif de ruines romaines qu'est venu le nom de la rue. Ce massif est appelé, dans notre plus ancien rituel, Monticulus Capitolii; les maisons qui s'élevèrent autour de lui, dans les xne et xme siècles, sont indiquées comme assises in Capitolio, mot qui fut traduit en français par les vocables Chatol, Chatoul, Chatour et enfin Chateùr. C'est donc la rue du Capitule, et l'auteur de ce volume a établi, selon toutes les probabilités, que les grandes ruines qu'elle côtoie sont les vestiges du temple élevé à Jupiter Capitolin dans la colonie de Vesontio (voyez p. 49).

Hôtel de Marivat (n° 20) : construit en 1732, d'après les plans de l'architecte Jacques-François Blondel, pour François-Michel Petit de Marivat, commissaire-ordonnateur des guerres en Franche- Comté.

du Cingle (de la rue de la Vieille-Monnaie à la place du Palais). — Vicus Cinguli, disent les chartes du moyen âge, c'est-à-dire rue de la Ceinture, et, en effet, cette voie était l'une des limites du quartier où s'exerçait exclusivement la juridiction du chapitre.

Claude de Jouffroy (place à l'intersection du quai de Strasbourg, du quai Veil-Picard, des rues d'Arènes et de Battant et de la place du Pilori).

du Clos (de la place Saint-Quentin à la rue de la Vieille- Monnaie). — Son nom lui vient d'un clos considérable que le chapitre possédait au-dessous du palais archiépiscopal : clausum sub curia archiepiscopi situm, dit une bulle du pape Calixte II, de l'an 1120.

du Clos-Saint-Paul (de la place des Casernes à la rue Neuve-Saint-Pierre). — Cette rue, qu'une charte du xme siècle appelle Caminas lapideus, bornait l'immense clos, cultivé de vignes et jardins, qui dépendait de l'abbaye Saint-Paul et fut exproprié pour l'établissement des casernes.

de la Comédie (pourtour de la salle de spectacle). — L'architecte André Attiret bâtit pour son compte, en 1780, une moitié des maisons qui constituent ce pourtour.

Denfert-Rochereau (avenue). — De la porte de Strasbourg à l'avenue Carnot.

Deux-Princesses (rue des). — De la rue de Belfort au cimetière. Une auberge à cette enseigne existait jadis dans cette rue.

Docks (rue des). — De la rue de la Mouillère à l'avenue de Fontaine-Argent.

de l'École (de la rue de la Madeleine à la rue Marulaz). — Elle est aussi appelée rue des Prêtres. Son double vocable vient : i° de ce que le chapitre de Sainte-Madeleine avait, dans cette rue, ses écoles, qui furent un instant les seules de la ville (voyez p. 276) ; 20 de ce que les chanoines et les familiers de cette même église avaient là leurs habitations.

La maison n° 26 a remplacé l'ancienne cuverie des familiers de Sainte- Madeleine. Sur l'imposte d'une des fenêtres, on lisait une inscription attestant que cette maison avait été bâtie à leurs frais en 1564.

Écoles (rue des). — De la rue de Belfort à la rue des Jardins.

Église (rue de 1'). — De la rue de Belfort à la rue de la Rotonde.

Entrepots (rue des). — De la rue de Belfort à la rue de la Viotte (ire à partir de la gare;.

de l'État-Major (place à laquelle aboutissent les rues du Chateur, des Martelots et de la Lue). — Elle s'appelait an-

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ciennement Place du Temple, une commanderie de Templiers y avait son siège. En 1729, à la suite des fêtes données pour célébrer la naissance du Dauphin, père de Louis XVI, on l'appela Place Dauphine. Son nom actuel lui vient de ce que l'une des maisons qui la délimitent est affectée à l'état-major de la place de Besançon.

Hôtel du Maréchal de l'archevêque, devenu le couvent des Bénédictines, puis la direction du génie militaire (voyez p. 106). Hôtel de la Vicomte (voyez p. 270).

Fontaine- Argent (avenue de). — De la bifurcation de la route nationale n° 83 au 2e pont du chemin de fer de Belfort.

Fontenottes (rue des). — De la rue de la Mouillère à Bregille.

Fourier (rue Charles). — De la rue de Belfort à la rue de la Rotonde.

Gambetta (rue). — De la rue des Granges à la rue Saint- Pierre-Glères. Ouverte sur les terrains dépendant de l'ancien couvent des Annonciades.

de Glères (de la place Labourey au rempart). — C'est le nom d'une famille noble qui possédait la seigneurie de Montjoie et avait sans doute un hôtel dans cette rue. Le tronçon final de cette rue a été percé en i84q et i85o, à travers le jardin de l'ancien couvent des Carmélites (voyez p. 102).

Glères-Saint-Esprit (rue de). — De la place Paris à la rue de Glères, le long de l'emplacement des anciens remparts.

Grande-Rue (du pont de Battant à la place Saint-Quentin). — C'était la maîtresse voie par laquelle, de toute antiquité, s'effectua le passage des chars qui empruntaient le pont de notre ville pour opérer les transports commerciaux : de là son nom latin de Magnus Vicus et son nom français de Grande-Rue. Le morceau de cette voie qui était compris entre le pont et la rue de la Bouteille s'appelait, au moyen âge, rue du Bourg, du nom d'un quartier qui englobait la

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partie basse de la ville et avait été entouré de murailles par les archevêques. Le tronçon compris entre la place Saint- Quentin et la Porte-Noire, lequel longeait le cimetière de Saint-Jean-Baptiste, s'appelait, pour ce motif, rue Saint-Jean- Baptiste.

