‹ Besançon et ses environs. Nouv. éd., complétée et mise a jourChapitre 55 sur 119 · ANCIEN GRENIER DE LA V1LLL · texte numérisé non relu

ANCIEN GRENIER DE LA V1LLL

Dans les temps, encore peu éloignés de nous, où l'extrême difficulté des transports ne permet?. it pas aux

arrivages de compenser immédiatement l'insuffisance des récoltes, les villes étaient obligées d'être prévoyantes en faisant des approvisionnements de blé. La municipalité de Besançon eut longtemps ses greniers dans le troisième corps de logis de l'hôtel de ville, audessus des magasins voûtés qui servaient d'arsenal.

Ancien

la ville

Mais quand la conquête française eut imposé à la ville une nombreuse garnison de militaires, dont l'alimentation devait être assurée, les vieux greniers devinrent insuffisants. A la requête de l'intendant Charles de la Neuville, la municipalité consentit à faire les frais d'un bâtiment affecté au remisage des grains. Le plan en fut donné par Jean-François Charron, professeur de mathé-

manques, et la première pierre posée par l'Intendant le 12 octobre 1720.

Ce bâtiment devant être construit sur un terrain fréquemment submergé, il fallut le faire reposer sur un système de pilotis. Sa construction fut achevée en 1726; elle revint à plus de 200,000 livres. En revanche, on peut dire du monument qu'il ressemble plus à un palais qu'à un magasin. Les locaux du rez-de-chaussée et du premier étage sont voûtés, et ceux du second étage sont pavés de dalles : l'escalier qui les dessert a une grande allure; sa balustrade en fer date de 1746.

Cet édifice est occupé actuellement par l'Ecole d'hor-

logerie.

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