PAR DES CORÉENS
JCou ouH mong.
Le bève de Kou oun (nom de ixKJAtrTÈ ?).
1 vol. grand in-8, 52 feuillets formant 2 livres.
Brit. M. 15201, C 15: édition datée de 1803,
Ce roman en 6 livres a été composé en chinois par JKim Tchyoun tchàikj ^ ^ J^, fonctionnaire du règne de Sj/ouk tjong et auteur du Sya si nam Ijyeng keuu II a, dit-on, depuis lors été publié en Chine avec de nombreuses additions.
Le sujet est le suivant : à l'époque des Thang, J^, un bonze indien Eyouk koan, ;rC |^, vînt enseigner la doctrine en Chine sur la montagne Hyen hoa, M ^ ^, (sous-préfecture de Hoa yin au Cfian si, R ffi Ip 1^ j^) ; il acquit un grand renom de sainteté ; le Roi-dragon (nSgarâja) prit Thabitude de sortir du lac Tonff thit^, T^ jfe î^, (au mou nan, M HÊ) et, se transformant en un vieillard, de venir écouter
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CHAP. m : BOMAN& 389
la parole bouddhique ; un jour, le bonze ordonna à l'un de ses disciples, Syeng ijiuj ^|^, d'aller au palais du Roi-dragon pour le remercier de ses visites assidues. Au retour, sur le bord du lac, il rencontra huit fées qui se baignaient: elle lui donnèrent un bouquet de fleurs cueillies par elles et, prenant la forme de cigognes, s'envolèrent aussitôt. Quand Syeng tjin fut devant son maître, celui-ci lui reprocha sévèrement d'avoir pris plaisir, même pour un instant, à la société des fées, et l'envoya sans tarder à Yem oangj ^ 3E> j^g^ de l'enfer ; les huit fées venaient aussi d'être amenées devant le juge: elles furent condamnées, ainsi que Syeng tjin^ à renaître au monde dans d'autres corps ; Syeng tjin devint Conseiller du roi, les huit fées furent filles de gens riches et devinrent les femmes de Syeng tjin; tandis qu'il menait avec elles une vie toute de plaisirs, Ryouk koan lui apparut et, frappant le plancher de son bâton, le fit tomber évanoui. Quand il reprit ses sens, palais et femmes, tout avait disparu, et il s'aperçut que le monde n'est qu'un rêve.
Kou oitn mong.
Le rêve de Kou oun.
1 vol. in-4, 32 feuillets.