N° 10 : maison qui occupe l'emplacement de celle où naquit Jean Priorat, poète de la seconde moitié du xme siècle, auteur d'une traduction en vers français de Y Art militaire de Vègèce.

Vieille-Intendance (n° 14) : vaste immeuble possédé par la famille Veil- Picard (voyez p. 202).

Hôtel de Chevanney (n° 9) (voyez p. 262).

Hôtel Gauthiot d'Ancier (n° 13) (voyez p. 257).

Hôtel Marquis (n° 43), possédé par une famille de Besançon qui a fourni à la municipalité deux de ses secrétaires les plus capables et au Parlement des magistrats distingués; elle était connue dans ce siècle sous son titre seigneurial de Tallenay.

Hôtel d'Anvers (n° 44) (voyez p. 265).

Hôtel Wey (n° 49) : bâti en 1782, d'après les plans de l'architecte Charmet, pour Jean-Baptiste Wey l'aîné, l'un des principaux négociants de la ville, ancêtre du littérateur Francis Wey.

N° 51: maison léguée à l'hôpital Saint-Jacques par Jean-François Chandiot et par sa femme Jeanne-Anne de Bordey, morte en 1737 : cette dame avait été l'une des amies de Mlle de Scudéry.

Hôtel Terrier (n° 68) : bâti en 1770, d'après les plans de l'architecte Bertrand, pour François-Félix-Bernard Terrier de Santans, président au parlement de Besançon; appartient aujourd'hui aux héritiers du marquis Terrier de Loray.

Hôtel de Maîche (n° 74) : bâti, en 1742, pour Béat-Joseph Guyot de Bermont, seigneur de Maîche ; appartient à la famille Jeanhenriot.

Hôtel de Preigney (n° 91) : appartient à M. Ethis (voyez p. 264).

N° 80 : jolie façade ornée de rinceaux habilement traités; bâtie en 1789 sur les dessins d'Antoine Colombot.

Hôtel d'Ëtrabonne (n° 133) : bâti, en 1739, pour Jean-Jacques Pourcheresse. seigneur d'Ëtrabonne, conseiller au parlement de Besançon; la grande porte de cette maison est un chef-d'œuvre de bon goût. C'était là qu'en 1814 le brave Marulaz avait son quartier général.

Hôtel des Trois-Rois (n° 106) : appartient à la famille Parguez.

N° 122 : maison qu'avait fait bâtir pour lui-même, en 1774, l'architecte Claude-Joseph-Alexandre Bertrand, mort le 16 janvier 1797.

Hôtel de la Tour Sainl-Quentin (n° 130) (voyez p. 266).

N° 140 : maison où est né, dit-on, Victor Hugo, le 26 février 1802 : une plaque commémorative rappelle cette circonstance.

des Granges (de la place Labourey à la rue du Chaleur). — Cette dénomination rappelle une époque où Tinté-

rieur de Besançon était assez peu peuplé pour qu'on y fît de la culture. La rue qui nous occupe ayant une de ses rives formée par des maisons de cultivateurs, on l'appelait Viens de Grangiis dans une charte de 1235.

Hôtel Buson d'Auxon (n° 5) (voyez p. 261).

Hôtel Bullet (n° 21) : bâti, en 1781, pour Grégoire Bullet, professeur en théologie, neveu de l'auteur du Dictionnaire celtique. Appartient aujourd'hui à la Société la Séquanaise.

Hôtel Chiflet (n° 23) : auparavant aux Poutier de Saône; la reconstruction actuelle date des années 1734 et 1750; c'est aujourd'hui la propriété de la famille Outhenin-Chalandre.

N# 68 : maison que s'était fait construire le sculpteur Luc Breton, en

Hôtel Thiébaud (n° 74) : bâti, en 1738, pour Claude-Antoine Thiébaud, marchand de tabac, dont le fils, au moment de prendre l'habit religieux â Septfonts, en 1768, fit sculpter par Luc Breton pour Saint-Maurice, sa paroisse, les deux anges adorateurs qui ornent actuellement le maître-autel de la basilique métropolitaine (voyez p. 126). L'hôtel appartient aujourd'hui à M. Estignard.

Granvelle (de la rue de la Préfecture jusqu'à la rencontre des jardins à travers lesquels elle devra être continuée). — Ce tronçon de rue, récemment ouvert dans un morceau de l'an cien jardin des Grands-Carmes, a été appelé, en 1873, rue Granvelle, en raison de sa proximité avec la promenade de ce même nom.

Grateri (de la place Marulaz aux remparts). — Dans les additions au Discours de Perreciot, il est dit que cette rue « a pris son nom de la nature même du sol sur lequel elle est établie. Nos laboureurs nomment grateri un terrain en pente couvert de pierrailles et qui, à raison du peu de profondeur de la terre végétale, n'est susceptible d'être cultivé qu'en le grattant. »

Helvétie (avenue d"). — De la porte de Strasbourg- à la gare de Morteau.

Industrie (rue de Y). — De la rue de Belfort (2e à partir de la gare) à la rue de la Viotte.

VOIRIE. OQ.>

des Jacobins (place située entre la rue Rivotte et les remparts). — Établie au commencement de ce siècle, sur le sol de l'ancien jardin des Dominicains ou Jacobins, on l'appelait généralement place aux Veaux, en raison de ce que le marché hebdomadaire de ce menu bétail s'y tenait. En 1871, elle a été cédée à l'administration de la guerre pour l'établissement d'écuries militaires.

