Voici le texte du M<mn hen pi ko (liv
INTBODUCTION. XCV
Il 7 a lieu de remarquer que, dans l'analyse de la syllabe, telle qu'elle est prononcîée a'une seule émission de voix, les Coréens sont allés plus loin que leurs voisins de l'ouest- et de l'est. Ceux-ci, servis par la nature de leur langue, qui, anciennement du moins, ne comprenait que des syllabes formées au plus d'une consonne et d'une voyelle et dépourvues de consonnes finales, ont constitué un syllabaire oii chaque consonne est suivie d'une voyelle et qui a, de plus, une série purement vocalique, et lorsque la langue s'est modifiée par l'effet du temps et de l'intrusion de mots chinois, ce n'est qu'à l'aide d'artifices étrangers à l'esprit du syllabaire primitif, que les Japonais ont pu écrire les
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HiAAM'S^MQ^^ i^wn hen pi ko, liv. 51).
consonnes doubles et la finale n. Les Chinois, à partir du moment où la prédication du bouddhisme les a conduits à l'étude de la langue sanscrite, ont cherché un moyen de tendre, à Taide de leurs idéogrammes correspondant chacun à une syllabe cotnplète, les mots d'un idiome tout différent du leur ; Vusage a consacré, pour transcrire chaque syllabe sanscrite, l'emploi de quelques caractères ayant à peu près le même son ; pour les syllabes qui commencent par plusieurs consonnes, on a employé ensemble plusieurs caractères qui doiyent être fondus dans la prononciation ï c'est ainsi que les lettrés chinois ont été amenés à distinguer^ dans chaque son de leur langue^ une initiale qui est toujours une consonne simple ^^ et une finale, formée d'une voyelle ou d'une diphthongue, seule ou suivie de l'une des consonnes k, t, p, ng, n, m<''. H était difficile, étant donnée la nature de la langue chinoise, d'arriver à un système de transcription plus simple, mais la méthode employée est néanmoins fort incommode, puisque, pour
1. Ou, à défaut d'une consonne, la marque de l'absence de consonne ; d'ailleurs, dans le dialecte du nord, il y a toujours une consonne initiale, ng étant préfixé à la voyelle initiale des dialectes méridionaux.
2. Dans la prononciation moderne de la langue mandarine, k, t, p ont été remplacés par le ton rentrant ; m s'est transformée en n ; n et ng subsistetit seuls comme ùoosonnes fiâfileSé