DEPOT D'ÉTALONS
Sous l'ancien régime, il y avait dans la province de Franche-Comté quatorze gardes-haras qui étaient en même temps médecins vétérinaires : chacun d'eux avait une circonscription à gérer au point de vue de l'entretien et du service des quatre cent trente-huit étalons entretenus pour la Franche-Comté ; ils étaient surveillés par des inspecteurs. La dépense relative à ce service était, en 1778, de 94,634 livres par an pour la totalité de la province, et de 38,635 livres pour la portion de territoire qui a formé le département du Doubs.
En 1805, le gouvernement, voulant procurer « la
« restauration et l'amélioration de la race des chevaux « comtois, » mit à Besançon un dépôt d'étalons qui fut placé dans l'ancien couvent des Dominicains. Les étalons durent être répartis pour la monte sur différents points des départements du Doubs, du Jura et de la Haute-Saône.
En 183 1, le dépôt fut enlevé de Besançon, transporté provisoirement à Pontarlier, puis installé, en 1836, à Jussey (Haute-Saône).
En 1849, le conseil général du Doubs réclama le retour de cet établissement dans l'ancienne capitale de la Franche-Comté, et prit l'engagement de pourvoir à son installation nouvelle. A cet effet, le département fit l'acquisition de l'ancienne fonderie de la Butte : l'appropriation en fut immédiatement faite, et le dépôt y fonctionne depuis 1852. Sa circonscription comprend toujours les trois départements de l'ancienne Franche-Comté.