Jacobins-Bregille (rue des). — Le long- des remparts, de la rue de Bregille à la place des Jacobins.

Jardins (rue des). — De la rue des Docks au passage à

niveau dit de la Pernotte.

Jean Gigoux (place située entre la rue de la Lue et celle de Rivotte). — Cette place, appelée précédemment Place des Maréchaux, est située non loin de la porte par laquelle les chariots de la montagne entraient en ville, en grand nombre, avant l'établissement des chemins de fer; là s'étaient groupés plusieurs ateliers de maréchaux ferrants. Le maréchal de l'archevêque, dont l'hôtel n'était pas bien loin de là, avait autorité sur ces industriels et percevait un droit à l'occasion du premier ouvrage de chacun d'eux. Au siècle dernier, on donnait plus volontiers à cette place le nom de Place aux Veaux, parce que le marché au menu bétail s'y tenait ; elle reprit son nom de Place des Maréchaux dès que ce marché fut transféré sur une place voisine, formée au commencement de notre siècle avec l'ancien jardin des Dominicains. — Par une délibération en date du 11 novembre 1879, le conseil municipal de Besançon donna à cette place le nom du peintre d'histoire Jean Gigoux, né, le 8 janvier 1806, dans la maison qui fait angle avec la rue du Mont-Sainte-Marie, nom qu'elle a conservé depuis. Une plaque commémorative de cette naissance fut inaugurée le i3 août suivant.

Labourey (place où se trouvent les marchés). — Depuis la Révolution cette place était nommée place de l'Abondance. Auparavant on l'appelait Place Neuve, et antérieurement Place du Puits du Marché. Mais le peuple ayant continué à

la surnommer Place Labourey, en mémoire de ce qu'une partie du terrain qu'elle occupe résulte de la confiscation judiciaire, faite en 1618, de l'immeuble d'un assassin nommé Barthélémy Labourey, ce dernier nom a été consacré par une récente délibération municipale.

Hôtel d'Arvisenet (n° 12) : bâti, en 1742, pour le marquis Antoine- François d'Arvisenet, seigneur d'Auxanges et d'Auxon, mort à Besançon doyen du parlement le 3 août 1753 ; il avait été appelé à Turin pour travailler au nouveau code que le roi de Sardaigne voulait donner à ses sujets.

Liberté (place de la). — A la jonction des rues de Belfort, de la Liberté et des Deux-Princesses.

Liberté (rue de la). — De la rue de Belfort à la rue de la Cassotte.

Lorraine (rue de). — Ouverte récemment sur les terrains dépendant de l'ancienne abbaye de Notre-Dame de Battant, de la rue Proudhon à la rue d'Alsace.

du Loup (de la rue Pasteur à la rue du Lycée). — C'est le sobriquet d'un individu habitant cette ruelle qui a valu à celle-ci ce singulier vocable. En 1.575, elle s'appelait encore ruelle des Cordelièrs.

de la Lue (de la place de l'État-Major à la place Jean Gigoux). — Cette rue aboutissait à un terrain qui, par une exception rare au moyen âge, se trouvait exempt de toute redevance féodale. La terre franche s'appelait, au moyen âge, Allodinm, Alleu : de là le nom de Quadrivius Allodii, ou carrefour de l'Alleu, donné, par une charte de 1298, au terrain qui nous occupe et que représente actuellement la place Jean Gigoux ; de là aussi le vocable de rue de F Alleu devenu par corruption rue de VAllue, puis rue de la Lue, appliqué à la voie débouchant sur ce terrain.

Hôtel du Châtelet (n° 9). Sur ce terrain, qui provenait de la famille d'Orsans, dont avait hérité son père, Ferdinand-François-Florent, marquis du Châtelet, colonel d'infanterie, fit rebâtir cet hôtel d'après les plans de l'architecte Galezot, en 1742 L'hôtel appartint ensuite à Claude-Théophile- Joseph Doroz, le dernier procureur général près le parlement de Besançon.

VOIRIE. OQ7

Durant le premier quart de ce siècle, il fut la propriété de la baronne d'Iselin, née de Grammont, que son excentricité avait rendue populaire.

du Lycée (de la rue Pasteur à la rue Poitune). — Suivant que notre grand établissement secondaire s'appelle Collège ou Lycée, la rue prend l'un ou l'autre de ces vocables. Cette rue avait eu deux noms juxtaposés : depuis la rue Pasteur, alors rue des Chambre ttes, jusqu'à la rencontre de la rue Saint-Antoine, elle s'était appelée rue de Chaînais, puis rue du Collège: de là jusqu'à la rue Poitune, c'était la rue des Béguines. « On voit, dit Perreciot, dans des titres des xme et xive siècles, que plusieurs de ces béguines appartenaient aux principales familles de la ville ; elles conservaient, comme nos hospitalières, la propriété de leurs biens, ce qui me persuade qu'elles n'étaient point engagées par des vœux solennels. »

Hôtel de Lavernette (n° 3) : façade reconstruite en 1789, d'après les plans d'Antoine Colombot, pour le comte de Lavernette ; appartient aujourd'hui à M. Jacquin, imprimeur.

de la Madeleine (de la rue du Pont à la rue de Chartres). — Ce n'est que de nos jours qu'on lui a donné ce nom, qui est celui de la paroisse du quartier nord de la ville. Antérieurement elle s'appelait rue de Char mon t.

