II. Traductions en italien
829. Tragédie di Pier Cornelio, tradotte in versi Italiani [da Giuseppe Baretti], con l'originale a fronte. Opéra divisa in quattro Tomi. In Venezia, presso Giuseppe Bartclla, ncl negozio Hertz, 1747-48.4 vol. in-4.
Cette traduction est dédiée au duc de Savoie Victor-Amédée. qui fut plus tard roi de Sardaigne. Les trois premiers volumes contiennent chacun une préface, sous forme de lettre, dans laquelle Baretti s'est proposé de démoDtrer que les compositions théâtrales doivent s'écrira en vers. Quant au
jugement porté sur son œuvre par les écrivains du temps, ils sont contradictoires; les Novelle letterarie de Florence en font l'éloge; Charles Gozzi la trouve élégante; Ugoni, au contraire, l'appelle « una cattivissima cosa ». Baretti lui-même, dans une lettre au docteur Bicetti, du 2 mai 1750, la trouve plutôt mauvaise que bonne, avouant qu'il avait besoin d'argent quand il l'entreprit, et qu'il a bâclé eu quelques mois une besogne qui aurait exigé plusieurs années pour être bien faite.
On trouve divers fragments des pièces de Corneille dans l'ouvrage suivant : Délie migliori tragédie greche e francesi Traduziont ed Analisi comparativi di Pietro Napoli Signorelli ; Milano, al Genio, 1801, 2 vol. in-4.
830. Clitandro, Tragedia [sic] di Pietro Cornelio. In Venezia, pcr il Lovisa, 1747. In-I2.
Traduction en prose.
831 . Cid. Tragicomedia tradotta dall' idioma Francese nell' Italiano [dal Dott. Andréa Yalfrè di Bora, Accademico Invollo diTorino, ed Apatista di Firenze]. In Curmagnola, 1656. In-8.
Nous regrettons de ne connaître cette traduction que par le titre. Peutêtre conviendrait^ de citer ensuite : Il Duello d'Amore et di Fortuna, tragicomedia di Giacomo Brunozzi, Canonico di Pistoja (in Bologna, 1670, in-12). Le titre de cette pièce semble indiquer une imitation du Cid.
832. Amore, et Honore. || Tragedia || Portata dal Francese || da || Ferecida Elbeni Cremete, || L'Eccitato || Fra gli Academici Faticosi || di Milano, || dedicata || AU'Illustriss., & Ecclentissimo || Prencipe || D. Antonio Teodoro || Trivultio, || Prencipe del Sacro Romano Impero, di || Misoco, e délia Valle di Misolcina ; || Marchese di Malleo, e di Pici- || leone; Conte di Meltio, || e Gorgonzola; || Signore di Codogno, del Palasio, Prata, || Terrauerde &c. Baron Libero || di Retegno Impériale ; || Grande di Spagna, Caualier del Tosone ; || Générale délie Militie nello Stato, e || Capitan délia Guardia di S. E. || il Prencipe di Ligne Go- Il uernatore di Milano. || In Milano, pcr Gioscffo Marelli. 1075. Pet. in-12 de 79 pp., 1 f. pour l'Imprimatur et 1 f. blanc.
L'auteur déclare, dans un avis au lecteur, qu'il n'est pas le véritable auteur de cette tragédie, qu'il s'est contenté de l'arranger au goût du jour. « Essa è parto d'un Ingegno Francese; Ma dubitando, se al comparire in Italia in questi Tempi sospetti potesse essere ben accolto, l'hô travestito in fretta alla peggio, che è quanto dire alla moda. » Le rôle de l'Infante et celui de D. Arrias ont été supprimés; Chimène s'appelle lsmenia, Elvire porte le nom de Linda; en dehors de ces changements et des coupures qu'entraîne la suppression de deux rôles, la traduction, écrite en prose, <ist
CORNELIENN'E.
généralement littérale. La pièce forme trois actes composés de la manière suivante : le 1" acte comprend l'acte 1" de l'original (moins la BCène il et les deux premières scènes du second acte; le second acte est formé des scènes VI», VIIe et VIII* du second acte et de l'acte III" en entier; le IIP acte comprend le IV» acte, moins la scène II», et le V» acte, moins les scènes II» et III».
M. Anatole de Montaiglon a bien voulu nous communiquer un exemplaire de cette traduction, qui doit être fort rare.
833. Amore et Honore, Tragedia portata dal Francese da Ferecida Elbeni Cremete, l'Eccitato frà gli Academici Faticosi di Milano. Bologna, 1070, per il Longhi. In-12.
Réimpression de la traduction précédente.
834. Il Cid, Tragi-comedia di M. Pietro Comelio, Trasportata dal Francese, E rappresentatada' Signori Cavalieri del Collegio Clementino Nelle loro Vacanze di Carnevale dell' Anno M.D.CCI. DedicataAll' Illustrissima, & Eccellentissima Signora, LaSignra. D. Olimpia Pamfilii Colonna Gran Contestabilessa del Regno di Napoli. In Roma, M.DCC.I [1701]. Nella Stampcria di Luca Ant. Chracas. Appresso la Curia Innocenziana. Con licenza de' Superiori. Pet. in- i 2 de 6 fî. et i'ôo pp., avec la marque de l'imprimeur au verso de la dernière page.
