INTRODUCTION. CLXXIX
qu*elles ont pris leur soûl de bavardages avec les voisines? que fera le marchand dans Tattente du chaland ? le travailleur, dans les fréquents jours de repos qu'il s'octroie ? bien peu de ces gens-là connaissent les caractères chinois, pas un peut-être n'est capable de lire un texte suivi. Mais il en est peu qui ne connaissent les caractères vulgaires, et les romans les ont pour lecteurs assidus.
Aussi le roman en langue chinoise est-il rare, n'étant pas compris des uns, étant dédaigné des autres ; il ne trouve sans doute pas d'autre public que les femmes du Palais, les femmes et les jeunes gens des classes élevées ; il existe une édition illustrée du San koe tchi (n? 755), on trouve aussi quelques autres romans chinois ; un fonctionnaire du XVID siècle, Kîm Ihàyoun tchàik^^^ a écrit deux romans en langue chinoise, l'un est une allégorie transparente destinée à ramener le roi Syotik tjong^^^ à de meilleurs sentiments à r^ard de la reine qu'il voulait répudier.
La plus grande partie des romans sont en langue vulgaire, ils ne portent jamais un nom d'auteur et rarement une date, les uns sont traduits ou imités du chinois, les autres sont originaux* et se rapportent à