PION
Son nom, en sanscrit, est padata ou valica, qui, aussi biert que son nom persan piada, signifie simplement fantassin. Les Arabes changèrent ce mot en baidach. En Chine, son nom est ping. En l^rance, au moyen âge, on le nommait poannet, paonnier, paonne oipaxn. Rabelais, dans son Bal de la quinte, appelle les pions nymphes, d’autres auteurs garçons ou garçonnets.
Dans l’échiquier chinois, les pions sont au nombre de cinq, ils se placent sur la quatrième ligne, devant le Roi, les Mandarins ou Eléphants et les Chars.
Dans notre échiquier, ils sont au nombre de huit.
Leur marche est d’un pas en avant ; ils prennent en oblique sur les premières cases en avant; ils ne peuvent jamais reculer, et arrivés à la huitième bande, ils deviennent dame.
VARIÉTÉS. 265
Les auteurs qui se sont occupés particuliérement du jeu des pions sont :
Philidor, dans son Analyse.
Le comte Bjissy d’Anglas, dans la Partie des pions : sur le jeu et la valeur de ces pièces dans les différentes positions, travail imprimé dans le Paluméde, 1 837, p. 1 7 à 24, et dans la tiéyence, 1849-aO; il est très-curieux, la plupart des recueils d’échecs en ont fait mention.
Le major Jaenisch, Mémoire sur le principe des pions considéré comme principe fondamental du jeu des échecs, impr. dans le Palaméde, 1844.
Chez les Indiens, lorsque le pion atteint la derniôro bande du jeu, il devient Fou, Cavalier,Tour ou Reine, selon la case oïl il est parvenu ; mais il ne peut arriver à cela que si la pièce adversaire a été prise ; autrement, on tient le pion en réserve, jusqu’à ce que la pièce que l’on a envie de faire soit retirée du jeu.