Dans sa dédicace à la princesse Pamfili-Colonna, dédicace datée du 26 janvier 17111, Chracas dit que la tragédie du Cid, empruntée par la France à l'Espagne et par l'Italie à la France, n'a jamais obtenu un succès plus grand que sur le théâtre du Collège Clémentin, « dove lo spirito, e brio di quei nobilissimi Cavalieri, con traduzione loro propria, l'hà fatta spiccare con tal risalto, che meritava il Motido intiero, non che la sola Roma a sentirla ».
La liste des acteurs qui suit la dédicace et l'argument est des plus curieuses. Voici la distribution de la pièce, lors des représentations de 1701
Le Roi : D. Gio : Vizzaroni , de Porto S. Maria;
L'Infante : l'abbé Nicole Severoli, de Faenza;
D. Diègue : le comte Giuseppe Bianchetti Gambalonga, de Bologne ;
D. Rodrigue : l'abbé Domenico Passionei, de Fossombrone ;
D. Gomes : Nicolô Spinola, de Gênes ;
Chimène : Francesco Antonio Berardi, de Cagli;
D. Sanche : le commandeur Antonio dal Pozzo, de Rome ;
Elvire : D. Ambrogio Spinola, duc de San-Pietro ;
Léouore : Costantino Serra, de Gênes;
D. Alonse : le comte Giacoino Ariberti;
D. Arias : D. Lorenzo Marziani, prince de Fornari, de Messine, etc.
Pour donner des rôles à d'autres personnages de distinction, le traducteur a introduit des ballets héroïques, dans lesquels on voit figurer : le comte Emmanuel d'Esté, de Milan ; D. Francesco et D. Aniello Muscetola, princes de Leporano, de Naples ; le duc Gerolamo Gravina, duc de Croyglias, de Païenne , et une foule d'autres grands seigneurs. Les comparses euxmêmes comptent dans leurs rangs des princes et des ducs.
PIRLIOGRAPHIF.
La traduction est en prose. Le traducteur, qui, d'après Melzi, est le P. D. Filippo Merelli, de Bomasca, n'a pas hésité à faire de nombreuses suppressions à l'original, afin de gagner du temps pour les ballets.
835. L'Amante lnimica, overo il Rodrigo gran Cidd delle Spagne, Opéra Tragieomica di Pietro Cornelio, Tradotta dal Krancesc, & accomodata per le Scène alla maniera Italiana. In Bologna, 1669. Per il Longhi. Con licenza de' Superiori. Pet. in-12 de 89 pp. et 3 ff. blancs.
Traduction en prose assez fidèle, bien qu'elle soit parfois abrégée. Le style ne manque ni de vivacité, ni de précision, par exemple dans la scène du comte et de D. Diègue ;
// conte : Al fine otteneste il posto. — D. Diego : M'hà onorato Sua Maestii. — Co. Possedete il grado d'Aio di quest'Infante. — D. Die. Corne premio di mia leal servitvi. — Co. Corne dono d'una cieca fortuna. — l). Die. Vi\ giustitia. — Co. Vil capricdo. — II. Die. ilebbe il Re a' miei passati gervigi riguardo. — Co. Riguardô egli più alla propria inclinazione che al dovere. — D. /Je. Non B'ingannano i Re. — Co. Non sono forsi lliiomiiii '.'...
Il existe une autre édition de la même traduction, également publiée a Bologne par Longhi, mais qui ne porte pas de date.
836. L'Amante nemica, ovvero il Cid Delle Spagne, Tragedia di Pietro Cornelio.
Réimpression contenue dans le tome IIP dés Opère varie trasportate ciel Francese e recitate m Bologna; Bologna, Lelio délia Volpe, 1724, in-12.
837. Honore contro Amore, Tragedia ricavata da soggetto Spagnuolo, vestito alla Francese, e tradotta in Italiano per G. A. Z. D. 0. Bologna, per il Longhi, 169t. In-8.
Traduction du Cid par Giovanni Andréa Zanotti, detto Ottavio. Voy. Melzi, Dizionario >li Opère anonime e pseudonime di Scrittori italiani ; Milano, 1848, 3. vol. gr. in-8, t. IIe, p. 9.
838. Il Cid, Tragedia di Pietro Cornelio, recitata da' Signori Cavalieri ciel Collegio Clementino nelle Vacanze del camovale delT Anno 1722. Dedicata ail' Eiîio e Rmo Principe il sig. Card. di S. Susanna, Gioseffo Pereira de la Cerda, consigliere di stato délia Real Maestà di Portogallo, ecc, ecc. In Borna, M.DCC.XXII [17221. NeUa stamperia del Chracas, pressa S. Marco al Corso. In-12.