N° 2 : grande maison de la première moitié du xvme siècle, avec pilastres de divers ordres d'architecture et jolis détails sculptés : c'était le chapitre de Sainte-Madeleine qui l'avait fait construire.

Hôtel de Soye (n° 6).

Mairet (de la promenade Granvelle au pourtour du théâtre). — Cette rue ne fut longtemps qu'un passage ou treige (trajectusj, que l'on appela longtemps le Point-du-Jour, parce qu'il desservait une maison publique d'où ceux qui y passaient la nuit sortaient dès la pointe du jour. On nomma ensuite cette ruelle cul-de-sac Colin. Enfin, lors de l'élargissement de cette voie, en 1809, la municipalité, qui en faisait l'un des débouchés du théâtre, la dédia au poète bisontin qui, suivant Voltaire, « apprit aux Français les règles de la tragédie et mit le théâtre en honneur. »

des Martelots (de la place de l'État-Major à la rue Victor

Hugo). — Le vieux nom de cette rue était rue de Damjean, en latin Vicus dominijohannis, et ce seigneur Jean, qui vivait au milieu du xne siècle, était surnommé Matellanus ou Maltalant. Ce surnom passa à ses descendants, mais en se déformant au point de devenir Martelot.

Hôtel de Camus (n° 2) : bâti en 1782, d'après les plans de l'architecte Bertrand, pour Béatrix-Antoine-Ignace, marquis de Camus, président au parlement. Le plafond du grand escalier est décoré d'une peinture à fresque d'Alexandre Chazerand, qui a pour sujet la Justice.

Marulaz {place et rue, entre la rue d'Arènes et la porte de ce nom). — Ce vocable a été décrété en 1862, sous l'administration du maire Clerc de Landresse, qui voulut ainsi perpétuer la mémoire du brave défenseur de Besançon en 1814. — Antérieurement, la rue s'appelait rue du Péteur : Vicus de Postico, rue du Putuz, disent les chartes du moyen âge, dénominations qui rappelaient que sur cette voie s'ouvrait, à l'époque romaine, celle des portes de l'amphithéâtre que l'on nommait Porta Postica (voyez p. 74). — La place portait anciennement le nom de Saint-Jacques, un hôpital sous ce vocable y ayant existé jusqu'à la fin du xvne siècle; depuis, une caserne pour l'artillerie ayant succédé à l'hôpital, la place s'était appelée Place de V Artillerie.

Mayence (de la rue Battant au quai de Strasbourg-). — C'est à un chirurgien-barbier du xvie siècle, appelé Michel Mayence ou Moyance, que cette ruelle doit son nom. Antérieurement, elle s'appelait rue de Velay.

Le débouché de cette ruelle sur le Doubs confinait au logis patrimonial des Bonvalot, famille de la mère du cardinal de Granvelle. Ce logis était flanqué d'une tour, et l'une des fenêtres de celle-ci portait en tête le blason des Bonvalot : ce fragment est déposé au musée des antiquités de la ville.

Mayet (de la rue des Granges à la rue Neuve-Saint-Pierre). — Cette rue fut percée en i6o3 : son nom actuel est celui d'un jardinier qui l'habitait.

Mégevand (rue) (de la rue Pasteur à celle de la Vieille- Monnaie). — C'est le nom actuel, depuis 1898, de la rue

Saint- Vincent, ainsi nommée de l'abbaye de Saint-Vincent fondée en io83, et dont l'église est aujourd'hui paroissiale sous le vocable de Notre-Dame (voyez p. i48). Még-evand était un réfugié suisse qui a créé à Besançon, dans les bâtiments de l'abbaye, le premier atelier d'industrie horlog-ère.

N° 1 : maison dont la porte est surmontée d'une inscription gothique datée de 1^28, au nom de messire Guy de la Rue, prêtre, titulaire de l'une des chapelles de l'église des Clarisses, situées en face du domicile de cet ecclésiastique.

Hôtel Michotey (n° 18) : ancienne propriété du président au parlement Michotey, qui fut un des protecteurs des arts et un ami des lettres; cette maison a, dans le jardin qui la termine, une sorte de temple rustique fait avec des coquillages et des stalactites ; appartient aujourd'hui à M. Drouhard.

Hôtel Belin (n° 47) : bâti dans l'ancien potager du palais Granvelle qu'avait acquis le conseiller Belin, en 1709, cet immeuble arriva, par succession, aux Petitbenoît de Chaffoy. L'administration révolutionnaire y établit la première fabrique d'horlogerie. L'Empire y installa le général d'Aboville, titulaire de la sénatorerie du Doubs. L'abbé de Chaffoy, revenu de l'émigration, y vécut jusqu'à sa promotion à l'évêché de Nimes. La succursale de la Banque de France y eut son premier siège. Aujourd'hui, cet hôtel appartient à la ville, qui y loge le lycée de jeunes filles.

Moncey (de la rue des Granges à la Grande-Rue). — Avant son élargissement, en i84o, elle s'appelait la ruelle Baron, nom d'une famille qui y avait été propriétaire. Son nom actuel résulte d'un hommag-e que la municipalité a voulu rendre à l'un des plus illustres lieutenants de Napoléon Ier.

N° 2 : maison où naquit, en 1772, Charles Fourier, créateur de l'école phalanstérienne.

du Mont-Sainte-Marie (de la place Jean Gigoux à la rue Victor Hugo). — Ainsi nommée de ce que l'abbaye du Mont- Sainte-Marie, dans les montagnes du Doubs, y possédait un hôtel (n° 3).

