‹ Bex et ses environs;Chapitre 19 sur 30 · NANT · texte numérisé non relu

NANT

Voici une véritable course pour dames, l'une des plus charmantes, l'une des plus faciles qu'on puisse faire. On monte à Frenières, puis aux Plans et à Pont de Nant, où l'on n'est plus qu'à une petite heure des chalets de Nant, qui sont au fond de la vallée, à peu de distance des parois de rochers sur le bord desquelles vient mourir le glacier des Martinets. C'est une course faite exprès pour les personnes qui n'ont pas l'habitude de marcher; elles n'ont qu'à se faire conduire en voiture jusqu'à Pont de Nant. Le reste n'est qu'une promenade, qu'elles pourront faire à cheval, si bon leur semble.

On se rappelle qu'à Pont de Nant la vallée de l'Avançon se bifurque (voir pag. 180). L'embranchement le plus considérable est celui qui s'ouvre à droite , dans la direction de la Dent de Morcles. C'est une vallée profonde , serrée entre les formidables rochers du Muveran et les escarpements d'un chaînon secondaire qui part de la Dent de Morcles et vient mourir entre les Plans et Pont de Nant. Le chemin remonte tranquillement cette vallée, en traversant d'abord les longues et riches pelouses de Pont de Nant ; puis il s'engage dans une forêt coupée de clairières et de torrents ordinairement à sec. Des blocs énormes ont été déposés par les avalanches à droite et à gauche du chemin. La plupart sont couverts de rosage et

d'autres plantes alpines; pour peu qu'on s'écarte du chemin, sur la gauche, on trouve la forêt tapissée de mousses- épaisses et toujours fraîches. Si on lève les yeux, on voit les parois du Muveran. véritable fouillis de pics entassés les uns sur les autres jusqu'à une hauteur vertigineuse. L'effet en est surtout grand le matin , lorsque les rayons du soleil , glissant obliquement sur les parois du précipice , n'en éclairent que les saillies.

Il est peu d'endroits où Ton puisse se faire une plus juste idée de ce que sont au premier printemps les avalanches des hautes Alpes. Elles partent des réservoirs supérieurs, où le vent amasse la neige, se précipitent par les couloirs qui sillonnent la montagne du haut au bas, et viennent mourir au bord de l'Avançon, après une chute de 1500 à 2000 mètres. Ce sont elles qui ruinent les forêts du vallon et entassent le long du chemin ces blocs dont plusieurs ont les dimensions d'une maison respectable. Il vaut la peine d'aller voir le vallon de Nant, en avril ou mai, immédiatement après la chute des avalanches, lorsque les neiges dont elles ont rempli les couloirs sont encore chargées de débris, de quartiers de rocs, de mottes de terre empelotonnées, de sapins triturés. Mais il faut se garder d'y aller trop tôt.

Quand on a remonté la forêt dans toute sa longueur, on débouche sur le pâturage de Nant , dont les chalets sont situés sur la gauche, au pied d'un petit bois de sapins, qui les abrite. On s'y rend en flânant et en regardant beaucoup moins le chemin que le cirque de rochers et de cimes dont on est entouré. La scène a perdu une partie de son intérêt depuis une

vingtaine d'années. Le glacier des Martinets s'avançait jusqu'au bord même du haut rocher qui ferme le vallon; de brillantes cascades ne faisaient qu'un saut du glacier jusqu'au pied de ces parois, et il tombait très fréquemment des quartiers de glace jusque sur le gazon ; aujourd'hui, le glacier a reculé de plusieurs cents pas ; les ruisseaux qui s'en échappent se traînent sur une longue moraine, avant de se précipiter en cascades moins pures et moins riches, et il y a longtemps qu'il n'est plus question de chutes de glace. Le pâturage d'ailleurs s'est fort encombré de débris et le contraste n'est plus aussi frappant entre la verdure de la prairie et la nudité des remparts qui la protègent. Les rochers seuls n'ont rien perdu de leur majestueuse grandeur, ni les lignes des sommets de leur sévère beauté. On n'est pas très haut, 1512 mètres ; mais on se sent bien au cœur des Alpes. Un orage passager , avec quelques coups de tonnerre , ne sera point mal venu de ceux qui ne s'effraient pas trop de ces sortes d'accident. Il serait difficile de trouver une symphonie plus grandiose que celle que fait entendre parfois cet orchestre d'échos rangés autour de la prairie.