Réimpression de la traduction précédente, avec de nouveaux intermèdes où paraissent des Turcs, des Américains, des cavaliers et dames de Castille, etc. On y trouve également les noms des personnages qui ont figuré dans les ballets.
839. Il Cid, Tragicomedia di messer Pietro Cornelio, trasportata dal Francese. Borna, 1732. In-12.
Réimpression de la traduction de Merelli,
CORNELIENNE.
840. li- Rodrigo, Tragedia dell' Abate Antonio Landi Fiorentino. Firenze, 1765, Stamperia impériale. Pet. in-4, avec un frontispice, qui contient deux beaux portraits.
L'autour dit qu'il ne protend pas avoir mieux fait que Corneille, mais que sa tragédie n'est pas une traduction. Ce n'en est pas moins une imitation.
841. Il Cid, Tragedia di Pietro Cornelio, tradotta [in versi] da Giuseppe Greatti [Giuseppe Baretti ?].
Teatro applawlito, t. XXIX0-, Venezia, 1798, in-8.
842. Tentativo sui tre primi Tragici prancesi del conte Cesare di Castelbarco. Milano, Boniardi Pogliani, 1844. Gr. in-8.
Traduction en vers du Cid, i'Andromaque et de Zaïre.
S43. Le Cid, tragédie en cinq actes de Pierre Corneille. Traduction italienne de Giulio Carcano. Paris, Michel Lévy frères, et Librairie nouvelle, [impr. Loignon et Cic , à Clichy), 18ti<>. Gr. in-8 de 38 pp. à 2 col.
Répertoire de M. Ern. lîossi.
844. A.MOK DELIA PATRIA SOPRA TUTTI GLI AMORI, o' VERO l'OrATIO,
Tragicomedia tradotta dal Francese di Pietro Cornelio. /// Bologna, per il Longhi. S. a. [circa 1700], in- 12.
Traduction à' Horace en prose.
845. I/Orazio, Tragedia di Pietro Cornelio, tradotta in versi Toscani, [circa 1720]. Msc. in-4 de 2oo pp., texte franc, et Liai.
Bibliothèque nationale (Msc. it., no 1388).
846. Orazio, Tragedia di Pietro Cornelio, tradotta dall' abate Placido Bordoni.
Teatro applawlito, t. LU»; Venezia, 1800, in-8.
8 47. Il Cinna Tragedia di Pietro Cornelio, tradotta dal Francese, et accomodata ail' uso délie Scène d'Italia. In Bologna, per il Longhi. Con licenza de' Superiori. S. a. [circa 1700], pet. in-12 de 102 pp. (y compris le titre), 1 f. pour l'approbation et 2 ff. blancs.
Traduction en prose, précédée d'un court argument historique.
8i8. Il Cinna, Tragedia di Pietro Cornelio, tradotta dal prevosto Giovannardi, Modanese. Venezia, Pietro Bassaglia, S. a., in-12.
849. Poliuto, Tragedia Cristiana di M. Pietro Cornelio Trasportata Dali' Idioma Francese, E recitata da' Signori Cavalieri del Clementino Nelle Vacanze del Carnevale dell' Anno M.DCC.I. Dedicata da Luea Antonio Chracas a' medesimi Cavalieri. In Roma, M.DCC.I [1701]. Nella Stamperia di Luca Ant. Chracas. Appresso la Caria Innoccnziana. Con Licenza de' Superiori. Pet. in-12 de 8 ff., 150 pp. et 1 f. pour la marque de l'imprimeur.
Cette pièce fut imprimée en même temps que la traduction du Cid citée plus haut (n° 834). La dédicace porte de même la date du 2G janvier 1701. Les acteurs ne furent pas moins distingués. D. Salvatore Caputo, marquis délia Petrella, joua Félix; Alessandro Gardoni joua Polyeucte ; le marquis Maufredo Trecchi, Pauline; Francesco Passionei de Fossombrone, Sévère; Giuseppe Pelicano de Reggio, Néarque ;le comte Emmanuel d'Esté, Albin, etc. Quatre ballets, imaginés par le traducteur, donnèrent de la variété au spectacle ; on n'y vit également figurer que des gentilshommes, en particulier ceux qui avaient rempli les premiers rôles dans le Cid.
La traduction, fort abrégée, est en prose. Melzi l'attribue au P. D. Filippo Merelli, de Somasca.
Il y avait eu avant Corneille une tragédie italienne sur le même sujet : Polieto, tragedia sacra, di Girolamo Bartolommei, Fiorentino; in Roma per Francesco Cavalli, 1632, in-12 ; in Firenze, nella stamperia di Pietro Nesti, 1655, in-4.
850. Polieuto, Tragedia cristiana di M. Pietro Cornelio, trasportata clair idioma Francese. Bologna, per il Longhi. S. a. [circa 1705], in-12.
Réimpression de la traduction de Filippo Merelli.