Morand (de la rue des Granges au square Saint- Amour). — Tracée dans les terrains de l'hôtel et du jardin Saint- Amour, en i864, cette rue fut dédiée au général comte Morand, né à Montbenoît (département du Doubs), l'un des meilleurs généraux de division des armées du premier Hmpire.

des Morts (de la rue d'Arènes à la rue de l'École). — Cette ruelle borde le chevet de Sainte-Madeleine : c'était par là qu'on introduisait les morts dans les charniers de cette importante église.

de la Moltllère (de la gare de Morteau à l'avenue Carnot).

du Moulin (de la rue Rivotte aux remparts). — Cette rue conduisait à un moulin dont le chenal faisait une île du terrain de Rivotte. Ce moulin, qui était la propriété du chapitre métropolitain de Saint-Jean, est ainsi désigné dans une bulle du pape Léon IX, en io4q : Molendinum insulœ urbis quœ dicitur Ripa.

des Moutons (de la rue de Chartres à la rue Richebourg). — Cette ruelle, que l'on gravit par des escaliers, a tiré son nom dîme famille de vignerons qui y habitait.

Neuve-Saint-Pierre (de la rue des Granges au pont de fer). — Ouverte en 1400, à travers des jardins, elle ne fut longtemps qu'une ruelle 'dont le nom changeait avec celui du propriétaire des immeubles qu'elle côtoyait. C'est ainsi qu'elle s'appela successivement Despotots, Henry, Vezet et Chiflet. Son nom actuel date de i842, époque à laquelle on l'élargit pour servir d'avenue au nouveau pont de fer.

de l'Orme de Chamars (de la rue Mégevand à Chamars). — Ce nom lui vient d'un arbre remarquable qui était situé à l'entrée du vieux Champ-de-Mars.

Palais (place occupée par le principal réservoir des eaux d'Arcier). — Le nom de cette place lui vient de ce que le palais des archevêques y avait son entrée principale (voyez p. i93).

Hôtel Bonvalot (voyez p. 253).

Paris (place située derrière la halle aux blés). — Elle s'appela Place du Saint-Esprit, comme étant contiguë à l'hospice de ce nom, jusqu'en i865, époque à laquelle le conseil municipal, qui venait de réunir au musée archéologique les anti-

quités léguées à la bibliothèque, en 1819, par l'architecte Pierre-Adrien Paris, voulut dédier à ce bienfaisant artiste une place voisine du bâtiment où sont les musées.

Paris (rue). — De la rue de Glères à la rue du Saint-Esprit.

Pasteur (auparavant rue des Chambrettes) (de la Grande- Rue à la rue Mégevand). — Anciennement nommée Viens de Foro, en souvenir du Forum romain dont elle recouvre les restes (voyez p. 69) ; elle tira ensuite son nom de rue des Chambrettes des chétives maisonnettes qui la bordaient au moyen âg-e et étaient dans le domaine du bouteiller de l'archevêque : camerœ buticularii domini archiepiscopi, dit une charte de 1256. Un morceau de cette rue, celui qui est compris entre le débouché de la rue d'Anvers et la rue de l'Orme de Chamars, s'appelait rue des Ursules, en raison d'un couvent d'Ursulines qui s'y était construit en 1618 (voyez p. io3). La dénomination de rue Pasteur, destinée à honorer le plus grand savant de notre époque, date de 1896.

Hôtel de Rosières (n° 6), aujourd'hui annexé à la Vieille-Intendance : construit en 1789, d'après les plans d'Antoine Colombot, pour le président au parlement François-Gabriel, marquis Chappuis de Rosières.

Hôtel Porcelet (n° 8) (voyez p. 256).

Hôtel d'Hennezel (n° 10) : famille de Lorraine qui avait acquis la seigneurie de Beaujeu en Franche-Comté; l'un de ses membres devint lieutenant du roi à Besançon vers 1753.

Hôtel Chassignet (n° 12) (voyez p. 269).

Pater (rue du). — De la rue de Belfort à la rue de l'Église.

du Perron (de la rue Ronchaux à la rue Charles Nodier). — C'est vraisemblablement d'un arbre monumental que cette rue a tiré son nom. En effet, une charte de 1273 l'appelle viens qui diei/ur du Perrier: elle devrait donc se nommer aujourd'hui rue du Poirier. Elle fut élargie au XVIIIe siècle au détriment de l'enclos des bénédictins de Saint-Vincent.

N° 2 : Le 25 janvier 187 1, au premier étage de cette maison, le général Bourbaki, désespéré de l'insuccès de son expédition de l'Est, se tira dans la tempe gauche un coup de pistolet qui fut comme le dernier soupir de la guerre à outrance (voyez p. 35).

Hôtel de Courbouzon (n° 18) : bâti, en 1744, pour Claude-Antoine Boquet, baron de Courbouzon, conseiller, puis président au parlement de Besançon, premier secrétaire perpétuel de l'Académie de cette ville; appartient aujourd'hui à la famille de Terrier-Santans ; boiseries sculptées exceptionnellement belles.

