‹ Bibliographie Cornélienne; ou, Description raisonnée de toutes les éditions des œuvres de Pierre Corneille, des imitations ou traductions qui en ont été faites, et des ouvrages relatifs á Corneille et á ses EcritsChapitre 19 sur 108 · VIVANT OU APRÈS SA MORT · texte numérisé non relu

VIVANT OU APRÈS SA MORT

140. Meslanges II poétiques || Du mesme. || A Paris, \\ Chez François Targa, au premier pilier de la grand'Salle du Palais, || au Soleil d'Or. || M.DG.XXXII [1632]. || Auec Priuilege du Roy. In-8.

Nous citons ici pour mémoire ce petit recueil dont nous avons déjà donné une description (voy. ci-dessus, n° 2). En le joignant à Clitandre, sur les instances de son libraire, Corneille suivait l'exemple de plusieurs auteurs de son temps. Nous mentionnerons plus loin deux pièces de Scudéry : LvjdnmonetLidias et le Trompeur puny (nos 180-182), et une pièce de La Pinelière, Hippolyte (n° 185), qui sont suivies toutes trois de poésies diverses.

141. Excvse a Ariste. S. I. n. d. [Paris, 1637], in-4 de 2 ff. non chiffr. de 28 lignes à la page pleine, caract. ital.

Ce petit poëme, qui fut en partie cause de la querelle du Cid, est trop connu pour que nous ayons à en parler ici. Il nous suffira de renvoyer aux savantes recherches de Marty-Laveaux, t. IIIe, pp. 29-31; t. Xe, pp. 74-78.

L'édition in-4 que nous décrivons n'a pas été citée jusqu'ici. Nous en avons trouvé un exemplaire à la Bibliothèque Sainte-Geneviève (Y. 458 (4) Rés.). Cet exemplaire est couvert d'annotations manuscrites qui nous ont paru curieuses ; malheureusement la marge qui les contient a été à moitié coupée par le relieur, et nous n'osons pas tenter un travail de restitution que nous recommandons à des personnes plus familiarisées que nous avec la paléographie du xvne siècle.

142. Excvse a Ariste. S. I. n. d. [Paris, 1637], in-8 de 4 pp. de 34 lignes, sign. A, caract. ital.

Le titre de cette pièce n'occupe qu'une ligne, au-dessous de laquelle commence le poëme, sans qu'on ait réservé aucun blanc. La lrc page contient trente et un vers; la page 4 en compte cinq, au-dessous desquels se trouve le rondeau : QiCil fasse mieux, ce jeune Jouvencel, puis ce vers : Omnibus invideas, livide, ncmo tibi.

Bibliothèque nationale (Y. 5665 Rés. — 2 exempl.). — Bibliothèque de l'Arsenal (B. L. 9809).

M. Marty-Laveaux (t. Xe, p. 74) indique une autre édition de Y Excase à Ariste, dans le format in-8, qui, dit-il, se trouve à la Bibliothèque nationale, à côté de la précédente. La réimpression que le savant éditeur a prise pour une édition séparée appartient, en réalité, à la seconde édition des Observations sur le Cid (voy. notre chapitre XIXc), et c'est par erreur qu'elle en a été séparée dans un des recueils de la Bibliothèque nationale. Elle ne compte que 3 ff., et le 4e f., qui doit compléter le cahier, est précisément le titre du volume : Observations sur le Cid, etc.

Cette réimpression, en tête de laquelle se trouve un fleuron à tête de lion, est fort peu correcte. On y lit, au vers 15 : laisse au lieu de leurre, et au vers 35 : m'ait au lieu àe^met, etc.

V Excuse ii Ariste ne fut pas oubliée aussi vite que la querelle du Cid; elle fut reproduite, en 1671, par la Fontaine, dans son Recueil de Poésies chrestiennes et diverses, dédié à Mer le prince de Conty.

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