Gomme détail curieux, j'indiquerai un énorme bloc, posé sur la pelouse, au bord du chemin , un peu avant d'arriver aux chalets. Le dessus en est plat et tout semé de cailloux, qui y sont tombés de la même manière que sur le pâturage, c'est-à-dire qu'ils ont roulé avec les avalanches, et que, la neige venant à fondre , ils se sont trouvés tout doucement déposés sur cette pierre qui mesure trois hauteurs d'homme. On observe le même phénomène sur presque tous les autres

blocs à face supérieure plate qu'on rencontre dans le vallon, et l'on peut ainsi se faire une idée des fabuleuses quantités de neige qui s'y entassent chaque année.

Pour terminer la promenade de Nant, on peut s'accorder le plaisir de pousser une pointe jusqu'aux chalets de la Chaux, situés de l'autre côté de l'Avançon, sur une esplanade, qu'on devine aux mouvements du terrain. Ces chalets sont à 1793 mètres au-dessus de la mer, c'est-à-dire 281 mètres plus haut que ceux de Nant. La montée est d'environ une heure, et peut se faire à pied ou à cheval. On traverse la prairie dans sa longueur, en inclinant sur la droite, et en passant comme l'on peut les ruisseaux qui tombent du glacier. En temps ordinaire, ils sont aisés à franchir. Au fond du vallon, on trouve un chemin bien marqué, qui zigzague quelque temps dans un pierrier, puis incline à droite pour gagner l'esplanade de la Chaux en longeant le dessus d'une pente ardue, couverte d'aulnes et de saules. On y jouit d'une vue complète du Muveran, de la base au faite, ainsi que de toutes les sommités qui lui font cortège, jusqu'à la Dent de Morcles. Le point de vue n'est peut-être pas aussi pittoresque, aussi propre à tenter et à défier le crayon que du fond même de la vallée ; mais il est plus dégagé, et il n'est pas d'endroit d'où l'on puisse mieux observer ce groupe de montagnes. Les piétons peuvent prendre pour la descente un petit sentier qui abrège beaucoup , en s'engageant dans une ravine un peu au-dessous du chalet. Il suffira qu'un berger en indique l'entrée.

Si l'on a du temps et si l'on ne craint pas les courses un peu fortes, on peut tenter un retour d'un autre genre, par le col

des Dents Rouges et l'Alpe d'Ausannaz. Les Dents Rouges sont deux petites dents, dont Tune, celle de gauche, a la forme d'une tourelle et à peu près la couleur de la brique. On les voit perpendiculairement au-dessus des chalets de la Chaux, qu'elles dominent de 300 mètres environ. Entre ces dents et la haute pointe gazonnée des Savoneires, se trouve un passage où conduit un petit sentier , impraticable pour les chevaux, d'ailleurs sans aucun danger et très facile à trouver ; on va le prendre au haut du pâturage , en montant droit devant soi. Arrivé sur l'arête , on peut s'amuser à gravir la première des Dents Rouges, ou, si l'on préfère , la pointe des Savoneires (2310 m.) , d'où la vue est beaucoup plus belle encore , mais dont les pentes sont longues et très escarpées. Puis, quand on a assez considéré les horizons rapprochés ou lointains , on tourne le dos au vallon de Nant, et l'on descend par des rampes monotones , avec ou sans chemin , jusqu'aux chalets d'Ausannaz , qu'on a devant soi , à 400 mètres plus bas. Ces chalets , où l'on est trop heureux de se rafraîchir, forment un groupe extrêmement pittoresque, sur un monticule qui coupe en deux les avalanches. De là, on continue à descendre jusque tout au bas du pâturage, où l'on trouve , à droite, un sentier qui s'engage dans la forêt , et conduit rapidement aux Plans ; il n'est pas tracé avec beaucoup de luxe ; mais une fois qu'on l'a, on ne peut plus se tromper ; l'essentiel est de n'en pas manquer l'entrée , que les bergers peuvent montrer du seuil des chalets. La course des Plans à Nant et la Chaux , avec retour aux Plans par le col des Dents Rouges, est d'environ six heures , toutes haltes déduites.

