Je ii*ai pu clétermiuer qui est cette Princesse
dirigea de ce côté son infatigable activité et rétablit, disent les compilateurs du Moun henpi ko^ les règles anciennes ; mais le texte adopté alors pour le Temple des Ancêtres n'est pas reproduit dans leur ouvrage.
Le Moun hen pi ko cite ensuite les hymnes que Ton chante, sous la dynastie actuelle, lors des divers sacrifices qui sont offerts aux esprits ; ces poésies ont été composées sous Htai tjo ou sous Syei Ijong^ mais on ignore les noms des auteurs :
10? jftfc ^ 1^ M^y fSya tjik ak tjyang^ Hymne aux Dieux Protecteurs de l'État ;
lis |âr -^ ^ M ^ ^> Hpoung oun roi ou ak tjyangj Hymne aux Esprits du Vent, des Nuages, du Tonnerre et de la Pluie ;
12? 5fc J^ l§| ^1 Syen nong ak tjyangj Hymne aux Premiers Laboureurs ;
1*^= ^ S ^ ^> Syen tcham ak tjyangj Hymne à rinventrice de l'élevage des vers à soie ;
14? ^ jpB |§$ ^, OïL sa ak tjyangy Hymne du sacrifice aux Esprits des Gnq Éléments ;
15? ^ ^ 3£ 1^ ^> Jifoun syen oang ak tjyang, Hymne à Confucius (trois strophes y furent ajoutées en 1689) ;
16' M m IS< ^f Ouen myo ak tjyang^ Hymne pour les sacrifices offerts aux ancêtres royaux dans la salle Moun syoy ^^t RS ^ (composé en 1432 ; le 0 ryei eui contient un texte de cet hymne plus complet que celui qui est cité par le 3Ioun hen pi ko) ;
17? Hymnes Tjeup heui, ^ ^y en l'honneur de Ik tjo; Tchya ichya, ^ |||, en l'honneur de To tjo;
210 LIV. IV : LITTÉBATTRE.
O ho, X^ Bf , en riionneur de Hoan tjo ; Tchya tekya, ^ ®, en l'honneur de Hiai tjo ; Ileui heui, 1^ iS, en l'honneur de Tyeng tjong ; In myeng, ^ |§, en l'honneur de Htai tjong ; Keum. myeiig, ^ ^, en l'honneur de Syei tjong ; Sa ijyei, ^^ ^, en l'honneur de la Reine Syo ken, BS M ï ^t femme de Syei tjong; E koang, jj^^, en l'honneur de la Reine Hijen tek, I^^BE,^, femme de Moun tjong; E moi, tk^f fi" rhonneur.de Tek tjong, etc. Ces hymnes sont, pour la plupart, désignés par leurs première mots.
18? ]^ K ®C, A^ap « " *a, Chant de l'invasion, ^ IS IK, Keui houi ka, Cliant des étendard?, et ^ jl ^ iM WC. -^"o (/*" heum htoi ka. Chant de la charge et de la retraite, en u»ige dans les sacrifiées à l'Esprit des bannières, Tok tjyei, j{| ^.
Les chants pour les grandes audiences royales et les fêtes du Palais ont été fixés dès le commencement de la dynastie, soua Htai tjo et fftat tjong.
19? Hymnes à propos de l'audience au Palais Impérial {keun htyen, H^ 5^), et de la remise du décret (eyou myeng myeng, ^ |^ '^), lors du voyage que Htai tjong fit en Chine avant son avènement.
20ï ^ J^ 1^, Keum Ichyek sa. Chant du pied en or : ce poème, ainsi que les suivante, est chanté aux banquets royaux; celui-ci doit son origine à un songe
1. Je n'ai pu trouver quelle peuplade désigne l'expression Xaji si; il s'agit vraisemblablement de quelques-uues de ces tribus du nord' de la Corée, restées barbares et iusou mises jusqu'au XVI; siècle.
de Htai tjoj premier roi de la dynastie, alors simple fouctiounaire : un esprit lui apparut et lui remit un pied en or ciselé, en lui prédisant son élévation ; une danse mimique fut composée, sous Syei Ijong^ en mémoire de ce fait.