Hôtel de Fleury(n'> 26) : bâti en 1757, d'après les plans de l'architecte J.-C. Colombot, pour Claude-François Renouard, comte de Fleury-Villayer, grand maître des eaux et forêts au département des deux Bourgognes, de la Bresse et de l'Alsace; appartient aujourd'hui à la famille Droz des Villars.

du Pilori (place devant l'église de la Madeleine). — <' C'est, dit Perreciot, à un instrument de punition que la petite place du Pilori doit son nom : un pilori est une cage mobile qu'une légère impulsion fait pirouetter sur son axe et qui renferme une espèce de carcan formé de deux pièces de bois, ajustées l'une sur l'autre, entre lesquelles sont des trous pour passer la tête et les mains du coupable qu'on expose à la risée publique. »

Poituxe (delà Grande-Rue à celle du Lycée). — Elle doit son nom à un seigneur du Poitou qui s'était fixé à Besançon dans la seconde moitié du xiie siècle. Ce personnage, appelé Henricus Pictavinus dans une charte de 1 181, est qualifié, dans un document de 1189, Henricus de rue Petuene. Le vocable rue Poitune signifie donc en français moderne rue Poitevine.

du Pont (de la rue Battant au Pont). — Sa situation explique suffisamment le nom qu'elle porte.

Port. — Cette désignation est commune à la plupart des ruelles embranchées sur les rues parallèles au Doubs et descendant perpendiculairement vers cette rivière. Dans ce cas sont les ruelles suivantes :

Port Chavirey (de la rue d'Arènes au Doubs). — Cette ruelle longe le vieil hôtel de la famille de Chavirey et en a tiré son nom (voyez p. 384). Antérieurement la ruelle s'appelait Port Grenier, du nom d'une famille qui possédait l'office héréditaire d'échanson de l'archevêque et dont l'héritière, Antoinette Grenier, épousa Claude de Chavirey, cousin du cardinal de Granvelle.

Port Citeaux (de la rue d'Arènes au Doubs). — Il était contigu à l'hôtel que l'abbaye de Citeaux possédait à Besançon.

Port au Clerc (de la rue Foitune au Doubs). — C'est le nom d'une famille qui a donné plusieurs membres au gouvernement municipal de Besançon. En 1681, ce bout de ruelle s'appelait Port des Chapeliers.

Port de la Fontaine (de la rue d'Arènes au Doubs). — Il conduisait à une source où les habitants du quartier puisaient de l'eau.

Port Galliot (de la rue d'Arènes au Doubs). — C'est le nom d'une famille qui avait là son habitation et qui, dans la seconde moitié du xvie siècle et le commencement du siècle suivant, fournit un président au parlement de Dole et deux secrétaires d'État a la commune de Besançon. Avant le bâtiment des Galliot, cette descente sur la rivière s'appelait le Port Grosclerc.

Port Mayeur (de la place de l'Abondance au Doubs). — Portas majoriez Bisuntina, disent les chartes du moyen âge, en raison de ce que cette ruelle faisait communiquer la mairie féodale de Besançon avec la rivière du Doubs. — Sur cette mairie féodale, voyez p. 11.

Port Nayme (de la rue Poitune au Doubs). — Il s'appelait anciennement Port au Vicomte, pour le motif qu'il était peu éloigné du primitif hôtel de la Vicomte (voyez p. 270). On le trouve encore nommé Port des Cordeliers, parce qu'il était contigu au couvent de ces religieux. Il fut englobé, en 1670, dans une maison que construisit Antoine-François Najmie, et c'est à cette circonstance qu'est dû son nom actuel.

Port Perrot (de la rue d'Arènes au Doubs). — Encore un nom de famille devenu celui d'une ruelle.

Port du Saint-Esprit (de la place Paris au Doubs). — Ce passage, aujourd'hui fermé, est situé derrière le chevet de l'église du Saint-Esprit ; il s'appelait originairement Port d'Hauterive.

du Porteau (de la rue Charles Nodier aux remparts). — Rue ainsi nommée de ce qu'elle aboutissait à un petit port sur la rivière, qui a été muré par les fortifications.

Préfecture (de la rue Charles Nodier à la Grande-Rue). — Par un arrêt rendu au conseil d'État, le 20 juin 1769, le roi ordonna qu'il serait ouvert une rue de traverse dans la ville de Besançon, pour aller en droite ligne de la rue Saint- Vincent à la rue Neuve. Cette percée, faite dans les jardins de l'abbaye de Saint- Vincent, fut commencée en 177.3 : la voie publique qui en résulta prit d'abord le nom de rue de Traverse. On l'appela pourtant quelquefois rue de l'Intendance, quand le palais dont elle était l'avenue eut été construit. Elle fut continuée, en 1782, jusqu'à la Grande-Rue, par l'élargissement de la ruelle qui séparait le Palais Granvelle du couvent des Carmes; mais ee morceau supérieur conserva long-

temps le nom distinctif de rue des Carmes. Sous la Restauration, l'ancienne rue de Traverse fut dénommée rue Monsieur, pour rappeler que le comte d'Artois (Charles X) avait passé quelques jours à la Préfecture en 1814. Depuis i83o, elle a pris le seul nom qui lui convienne.

Hôtel de Valay (n°; 19) : construit d'après les plans d'Antoine Colombot pour MUeS Pétremand de Valay; occupé aujourd'hui par la succursale de la Banque de France ; magnifiques boiseries.

Hôtel Isabey (n° 21) : bâti en 1774, d'après les plans d'Antoine Colombot, appartient aujourd'hui à M. Paul Bretillot.

Hôtel du bureau des finances (n° 22) : construit en 1778, d'après le plan de l'architecte Bertrand, pour le bureau des finances qui, depuis sa création en 1771, occupait l'hôtel d'Oliver, appartient aujourd'hui à M. Boysson d'École.

Hôtel Gavinet (n° 29) : bâti, en 1777, pour le commissaire des poudres Gavinet, d'après les plans de l'architecte Antoine Colombot; appartient aujourd'hui à M. Poulet, négociant.