Avant de quitter la vallée de Nant, j'indiquerai un autre point de vue qui n'est guère connu que des personnes qui font l'ascension du Muveran, et qui tentera peut-être les jeunes gens au pied leste, s'ils ont deux ou trois heures à perdre, ou plutôt à bien employer, Le pâturage de Pont de Nant est dominé d'une immense paroi de rocher, du haut de laquelle les montagnards précipitent leur foin dans la vallée (voir page 182). Le point de vue en question est précisément au sommet du rocher , à plus cle 400 mètres au-dessus de la vallée. On y monte par un petit sentier , qui tourne la paroi par la gauche , abordant la pente un peu au-dessus du chalet adossé contre le rocher. Quoique mal tracé et assez abrupt, le sentier est partout distinct , excepté dans un très petit îlot de pâturage, où il se perd comme cela arrive presque toujours en pareil cas; mais avec un peu d'attention et en inclinant à gauche, on ne tardera pas à le retrouver. Un peu plus haut, on sortira décidément de la forêt, pour aborder un pâturage en pente et couvert de débris, au bas duquel est situé le chalet de la Larze. De là , on continue à monter , ayant à main gauche la paroi du Muveran , à main droite la lisière de sapins qui couronne le bord supérieur des rochers de Pont de Nant et en masque les précipices. Le point à atteindre est une esplanade très en vue, tout au haut delà combe pierreuse dans laquelle on est engagé. La grimpée est assez rude; mais quand on arrive sur cette étroite terrasse , on a vite oublié les fatigues du chemin. Ajoutons que les pentes de la Larze, surtout celles qui s'abritent sous les sapins , au-dessus des chalets , sont un des rares endroits de la contrée où il soit encore possible de faire en plein mois

d'août d'assez riches bouquets de rosage. On y trouve les trois espèces répandues dans les Alpes suisses , le ferrugineux , le velu et T intermédiaire. On peut descendre par le côté opposé, en s'engageant sur les pentes qui regardent Nant ; mais elles sont coupées de quelques bancs de rochers, et on fera bien de ne pas s'y lancer à l'étourdie.

LA VAKE.

Cette promenade fait le pendant de la précédente, mais elle est plus pénible. On suit le même chemin jusqu'à Pont de Nant, où l'on prend la vallée qui s'ouvre à gauche. Pendant un bon quart d'heure le chemin est facile, malgré quelques torrents qui le coupent et le ruinent ; mais bientôt on arrive au bas d'une forte rampe, qu'il remonte en obliquant à gauche jusqu'à une paroi de rochers dont il longe les bases. Encore un coup de collier, une sorte d'escalier à gravir, et l'on atteint un premier étage, en forme de bassin, où se groupent les chalets du Richard. Cette montée est assez rude ; mais il ne manque pas de détails intéressants pour en rompre la monotonie. On remarquera entre autres la manière étrange dont les couches des rochers, à main droite, sont tordues et repliées sur elles-mêmes.

