‹ Bibliographie clérico-galanteChapitre 82 sur 152 · U LA · texte numérisé non relu

U LA

94 HEISTERBACH — HÉLIODORE.

du temps, ou la Défense du royaume de Coquetterie, s. n. Paris, Danglois, 1659, in-12 (Mise de Pompadour, n° 1952).

— LA PuceLce d'Orléans, trag. (5 act. en pr.) selon la vérité de l’histoire et les rigueurs du théâtre, s. n. Paris, F. Targa, 1642, petit in-12 (Soleinne, 15 fr.).

— SAINTE CATHERINE, trag. (5 act. v.) sur la copie impr. à Ces Ch.-El. Mangeant, 1650, in-4. — Rouen, Besongne, 1700, in-12 [Mise de Pompadour, n° 924). — Troyes, s. d., in-12.

— Traité de la nature des Satyres, Brutes, Monstres et Démons,

1627, in-8.

— ZÉNOBIE, reine de Palmyre, trag. en pr. Paris, À. Courbé, 1647, .

in-4 (Mise de Pompadour, n° 926).

HEISTERBACH (Césaire), moine de l’ordre de Citeaux.

— ILzusTrIuM miraculorum et historiarum memorabilium libr. XII ante annos fere 400 à Ces. Heisterbachensi conscripti. Col.- Agripp.sumpt. Arn. Mylii, 1591, in-8 (cat. L'Escalopier, n° 1396).

Cet ouvrage contenant 735 chapitres, et le récit de presqu’autant de miracles accomplis sous les yeux de l’auteur, a été composé pour nourrir la piété des novices soumis à la direction du bon moine. Sans compter les diableries scabreuses qui sura-. bondent dans ces naïfs récits, citons ces deux échantillons pour la nourriture de la piété des futurs moines : Heïsterbach leur conte comment le soleil se partagea un jour en trois morceaux et comment les diables passèrent toute une nuit à jouer à la paume avec l’âme d'un écolier qui avait dit du mal des moines de Citeaux.-

L'édition la plus ancienne a été publiée à Nuremberg en 1481. Les curieux ne recherchent que les éditions anciennes, car on a eu soin de purger les modernes, des miracles trop étranges. L'Espagne catholique, malgré sa grande foi naïve et peu scrupuleuse, a mis cet ouvrage à l'index.

HÉLAINE (l'abbé).

— Les Amaxs vertueux, ou Lettres d'une jeune dame, écrites de la campagne à son amie à Londres, ouvr. trad. de l'anglais, s.n. Paris, Costard, 1774, 2 part. in-12.

Traduction supposée pour moins effaroucher la censure et voiler davantage la paternité littéraire de l’abbé.

HÉLIODORE, évêque de Tricca en Thessalie, né à. Emèse en Phénicie, vivait sous Théodose le Grand.

— Hgrioport æthiopicæ historiæ, libri X. Bâle, 1534, in-4. — Paris, 1596, in-8. — Lyon, V° de Harsy, 1611, in-8. — Paris, 1619, in-8. — Strasbourg, 1798, 2 vol. in-8. — Paras, 1804, 2 vol. in-8 (édition la plus estimée). — Strasbourg, 1806, 2 vol. in-8.

HENNEBERT — HISTOIRE. 95 Traductions françaises !

— Histoire éthiopique, traictant des loyales et pudicques amours de Théagènes et de Chariclée (trad. d'Amyot). Rouen, 1538, petit in-8. — Paris, 1547, 1549, 1559, in-fol. —- Paris, 1553, in-8. — Paris, 1560, 1570, 1575, 1584, 1588, 1589, 1612, 1616, inA16. — pie 1623 et 1626, in-8, fig. — Au 1803, 3 vol. in-12. — Paris, 1805, 2 vol. in-8. — Paris, 1822, 2 vol in-8. — Paris, 1823, 4 vol. in16.

Bayle a réfuté ce conte absurde d’un synode, qui avait forcé Héliodore à brüler lui-même son roman. Quand on commet l’heureuse faute de produire une œuvre littéraire, qui mérite, par la naïveté des caractères, la vérité de la passion, le naturel des situations et l'élégance du style, d’être comparée, à tout ce que la Grèce a donné'de plus beau en ce genre, on a droit même à l’indulgence d’un synode. « Hinc, dit Commelin, nemo, qui modo CNET est, si semel id legere caperit, de manibus deponere potest, antequam absolverit. »

HENNEBERT (l'abbé. Henri).

— Du PLaisir ou du moyen de se rendre ne par l'abbé H. Hennebert. Lille, 1765, 2 vol. in-12, fig. (cat. Laporte, 1873, 3 MP} -

Cet abbé se permet sur le plaisir et les moyens de se rendre heureux des détails tellement théologiques, que pour ne pas classer cet ouvrage parmi les livres Libres, nous préférons le dire théologique.

HERSENT (Charl.), prêtre de l'Oratoire, docteur de Sorbonne , chanoine de l’église de Metz, prédicateur , mourut au château de Lar goue, en nie après 1660.

— La PASTORALE saincte, ou Paraphrase du Cantique des Cantiques, selon la lettre et selon le sens allégorique et mystique (5 act. en pr.), avec une introduct. dédiée au card. de Richelieu. . Paris, 1635, . (cat. Soleimne, n° 1117, 29 fr. 50).