Proudhon (delà rue Neuve-Saint-Pierre à la rue Saint-Paul, actuellement rue Bersot). — Cette rue, ouverte en 1864 dans le jardin Saint-Amour, a été prolongée, en 1874, à travers les jardins des Dames de Battant pour déboucher dans la rue Saint-Paul. Elle a reçu le nom du jurisconsulte, originaire de Chasnans (dép1 du Doubs), qui fonda et soutint longtemps la réputation de la Faculté de droit de Dijon.

de la Raye (de la rue de la Lue à la rue des Jacobins- Bregille). — Une charte de 1846 l'appelle Ruheta per quant itur à la Rave. Cette Raye était un ancien fossé des fortifications romaines de la ville. L'abbaye Saint-Paul y avait fait planter des vignes : de là vient que ce terrain est fréquemment appelé dans les actes la Raye-Saint-Paul .

Repos (rue du). — De la rue des Deux-Princesses à la rue de l'Église. Ainsi nommée parce qu'elle longe un des côtés du cimetière.

Richebourg (de la rue du Petit-Charmont à la porte de ce nom). — Appelée Viens de Chielou dans une charte de 1291, elle prit, au xvie siècle, le nom d'un orfèvre, originaire de Coutances en Normandie : de là cette fausse tradition que la rue

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qui nous occupe tenait son nom des orfèvres et changeurs qui l'habitaient et en avaient fait un riche bourg.

Rivotte (de la porte de ce nom à la place Jean Gigoux). — Au xnie siècle, elle avait pris le nom de rue des Jacobins, un couvent de Saint-Dominique s'y étant élevé en 1224 (voyez p. 89). Depuis le commencement de ce siècle, elle a retrouvé son nom des vieux âges, nom qu'elle devait à sa situation près d'une île, aujourd'hui soudée à la terre ferme, qui s'appelait Ripa, Ripeta, Riveta, actuellement Rivotte.

Roxchaux (de la Grande-Rue à la rue Mégevand). — Ce nom lui vient d'une famille noble qui possédait la seigneurie de Ronchaux, près de Quingey, et a fourni plusieurs dignitaires au chapitre métropolitain de Besançon.

Rotonde (rue de la). — De la rue du Chasnot au chemin de fer.

Sachot (de la rue de Vignier à celle du Petit-Charmont).— Cette rue, dit Perreciot, « offre un exemple frappant de l'altération que les noms propres subissent dans la bouche du peuple. Cette rue, appelée, dans les anciens titres, Viens Sescalli, parce que le Séchai (gérant des affaires) du chapitre de Sainte-Madeleine y demeurait, est nommée Viens de Saichat dans une charte de l'an 1269; aux siècles suivants on l'appelait rue de Sachot. »

Saint-Amour (place et square). — C'est le centre d'un quartier neuf, bâti, en 1864, sur l'emplacement de l'hôtel et du jardin des comtes de La Baume-Saint-Amour, héritiers des Granvelle (voyez p. 246). Cet immeuble, confisqué par mesure révolutionnaire, était entré en 1798 dans la dotation des enfants assistés ; l'administration des hospices le vendit, en 1862, à la ville, et celle-ci le revendit en détail à des particuliers, en se réservai]! le terrain nécessaire pour tracer deux rues et une place publique.

A l'une des extrémités du square, on a inauguré en 1896 un buste en bronze du contre-amiral Devarenne, né à Besancon.

qOÔ BESANÇON.

Saint-Antoine (de la rue Pasteur à celle du Lycée). — Ainsi nommée d'un établissement hospitalier qui y existait (voyez p. 88).

Saint-Cànat (impasse qui ouvre sur la rue de Chartres). — C'est encore un remarquable exemple des tortures que le populaire fait subir aux dénominations territoriales : en effet, le vocable de cette ruelle paraît dériver du nom d'une ancienne famille de Cin quant. On l'a appelée aussi rue Cabet, du nom d'une autre famille qui y eut plus tard sa résidence.

du Saint-Esprit (de la place Labourey à la place Paris). — Cette rue longe l'église de l'ancien hôpital du Saint- Esprit.

S ai nt- Jean (rue de la place Saint-Quentin à la rue du Chapitre). — C'est l'ancienne rue Saint-Jein-Baptiste, prolongée au delà de la Porte-Xoire, par la rampe qui conduit à la basilique de Saint-Jean l'Évangéliste et décrit un demi-cercle autour de l'une des absides de cette église.

N° 2 : arcatures gothiques du xive siècle, avant appartenu à Tune des anciennes dépendances du palais archiépiscopal.

Hôtel Boitonset (n05 3 et 5) : jolie maison canoniale de style Louis XV, reconstruite dans la première moitié du xvme siècle pour le chanoine François Boitouset, mort en 1742; appartient aujourd'hui à M. Haldy.

Saint-Jean (place située en face de l'archevêché). — Cette place résulte de la démolition, en 1704, de l'église paroissiale dédiée à saint Jean-Baptiste, édifice qui s'était logé dans les ruines du théâtre de la ville romaine. D'importants vestiges du théâtre antique ayant été mis au jour en 1870, on refouilla le sol de la place, et celle-ci fut transformée en un square archéologique (voyez p. 62).

Saint-Pierre (de la rue des Granges à la Grande-Rue). — L'église Saint-Pierre, longée par cette rue, est encore l'une des principales paroisses de la ville (voyez p. i3q).

