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d'éditions de divers formulaires. Les principes de la science médicale sont les mêmes en Corée qu'en Chine : Tanatomie est très rudiraentaire ; les maladies, classées d'après les principes physiques auxquels on les attribue, sont étudiées et reconnues uniquement d'après les symptômes externes ; la médication interne consiste en tisanes et en pilules extrêmement compliquées • à l'extérieur, on fait grand usage de l'acupuncture et du moxa.» ,
La médecine, l'astrologie, ^ainsi que l'astronomie qui n'a guère d'autre raison d'être que la confection du calendrier, forment un ordre d'idées étranger au confucianisme, qui ne favorise pas plus la spéculation sur les pouvoirs occultes que l'observation des objets réels ; tandis que les lettrés se consacraient à l'étude de la morale, des rites et de l'histoire, et même de l'art militaire, les ^lences devenaient le monopole d'une autre classe de la société coréenne, classe de formation récente, plus humble, à laquelle les hautes fonctions étaient inaccessibles, qui à la pratique de la mMecine, de l'astrologie, joignait, aussi l'étude des langues et était en possession de servir d'intermédiaire dans toutes les relations extérieures ; tandis que la noblesse lettrée des derniers siècles s'égarait dans de
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stériles discussions philosophiques, cette classe moyenne, que Ton nomme souvent classe des interprètes, se faisait, par son activité et sa richesse, une place de plus en plus grande, restait en contact avec la Chine et le Japon, malgré les lois qui fermaient le royaume, et faisait pénétrer en Corée quelques-unes des notions scientifiques venues d'occident.
La connaissance des langues étrangères était le principal apanage et la raison d'être de cette classe ; l'instruction était donnée par les interprètes aux jeunes gens sortant -de familles d'interprètes ; une administration spéciale, préposée à cet enseignement, avait aussi diverses attributions relatives aux missions envoyées annuellement à Péking. A l'époque du Ko rye, cette Cour des Interprètes semble ne s'être occupée que du chinois officiel et du chinois parlé ; la dynastie régnante divisa la Cour en quatre sections pour l'étude du chinois, du mongol, du japonais et du niu tchen, qui fut plus tard appelé mantchou. Je n'ai pas trouvé la date précise de cette réorganisation ; les quatre sections existaient et étaient complètement constituées en 1469, les Statuts du Gouvernement (n? 1^5)j qui ont été publiés h cette date, donnent la liste des livres étudiés dans chacune d'elles. A cette époque, la puissance des Mongols était abattue depuis
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un siècle, celle des Mantchous ne devait s'âever qu'un siècle plus tard : si néanmoins la section de mongol était conservée et si celle de mantchou existait déjà, c'est que les relations que les Coréens entretenaient avec ces peupladqs, avaient une certaine importance : quelle en était la nature ? c'est une question qui serait intéressante à élucider. Des livres indiqua par les Statuts de 1469, un grand nombre ont été perdus, quelques-uns existent encore dans des éditions revues au XVIII S siècle ; l'historique de ces ouvrages est inconnu, les documents coréens ne donnent sur eux aucun renseignement antérieur à la fin du XVII? siècle ; il serait à souhaiter que des spécialistes des langues mongole et mantchoue examinassent les facsimilé qui se trouvent à l'Ecole des Langues Orientales : peut-être s'y rencontrerait-il quelque fait linguistique curieux. L'enseignement de la langue japonaise était, à l'origine, basé sur des ouvrages japonais, tels que le Dou zi kiyau (nS 145), l'I ro ha (n? 141), le Tei kun wau rai (n? 151) ; tous c«s livres ont été exclus en 1678 et remplacés par un important recueil de dialogues en douze volumes, dont la première édition avait été préparée, à la *fin du XVI? siècle, par un Coréen prisonnier au Japon. L'origine des plus anciens ouvrages destinés à l'instruc-
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tien des interprètes de langue cliinoise n'est pas moins obscure que celle des livres mantchous et mongols ; tous ces volumes furent revus et modifiés à la fin du XVII? siècle et pendant le XVIII?. Ce sont, comme les livres mantchous et mongols, des recueils de dialogues.
En dehors des œuvres destinées à renseignement officiel, il en existe quelques autres qui ne sont pas indiquées dans les Statuts du Gouvernement à propos des examens : ainsi un important vocabulaire mantchou-coréen, qui ne porte aucune date, .et plusieurs collections de dialogues en chinois parlé, presque toutes récentes. Il faut encore noter les dictionnaires chmois avec prononciation coréenne, qui sont presque tous du XVIII; siècle ; quelques-uns seulement remontent au XV S siècle. Parmi les ouvrages employés pour l'éducation, un petit nombre sont des vocabulaires, donnant à coté de chaque caractère la prononciation coréenne et le sens en coréen ; les ouvrages de morale élémentaire que Ton met dans les mains des enfants, joignent parfois au texte chinois mie traduction en langue vulgaire.
Enfin la langue sanscrite a été aussi étudiée en Corée, mais seulement par les bonzes, il existe quelques textes bouddhiques en sanscrit, chinois et coréen ; une
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méthode pour apprendre la langue sacrée, datée de 1777 et paraissant fort cîlaire, se trouvait en 1891 dans une bonzerie voisine de Séoul ; je n'ai malheureusement pas eu le loisir de l'examiner en détail et les bonzes ont refusé de me la céder.
Les classes d'ouvrages que j'ai essayé de caractériser jusqu'ici, sont tenues par les lettrés en plus ou moins grande estime, mais toutes sont r^^ardées comme sérieuses et dignes d'attention. H me reste à parler de la littérature populaire, de celle qu'ignorent les lettrés et les interprètes, les nobles et les deminobles, ceux qui ont étudié, qui sont fonctionnaires ou peuvent l'être. H y a d'abord les romans : un homme de classe même moyenne rougirait d'être vu avec un roman dans les mains ; mais le style chinois est bien difficile pour qui ne l'a longtemps étudié, les ouvrages sérieux ont peu d'attrait pour celui que ne touchent pas les rites, les exemples des anciens, les questions administratives. Que feront les femmes dans les longues oisivetés de l'appartement intérieur, après