‹ Bibliographie clérico-galanteChapitre 129 sur 152 · LE COCUAGE CATHOLIQUE · texte numérisé non relu

LE COCUAGE CATHOLIQUE

Doté ce pos. e dou douteux, Tertul lien, Papologiste concis et éloquent, on. rencontre, jusqu’au x1re siècle, des prosateurs et” des poètes qui décochent, en passant, plus d’une se pointe plus où moins. acérée, contre les maris =. | trompés, mais il était réservé aux écrivains du XII au XVII siècle d’ériger presqu’en système littéraire ce qu’on peut appeler la pan cocualienne, l’ironie cornue à tous les deorés et dans tous Jes : genres. [l n’y à pas un sirvente, be

Canson, un mistère, un roman de chevalerie, etc. quin ait sa bourde cocufante et cocuñée. On ne peut lire une page, même dans les sermonnaires, sans se heurter à toutes sortes de cornes. Oui, les orateurs chrétiens Menot, Maillard, etc., se. donnent, du haut de la chaire de vérité, le ph de jeter à la tête des maris, dans les plaisanteries | les plus grossières et souvent les plus obscènes, les cornes les plus brutales et les moins s cho Le . Le rire gaulois, frondeur et e . ces temps de sonore et large gaité, était tellement dans les mœurs ie tout le monde : riait de cet accident

a ai rép in ones pour n'être pas instruit

ee quels discours malins le Mariage expose.

fe sçai que c’est un texte où chacun fait sa glose:

. Que des maris trompez, tout rit dans HER Epigrammes, Chansons, Rondeaux, Fables en vers, ‘Satire,;: Comédie, et sur cette matières 14 ( Jar vu tout ce qu ’ont fait la Fontaine et Molière, Jai lu tout ce qu'ont dit Villon et Saint Gelais,

Arioste, Marot, Bocace, Rabelais,

Et tous ces vieux recueils de satires naïves

Des malices du sexe. immortelles archives.

BoiLAU, Sat. À

Jen ne cite pas les conteurs ae qui ont “és le genre leste: Beroalde de Verville, Boc- Cace Bembo, Rabelais, Bonaventure des Périers: : Cho 1er, Arétin, CEA Fontaine, Grécourt, Voi- senon, Casti, etc. : ; ils sont trop connus ct trop | souvent cités pour avoir besoin de les faire entrer dans cette Bibliographie. C’est dans leurs œuvres = immortelles, qu’aprés les avoir lues et relues, on croit toujours lire pourtant pour la première fois, qu’ on trouvera les traits les plus piquants, les - aventures les plus gauloises, en un mot, les cornes les plus gaies, les plus bouflonnes et les plus spirituelles. Le théâtre avec Jodelle, Gaultier Garguille, Molière, Montfleury, Colle... gaie la scène des allusions les plus vives et les “phase cruelles, sur les maris jaloux et trompés..

De: François + jusqu” a Marie-Antoinette, F exemple ou plutôt l'usage de tromper les maris € Lee rire, tombait de nes haut lieu, pour que

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la littérature qui, d'ordinaire a les mœurs de son temps, ne s’encornât pas et ne rit pas autant qu’elle entendait rire et qu’elle voyait.encorner. # Celui qui a plus d’esprit que Voltaire et que les AE | autres, tout le monde, portait des cornes, c’était ‘ donc une nécessité que la littérature en portât. Les livres suivent les mœurs et les mœurs ne suivent pas les livres. Ce n’est donc ni Rabelais, ni Molière, ni V. Hugo, qui ont fait les mœurs de leur siècle, c’est leur siècle qui a fait celles de leurs livres. Un auteur peut être cocu, cela se voit tous les jours, mais cela ne prouve pas que. ses contemporains ou que ceux qui le liront, le soient ou puissent le devenir. ; Les mœurs, de la fin du xvi au xvire siècle, étant des plus légères et des plus scandaleuses, il n’est pas étonnant que le caractère dominant de + la littérature soit léger, frivole et galant. Aussi | l’heureux temps des cornes! Un amant fasait si naturellement partie des nécessités de cette société dissolue, qu’il y avait moins de déshonneur à avoir un rival que de ne pas en avoir. Une femme à soi, bien à soi et rien qu’à soi, quel ridicule! Qu’avait donc cette femme, ou plutôt quelle femme avait donc ce mari pour ne pas être honoré d’un rival? Les puissants principalement étaient admis à l’honneur d’être de grands cocus et au plaisir d’en faire, et les bourgeois, les | petites gens, au ridicule de payer dans leurs ‘+ femmes les complaisances des cocus titrés. Oui, “ il y avait des degrés dans l’honneur et dans la honte du cocuage, une échelle, pourrait-on dire, des cornes; si un duc était cocu, de par le roi,

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