212 ^ ^ ^ H?I> Ha 9yeng myeng «a, Chants de félicitations.
22? Il 2^ g^, Syeng tchâik sàj Chant au sujet des bienfaits impériaux.
23? [jt ^ ffl j Moun tek koky Chant de la vertu civile.
242 ^^Z^. Ityoung an tji ah, et ^^^ J^, Hyou an tji ak, Hymnes de la paix.
2o2 ^ S ^ ^ IS$> Syou po rok tji ak, Hymne des livres précieux, faisant allusion aux livres mystérieux qui furent offerts par un bonze à Htai tjoj avant son avènement ; cet hymne a été composé par Tjyeng To tjyen, ^ jf #.
262 ;^ 5^ ^ ft, Moun myeng tji kok, Chant de l'éclat pacifique (des premiers Rois de la dynastie).
272 ^?}1 Z ffli ^^0^ ryel tji koky Chant de la gloire militaire (des premiers Rois).
282 ^ M.^sZ I5$> Ha hoahg eun tji aky Hymne au sujet des bienfaits des Empereurs Ming, 59, qui ont soutenu la dynastie actuelle.
292 f IIR& ^ ^ DC> liyong pi e htyen ka^ Hymne du dragon qui monte au ciel (cf. Ryong pi e htyen kay liv. VI, chap. II, 4? p.).
302 "^is^^WiWi^ Po htai hpyeng ka rô. Hymne de la paix maintenue, et
312 ^ ;^ ^ ^ ^f ^yc^^g tm ep ka sày Hymne
•(^î 1\^) (U>5v>) (|# Wt «)
[ LIV. IV : LUTÈIUTUKE.
de la fondation da royaume, cumjKtsê^ en 14^34; des danses y furent jointes en 1463.
32? ^ ^^^ ®C. y<"iff ro yen ak ka, H™ne pour les banquets offerts aux vieillards.
33? ^ ^ ^^ ^, Tai sya ak tjyang. Hymne pour la cérémonie du tir à l'arc, composé en 1476.
34? M ^ IH ^' l'ckhi kyenti ak tjyany, HjTune pour la cérémonie du labourage royal, couii>06é en
■^'^= ^etlKi^» Tch'iii tcham ak tjyang. Hymne pour la cueillette d&s feuilles de mûrier, composé en
30? ^ XlJ ^ i^j A'off» yci ak ijyang. Hymne pour la cérémonie de la récolte, composé en 1746.
37? ^ SSÈ le i^f Xi^^ '"^ ^^ ^jy^"î/j Hymnes pour la préfieutation des noms lionorifîques.
38" les différents liymne?- t.\m accompagnent l'esécutioii de r "Offrande do la pêche de longévité", ^ j^ 1^, heu sytn tû% cette rcpréscntjition mimique date de la dynastie de Ko rye et tire son origine des légendes cliinoises. .
3U? ^ S !i^ î^ Ê M, Tony ouu yeng /ckâi sàik Sa, Ilynnie des nuages rouges et éclatants, cliauté, tandis qu'on exécute la "Danse de la longévité", ^ j^ j^, SI/OU yen tjyaiiy, qui est mentionnée pour la prcmi&re fois sous Syeiig tjouy de Ko rye.
40? les hymues pour la danse des " Cinq Iramoi-tels "montés sur des moutons", Jf. ^ "flll, o yaiig «yen; cotte danse remonte à l'époque des Thang, J^.
41? ^ ^ ^, }Jj>o koti ak, Hymnes du jeu de balles, accompagnant une danse du même nom, qui
CHAP. I : POESIR 213
a été introduite dans le Ko rye à l'époque des Sotig,
42? Hymne pour la "Terrasse des lotus", ^^ ^» ryen hoa tài: la danse ainsi désignée date de' la dynastie de Ko rye ; les danseuses, en vêtements rouges, ont des fleurs de lotus dans leujiicoiflure, ces fleurs s'ouvrent et laissent voir un chapeau de coquillages.
