ABATTOIR
Dans le vieux Besançon, il n'y avait que deux locaux affectés au débit de la viande : la boucherie du Bourg et celle de Saint-Quentin. Les divers bouchers y possédaient des bancs, qui se transmettaient de père à fils et dont la ville héritait quand il ne se trouvait personne de la famille pour continuer le métier. Au fond de chacune de ces boucheries était la tuerie : les animaux y étaient égorgés sous les yeux de la clientèle. La grande boucherie du Bourg subsiste encore, telle qu'on l'avait reconstruite en 17 16, pour l'encastrer dans le quai Vauban.
Ce fut seulement en 1833 que la ville fit édifier, au fond de la rue d'Arènes, un bâtiment spécial pour abattre les bestiaux : les plans en avaient été donnés
par l'architecte Marnotte. Mais, en même temps que ce local ne suffisait plus, le transfert de l'abattoir devenait une nécessité résultant du projet de création d'un nouveau quai.
En 1875, il fut décidé qu'un abattoir et un marché couvert .au bétail seraient établis dans les jardins de Canot : l'architecte Delacroix dressa les plans et devis de cet ensemble, et les travaux furent adjugés en avril 1877. Au cours de l'exécution, les données primitives furent considérablement modifiées : le projet de 1875 prévoyait une dépense de 80,800 francs; les travaux supplémentaires firent monter cette dépense à un million. Le nouvel abattoir fut terminé en 1879 J ^ a été malencontreusement placé au débouché du pont qui relie la promenade de Chamars au quartier de Canot.