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moiselle sa femme. Si la façon de ses cornes n’est pas la même, il n’en aura pas moins pour : cela. Qu'importe la manière de les faire ou de
les mettre, si ce sont toujours des cornes. On
proscrit comme dangereuses et impures les meilleures pages légérement saupoudrées de sel gaulois de nos auteurs anciens et on laisse passer, avec un certain sourire voluptueux, ces innombrables éditions qui proménent partout leur immoralité savante et rouée. Je crains moins, je l’avoue, Justine du marquis de Sade, Pimmoralité - ordure faite livre, que les Fanny, les filles Elisa, les Mademoiselle Giraud ma femme, les Nana, etc., qui courent les rues, qui fonl trottoir, provoquant adolescents, jeunes filles, hommes, femmes, vieillards; elles sont à la portée de toutes les mains et de toutes les bourses. Ne lit pas qui veut les obscénités célèbres, marquées par la loi: un savant ou un amateur riche peuvent seuls se payer ce plaisir et cette curiosité. Mais tous, depuis la fillette la lèvre encore humide d’une goutte de lait maternel, la jeune mére penchée près d’un berceau, jusqu’à la matrone courant après une première illusion et le vieillard risquant une espérance libertine sur sa derniére dent, tous se pâturent de cette littérature habilement faisandée et savamment ravigotée par les X. Montépin, les Belot, les Zola, les Feydeau, les Champfleury, les de Goncourt, etc. Le livre moderne n’est pas ouvertement et
franchement immoral, ce serait un bien, ils ne
sont pas si bêtes et ils connaissent mieux leurs intérêts, ceux qui triturent et qui exploitent leur
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