‹ Bibliographie coréenneChapitre 368 sur 413 · L.O.V. — Coll. V. d. Gabelentz · texte numérisé non relu

L.O.V. — Coll. V. d. Gabelentz

Gravé en Tannée mou o, X^ ^ (1858 ?), à Ya

Considéré par M. Aston. (Proceedings of the Asiatîe Society of Japan) comme un des meijlleurs contes populaires de Corée.

Sous la dynastie des Sang, ^^ vivait à Nan yanff, au Ho nan, ïP! ^ ^ ^, un sieur Kim Sye^i, ^ 3^. Rencontrant un jour des pêcheurs, qui avaient pris une tortue et qui se disposaient à la tuer pour la manger, il la leur acheta et lui rendit la liberté. A quelque temps de là, Kim Syen fît naufrage et il allait périr, quand une tortue vint à son secours : elle le porta sur sa carapace jusqu'au rivage, où elle le déposa et vomit des perles que notre homme ramassa. S'étant marié alors avec une femme nommée Tjyangj 5M, il lui donna ces perles. Il eurent une fille, qui fut appelée Syouk hyang^ 1^ ^ î à l'âge de* cinq ans, celle-ci fut abandonnée sur un rocher par ses parents, qui avaient dû s'enfuir, devant l'invasion d'une armée ennemie. Les soldats, l'ayant découverte, eurent d'abord l'intention de la tuer, puis, changeant d'idée, ils la laissèrent où elle était. Elle était sur le point de mourir de froid et de faim, quand des éperviers vinrent la réchauffer, en la couvrant de leurs ailes, et un cerf la prit sur son dos et la porta auprès de la maison du Grand Conseiller Tjyang^ 5ê, qui n'avait pas d'enfants.

Pendant la même nuit, celui-ci rêva qu'il voyait.

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an milieu de aes fleurs, une jolie petite fille. Dès son réveil, il se rendit dans le jardin et y troon, en effet, Syouk hyang qa*il éleva depuis lois Gomme sa propre fille. Lorsqu'elle fat grande, one des esclaves devint jalouse d'elle, racensa de se mal coo- 4pire et réussit à la faire chasser. Sans ressoiirccs désormais, la jeune fille résolut de se noyer: elle se jeta dans une rivière, mais la tortue mise jadis en liberté par son père, la sanva à son tour. Elle alk se cacher dans une forêt : un incendie ayant éclaté ; elle s'échappa à grand peine, les Têtemants brûlés et absolument nue. Recueillie par nne vieille femme, elle accepta d'aller avec elle à la capitale, oà elle s'appliqua à fiiire des broderies pour gagner sa vie. Comme elle était très habile dans cet art, elle vendit ses travaux avec succès et le bien-être s'introduisit dans le pauvre logis. Une nuit, Sy<mk hyang eut un songe, elle montait au'ciel et assistait à un festin d'une magnificence inouïe. Le dieu suprême lui disah : " Vous étiez autrefois une servante du ciel et vous aimiez l'étoile htai eut, >ÎC ^» que voici. Vous avez été envoyée en exil sur la terre, pour vous " punir de cette faute. Votre peine sera bientôt ter- ** minée et vous pourrez vivre ensemble de nouveau". A ces motSy elle ne put cacher son trouble et, dans un mouvement qu'elle fit, elle laissa tomber un de ses doubles anneaux, que son fiancé ramassa.

Elle se réveilla à ce moment et constata qu'il manquait à son doigt un de ses anneaux. Elle ne put s'expliquer cette étrange disparition et se remit au travail. Ayant présente à l'esprit la scène sur-

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naturelle â laquelle elle avait assisté, elle s'appliqua à la broder sur une bande de soie. Ce tableau parut si surprenant que le marchand qui achetait ses broderies, le lui paya cent mille ligatures.

Le Président du Ministère du Cens, Bi, ^, après avoir demandé . longtemps à 'Bouddha la joie d'être père, avait eu enfin un fils, qui avait été appelé Ei Syeuj $ fll|. Bien que fort jeune encore, il était très intelligent et déjà célèbre : le marchand vint le trouver et le pria de composer quelques vers pour expliquer le sujet représenté dans la broderie de Syouh hyang. Le jeune homme, qui avait fait un rêve identique, reconnut la scène à laquelle il avait assisté : il s'empressa d'acheter le tableau qu'il paya deux cent mille ligatures et s'enquit de la personne qui avait brodé cette scène extraordinaire. L'ayant appris, il se rendit chez la vieille femme qui avait recueilli Syouh hyangj et lui demanda la jeune fille en mariage. Croyant qu'elle était d'une condition inférieure, il ne put se marier ouvertement et l'épousa en secret. Son père, à cette nouvelle, entra dans une grande colère et ordonna au préfet de la ville d'arrêter Syouh hyang et de la mettre à mort.

Le préfet était précisément le père de la jeune fille, mais il ne la reconnut pas. Toutefois, pris de compassion pour elle, il lui rendit la liberté. Elle dut se cacher et continua à broder pour vivre. Ce n'est que plus tard que le fonctionnaire Ri^ ^, apprécia son mérite : il permit à son fils de la considérer comme sa femme. Celui-ci devint Gouverneur de King tcheou, ^ij JWj au Hou pe, ^ ^Iby où il se

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rendit avec Symih hyang. Par ii/i heurenx hasard, le Grand Conseîlter Tjyatig, qui l'avait recueillie autrefois, se trouvait dans cette province et le vrai père de Syonh hyang était devenu magistrat dans la même localit4* : ils se reconnurent enfin et leur joie fut des plus vives.

Tjyang hpoung oun tjyen.

Histoire de Tjyang Hpoung oun.

1 vol. in-4, 29 feuillets.

Nouvellement gravé à Hofig syau long, ^ ^ ^i en Tannée mou o, X^ ^ (1858 ?).

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