Saint-Pierre (place située entre l'église de ce nom et l'hôtel de ville). — Alors qu'elle était le cimetière de l'église dont

elle porte le nom, la commune y tenait déjà ses assemblées générales. Depuis la suppression de ce cimetière, et surtout depuis la reconstruction de l'église, elle est devenue le Forum moderne de Besançon.

Saixt-Pierre-Glères (rue). — Le long des remparts, de la rue de Glères à l'extrémité de la rue Saint-Pierre.

Saint-Quentin (place en retrait sur le haut de la Grande- Rue). — Cette place fut commencée en 1445 et terminée en i5i2 : on abattit, pour rétablir, un certain nombre de maisons qui relevaient du chapitre métropolitain. Comme le terrain ainsi déblayé avoisinait la petite église dédiée à saint Quentin, la place nouvelle prit également ce vocable.

Cette place a reçu (janvier 1896) le nom de place Victor Hugo.

Sainte-Anne (de la rue du Perron à la rue Charles Nodier).

— Ce nom lui vient d'une chapelle que Jean Blanchetête, citoyen de Besançon, y fit construire en l'an i557, sous l'invocation de la mère de la Vierge. Auparavant la rue s'appelait rue Notre-Dame, parce qu'elle menait à l'ancienne église de Notre-Dame, située près de la porte de la ville qui a retenu ce nom.

Hôtel de Clévans (n° 4).

Hôtel Querret (n° 7) : construit en 1781, d'après les plans et pour l'habitation de Querret du Bois, ingénieur des ponts et chaussées, auteur d'une carte et d'un répertoire topographique de la province de Franche-Comté.

de Strasbourg (quai d'amont de la rive droite du Doubs).

— Construit en 1864 et nommé alors Quai Napoléon, il fut débaptisé à la suite du 4 septembre 1870 et dédié à la place de guerre qui soutenait alors un siège contre les Prussiens.

Thiémanté (de la place Marulaz à la rue d'Arènes). — Quand on saura que cette rue s'appelait au moyen âge liremante ou Viremanté, c'est-à-dire lieu où l'on ne va qu'en se cachant sous un manteau, on devinera aisément quel genre d'industrie s'y exerçait.

Anciens quais (rive droite du Doubs)

Vauban (quai sur la rive gauche du Doubs). — Construit de i6q2 à 1695, d'après les idées de l'illustre ingénieur dont il reçut le nom, il s'appelait, avant le commencement de notre siècle : d'une part, quai Poitun jusqu'au port Nayme, et, depuis cet endroit jusqu'aux remparts, quai des Cordeliers; d'autre part, quai des Boucheries jusqu'au port Mareur, et de cette ruelle aux remparts, quai du Saint-Esprit.

Veil-Picard (quai d'aval de la rive droite du Doubs). — Commencé en 1878, à l'aide d'une libéralité de 220,000 fr.

voirie. 4oo

faite par Adolphe Yeil-Picard, il a reçu le nom de ce bienfaiteur de la ville (délibération du i3décembre 1879). — Adolphe Veil-Picard, mort à Besançon le icr novembre 1877, a concouru aux œuvres d'intérêt public par une série de libéralités dont la somme dépasse 700,000 fr.

Victor Hugo (de la place Saint-Quentin à la rue du Mont- Sainte-Marie). — Nommée ci-devant rue du Rondot-Saint- Quentiiu tout à la fois parce qu'elle décrivait une courbe et qu'elle confinait à une chapelle dédiée à saint Quentin, dont le revenu, au temps de l'omnipotence des archevêques, consistait dans la succession des étrangers qui mouraient à Besançon et qui étaient réputés aubains ou pèlerins. Cette rue ayant un de ses débouchés en face de la maison où, dit-on, est né Victor Hugo, le conseil municipal a voulu, en lui donnant le nom de ce poète, « perpétuer le souvenir de la naissance à Besançon de l'un des plus puissants génies de ce siècle » (délibération du 3 mars 187g).

de la Vieille-Monnaie (de la rue Mégevand à la rue de Billon). — C'était là que les archevêques et le chapitre métropolitain avaient leur hôtel des monnaies ; on avait inscrit, en 1443, sur la porte de cet édifice : C'est l'ostel de la monnoye appartenant a l'Église de Besançon. La monnaie des archevêques, appelée estevenante {stephaniensis) parce que le bras de saint Etienne en décorait une des faces, ne cessa d'avoir cours qu'en i537, époque où la municipalité, en vertu d'un diplôme de Charles-Quint, put frapper des pièces d'un meilleur aloi. La partie inférieure de cette rue, bornée par la rencontre de la rue du Clos, s'appelait rue de Courtefontaine; le prieuré de ce nom y possédait un hôtel.

Hôtel de Crécy (n° 3) : bâti, en 1744, pour le comte de Crécy, dont le fils, né cette même année à Besançon, fut député de la sénéchaussée de Ponthieu aux États généraux et à l'Assemblée nationale.

de Vignter (de la place Marulaz à la rue de la Madeleine). — Dans les bulles du xne siècle qui énumèrent les propriétés du chapitre collégial de Sainte-Madeleine, on voit que la rue

située en chevet de cette église aboutissait, d'un côté, au manse de Vernier [mansus Vernerii). C'est ce mot Yernier qui est devenu par corruption Vignier.

Viotte (rue de la). — De la gare à la rue du Chasnot.

Vittel (rue de). — De l'avenue de Fontaine-Argent à la rue de la Cassotte. Ouverte en 1890 sur des terrains appartenant à M. Buffet, originaire de Vittel (Vosges).

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