Le Richard est désert pendant six à sept semaines, en juillet et en août; il faut, pour trouver les troupeaux, gravir une rampe nouvelle, et gagner le vallon de la Yare. Le chemin que suivent les chevaux fait un grand lacet à droite ; un sentier monte directement au milieu des quelques mélèzes qui verdoient sur

la pente. Chemin et sentier se rejoignent à peu de distance d'un ruisseau , dont le lit est obstrué de blocs sans nombre ; puis on gravit un large couloir pierreux, par une sorte d'escalier ruiné, et Ton entre, comme par une porte naturelle, dans le vallon de La Vare.

Toute cette montée, qui est d'une heure et demie à partir de Pont de Nant et mesure 519 mètres de hauteur verticale, peut se faire à cheval, malgré quelques pas assez ardus.

Le vallon de la Yare se prolonge une lieue durant, entre les rochers d'Argentine et les parois du Grand Scex. Les chalets, rangés sur deux lignes parallèles, sont à l'entrée. Moins hermétiquement fermé que celui de Nant et dominé de cimes moins fières , il est cependant plus alpestre encore. On est plus haut (1779 mètres) ; on respire un air plus léger, on se sent plus loin du monde, et comme perdu entre les rameaux tortueux des hautes arêtes entrecroisées.

Le plus joli moment est celui où les troupeaux reviennent du pâturage pour la traite du soir, entre quatre et cinq heures après midi. Ils arrivent par le fond plat du vallon , chassés par deux ou trois bergers, qui poussent de grands cris pour faire avancer les retardataires. C'est toute une population de vaches noires, rouges, tachetées, la plupart portant clochettes. Elles viennent sans se hâter, les unes broutant au passage une dernière touffe , d'autres s'arrêtant pour brâmer, pendant que les génisses capricieuses se lancent à fond de train , la queue en l'air, et se donnent le plaisir d'un joyeux temps de galop. Arrivées à deux jets de pierres des chalets, elles se trouvent en présence d'une espèce de mare boueuse, où les plus étour-

dies pataugent à l'envi, tandis que le gros du troupeau se serre pour exécuter un défilé en bon ordre par l'étroit sentier qui longe le pied des rocs. Elles arrivent une à une, et vont droit à leur étable, qu'il n'y a nul besoin de leur montrer. Chacune connaît son chez-soi. Il semble que tout ait été calculé pour donner plus de vie à cette scène alpestre, la forme du vallon, la mare devant les chalets, le petit sentier, et jusqu'à l'espèce des troupeaux. On dit que les vaches de Sphwyz, avec leur manteau gris-brun , leurs membres déliés , leur fine encolure et leurs formes classiques , sont de beaucoup supérieures à nos races de la Suisse occidentale, qui ont le manteau varié des vaches de la Gruyère. Cela peut être vrai , si on les compare une aune; mais jamais troupeau de Schwyz n'égaya la montagne autant que celui de La Vare, et ne fit au chalet une aussi joyeuse rentrée.

Après une flânerie plus ou moins prolongée dans cette romantique solitude, il ne reste qu'à descendre. Les chevaux et leurs cavaliers prennent le même chemin que pour monter. Les piétons ont l'avantage de pouvoir doubler l'intérêt de la course, en choisissant l'une ou l'autre des deux voies de retour que nous allons indiquer.

Par les Outans. — Les Outans sont une grande prairie, de forme à peu près triangulaire, qui s'adosse au Muveran et qu'on voit fort bien des Plans. Les vaches de La Vare la broutent en été, et l'on a fait à leur usage un bon sentier, filant à peu près à plat au-dessus des escarpements qui dominent le Richard. On le trouvera sans peine , moyennant une rapide reconnaissance. Arrivé au sommet des Outans , après une

traversée de vingt minutes environ, on fera halte sur l'herbette pour regarder tour à tour le vallon des Plans , qui de nulle part n'est plus gracieux, et le glacier de Plan Névé, logé dans une anfractuosité du Muveran , d'où il extravase et précipite sur la pente ses masses hérissées et brillantes , véritable cataracte de glace , qui vient mourir au haut d'interminables moraines. Les jeunes gens pourront s'accorder le plaisir d'une promenade au glacier; les botanistes préféreront la moraine, où l'on trouve la jolie pensée du Mont-Cenis (Viola cenisia), et l'anémone fraise (Anémone baldensis). Cette dernière espèce , qui est assez rare , abonde dans les environs d'un bloc pointu , debout comme une pyramide , et qu'on appelle la Pierre à Voir, à cause d'un ruisseau qui filtre dessous et qu'on entend sans le voir.