Ouvrage es rare et aussi singulier ; le prétendu sens mystique de ce poème d'amour est rendu de la. façon la plus charnelle ou la plus sensuelle. Ce sont des louanges passionnées aux cuisses, au nombril, aux tétons, au ventre de sa bienaimée. Il serait difficile à l’auteur le plus immoral de faire mieux ou pis.

— OpTATus gallus de cavendo schismato. Paris, 1640, in-8.

Libelle sanglant contre le cardinal de Richelieu, qui fut condamné par le Parlement de Paris. Il est loin, dans cet écrit, des flatteries qu’il lui prodiguait dans la dédicace du précédent ouvrage. Il y a une contrefaçon qui se distingue à ceci : l’arrêt dans la bonne édit. a 12 pp. et 11 dans la contrefaçon.

HISTOIRE notable d’un jésuite, nommé P. Henry, qui a esté bruslé en la ville d'Anvers, le LE avril 1601,

pe

96 HOYERI — HUET.

estant convaincu d’estre sodomiste, laquelle a esté escrite par un des juges délégués pour le procès criminel d’ycelui ; mise du flamang en francois, 1639, petit in-8, 40 pp.

Curieux et très rare. — On a donné à ce sujet : — ConTREDITS au libelle diffamatoire intitulé : Histoire notable

du Père Henry, jésuite... par Fr. Ségusie. Lyon, 1601, in-12.

Et : L'InNocENCE défendue contre le livre intitulé : Histoire notable du Père Henry, par Dan. Martin. Bourdeauæ, 1602, in-8.

HOYERI (Mich. Augustiniani), jésuite.

— TraGœpiæ aliaque poemata. pue Hen. Aertssens, 1641, in-24, titre gr. ;

Cet ouvrage contient la tragédie de la vierge Théodore, qui est condamnée à être violée dans un mauvais lieu. Le jésuite aborde audacieusement ce sujet délicat et fait même dire à sa vierge, que c’est chose agréable de mourir dans un tel lieu, et que c’est une mort heureuse, de mourir avec un tel gain :

Jucunda res est in loco tali mori, Beata mors est cum lucro tali mori..

HUEL (l'abbé), curé de Rouceux, près de Neufchàteau (Vosges). Dans le catalogue Falconet, on le désigne sous le nom de Huet, curé de Toul.

— Moyens de rendre nos religieuses utiles et de nous exempter des dots qu’elles Faeont s. n., 1790, in-12 (cat. Falconet, nl)

Et : Essar sur les moyens de rendre les religieuses utiles en supprimant leurs dots, s. n. Neufchâteau, 1797, in-12.

Son imprimeur ayant été arrêté pour cet ouvrage par la Cour souveraine de Lorraine, il eut la loyauté et le courage de se faire connaître et de s’en déclarer l’auteur.

HUET (P. Dan.), évêque d’Avranches, né à Caen en

— Diane de Castro. Paris, Coustellier, 1728, in-12.

Cette Diane de France, fille de Henri 4h fut maîtresse de Henri III et mourut en 1619.

— LETTRE sur l’origine des romans. Paris, 1670, in 42, à la tête

u, 1 | HUGUET — HULOT. 9.

de Zaïde, de Mme de Lafayette. — Seule, Paris, Cramoisy, 1678, in-12. |

Cette lettre est presque toujours imprimée avec le roman de Zaïde.

HUGUET (le Révérend Père), contemporain.

— Les PERLES de saint François de Sales, ou les plus belles pen- sées du Bienheureux sur l’amour de Dion mises en ordre par le R. P. Huguet. Paris, Ruffet, 1871, in-32, 320 pp.

S'il est un genre de littérature religieuse, qui devrait s’épargner le moindre soupçon de légèreté, c'est sûrement cette quantité énorme de prose rimée classée sous le nom de cantiques spirituels. Nous ne pouvons tout citer, il faudrait une bibliographie spéciale ; nous donnons cet échantillon moderne, qui fera juger du reste. On frémit pour la vertu, quand l’on songe combien de voix fraiches et pures. psalmodient tous les jours, ces insanités qui, sous le nom de mysticité, remplissent les églises et quelquefois la chambrette de la jeune fille de leurs effusions immorales.

Vive Jésus, vive sa force, Vive son agréable amour!

Vive Jésus, quand sa bonté

Me réduit dans la nudité;

Vive Jésus, quand il m'appelle :

Ma sœur, ma colombe, ma belle!

Vive Jésus en tous mes pas, Vivent ses amoureux appas !

Vive Jésus, lorsque sa bouche

. D'un baiser amoureux me touche !

Vive Jésus, quand ses blandices Me comblent de chastes délices !

Vive Jésus, lorsqu’à mon aise Il me permet que je le baise!

Vive Jésus, quand ses doux yeux Jettent un regard gracieux.

Vive Jésus, qui me tourmente !

Vive Jésus, qui me contente!

Vive Jésus, lorsque pâmée, Je me trouve en lui transformée !

Certes, la poésie autorise bien des licences, mais seules peuvent s'en permettre autant les muses cléricales.

HULOT (l'abbé).

— Insrrucrion sur les mauvaises chansons. Paris, Ad. Leclerc, 1836, in-8, 108 pp.

La façon dont il combat, chap. III à VI, les chansons obscènes et dissolues et les chansons d'amour charnel, donnera plus envie de les chanter que de les brüler. Loin de les faire détester, ses dissertations piqueront plutôt la curiosité et leur . donneront plus de vogue. Plusieurs passages sur l'amour charnel méritent de figurer : - dans certains livres d'amour spirituel ou mystique. |

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