Les ouvrages sur les cérémonies du Palais {Tjyeng ri eut kouei ; Tjin tchan eui kouei)j citent encore d'autres hymnes et d'autres danses que ne mentionne pas le 3Ioun hen pi ko:
43? Hymne pour la "Danse des cigognes", ||| |^, haJc mou: deux danseuses, costumées en cigognes à l'aide d'une carcasse de bambou couverte de plumes, vont ouvrir des fleurs, d'où sortent déjeunes garçons; généralement la danse des lotus (42?) suit celle-ci.
44? Hymne pour la "Danse des manches i)ointues", ^ ^ ^, tchyem syou nwu.
45? Hymne pour la "Danse du précieux banquet "de Téternel printemps", ^ ^ ^ ^ ^ ^, {jycing tchyoun po yen tji mou : cette danse date de l'époque des Soiig, ^.
46? Hymnes pour les danses api>elées hyafig pal, ^ ûjky hyang rycng, ^ ^, a pàikj ^ J^ : les deux premières danses datent de la cour des TJiang, ^, la troisième se rencontre seulement sous les Song, ^; les danseuses portant des grelots ou des clochettes qu'elles agitent en mesure.
47? Hymne pour la " Danse de la majesté de
214 LIV. IV: LITTÉBATURR
" Bouddha", ^ J^ |!|, j)o syangrrum: cette danse date de l'époque des Thanfff ^ ; elle rappelle Téloge de BoiKldha et de Mahàkàçyapa, ;^ ^ ^, chanté par Toun ryoun ma, "îË -^ j|l, Roi des Kinnara, ^
PË iH (pour lg su il ? ).
48? Hymne pour la "Danse où Ton cueille les
"pivoines", ^ K.^ ^j^9 ^«^ ^^ tjy^^ ^^^ '^'* (datant de l'époque des Song^ ^).
49? Hymne pour la "Danse du tambour", |^ ^^ viou ho : cette danse, introduite à la cour de Ko rve par Ri Koriy ^ ;^, est imitée d'une danse appelée t>hi oou, ^ |!|, mentionnée à l'époque des Han, ^ ; les danseuses frappent sur un tambour placé au milieu d'elles.
oO? Hymne pour la "Danse du chant du loriot au " printemps", ^ ^ 1^, Ichyoun àing tjyen : une seule danseuse l'exécute, sur une natte dont elle ne doitpa^î dépasser le bord ; cette danse a été inventée au temjiti de Kao tsong des Tïiang, MM^^ (65(>-68:3) .^'»
J. Il faut encore citer les dauses suivantes :
M ItÊ m* ^y*^^ you ak, air du bateau eu marche : une sorte de bateau léger, orné de fleure et de banderolles, est disposé sur des rouleaux, les danseuses, partagées en escouades, le fout mouvoir à Taide de cordes ; cette danse remonterait au temps du Sin ra ; on l'accompagne d'une chanson partie en chinois, partie en coréen, dont le texte n'est pas donné.
ffl % lï> ^oan long mou, danse du Koan tong {Kang oueii io, ft VU M)f accompagnée d'une chanson en langue vulgaire, originaire de cette province ; cette danse a été introduite au Palais par le Grand Conseiller Tjyeng Tchyel, nom littéraire Syong kang, fô iX JK %> (époque de Syen fjoi),
J& ^ ^1 fchye yong niou, danse de Tchye yong ; «l'après les trkdi-
Cf. E ijyei tjà houng tjyou hap ijin Iclian ak tjyang et Hoa syeng pou tjin tchan syen tchyang ak tchycmg; voir aussi liv. V, chap. I, 2?, 3? et 41 parties, passim, et, en particulier, les ouvrages intitulés Cérémonial, Eui kouei.