Pour descendre des Outans, on a deux chemins qui se séparent vers le bas de la prairie, au lieu dit la Meule des Outans, parce qu'on y entasse chaque année une meule de foin, dont on trouvera au moins les traces. L'un s'engage immédiatement à droite, sur une corniche, et conduit en quelques minutes au Richard. Le second continue à descendre le pâturage , pour gagner le Pont de Nant par la Corne des Outans ou Corne aux Chèvres. Les deux chemins sont également pittoresques et sans danger, sauf peut-être pour l'imagination, ce qui est un attrait de plus. On admirera en passant des rochers dont les couches ont dû se livrer clans un temps fabuleux à des contorsions plus fabuleuses encore.

Par Sur champ et Bovonnaz. — Cette voie de retour est plus longue que la précédente, dont elle forme le pendant

naturel de l'autre côté de la vallée. Le beau temps est indispensable, non-seulement pour jouir de la vue , mais pour se diriger.

Le point à atteindre est la partie supérieure de l'arête de Bovonnaz, arête verte, mouchetée de sapins , qui tombe du Lion d'Argentine et se prolonge au-dessus des Plans. Il faut d'abord contourner par devant la colline dite de Caufin, entre les chalets de La Vare et les masses d'Argentine. C'est ce qu'on fait en suivant un sentier très marqué, qui file à plat, puis descend doucement à l'entrée de la vallécule située de l'autre côté de la colline , et où des chalets, dont on voit encore les ruines, s'abritaient autrefois. On la traverse, en laissant à 200 mètres au-dessous de soi, à gauche, les chalets du Richard, puis on s'engage obliquemment sur les pentes qui tombent d'Argentine. Le sentier, coupé d'écorchures, se perd plus d'une fois: mais si le temps est clair, on ne manquera pas la bonne direction. On longe . par le dessus, un banc de rochers blancs et polis . et l'on vise le plateau dit de Surchamp , qui est formé par la plus haute terrasse de l'arête d'Argentine à Pont de Nant. Il faut passablement monter pour l'atteindre ; dès qu'on y est . on découvre un bon sentier, qui traverse dans toute sa largeur une combe très inclinée, sillonnée de lits de ruisseaux, et qui conduit en vingt minutes à l'arête de Bovonnaz, où l'on flâne à son aise , aussi loin qu'on veut, jusqu'à ce qu'il vous prenne fantaisie de descendre d'un côté ou de l'autre.

Les deux points les plus intéressants sont le plateau oie Surchamp , d'où la vue est particulièrement dégagée sur le

Muveran, et l'arête de Bovormaz, qui domine au loin les campagnes vaudoises, jusqu'au lac Léman et au Jura.

On peut descendre sur Gryon ou Frenières par les chalets de Bovonnaz, ou sur les Plans, par les nombreux petits sentiers qui sillonnent la pente à main gauche. Le moins ardu passe par le grand chalet du Cheval blanc, sous le roc de FEcuelle, et descend aux Plans par la petite vallée qui y tombe d'Argentine. On le voit fort bien du plateau de Surchamp, ainsi que le chalet du Cheval blanc, abrité sous son rocher.

A partir de Pont de Nant, la course de La Yare et retour par le chemin aux chevaux , ne prend pas plus de trois heures, les haltes déduites. Le retour par les Outans allonge d'une demi-heure. Par Surchamp et Bovonnaz et retour aux Plans, il faut compter cinq heures ; il en faut cinq et demie ou six pour gagner Frenières ou Gryon.

Page 1