BIBLIOGRAPHE
« L'espoir du traducteur que le public hollandais aurait le goût moins difficile que celui de Paris ne s'est point réalisé. Peut-être même n'a-t-il jamais été mis a l'épreuve. La pièce ne paraissant pas sur le répertoire d'Amsterdam, on peut être à peu près sûr qu'elle n'a pas été représentée ailleurs.» V. L.
977. Clavdii de Grieks Heraklivs, Treur-Spel met op-dragt aen Syne Doorluchticheyt Leopoldus Wilhelmus, Aertz-Hertog van Oosten-Rijk, Hertog van Bourgoignien, Gouverneur General van de Neder-Landen. Tôt Brussel, by Claudius de Griek, boekverkooper, 1650. In-4 de 4 ff. et 55 pp. (dont la dernière est chiffrée par erreur 43).
» Le poëte Claude de Griek exerçait la profession de libraire à Bruxelles, sa ville natale. Son Hérartius est une version presque littérale de celui de Corneille, qui avait été publié trois ans auparavant ; mais l'auteur paraît ne pas s'en douter. Ni sur le titre, ni dans l'épître dédicatoire à l'archiduc Léopold-Guillaume, il ne prononce le nom de Corneille. » A. W.
978. Heraklius, Treurspel. T'Amsteldam, by d'Erven van Albert Magnas, op de Nieuwendyk, in den Atlas, 1695. Pet. in-8 de 4 ff. et 80 pp.
Traduction en vers par François Ryk.
« La vignette sur le titre représente Melpomène assise, tenant une lyre sur le genou droit et une ruche sur le genou gauche. A ses pieds sont des attributs de théâtre ; derrière elle, un personnage allégorique branlant d'un air furibond un poignard et une torche ; plus bas, un satyre tenantles armes d'Amsterdam ; au fond, un amphithéâtre, et, plus loin encore, le Parnasse avec Pégase. Au bas, la devise Yver in liefd' bloeiende (zèle fleurissant en amour). » V. L.
« Ryk ne prononce pas plus le nom de Corneille que son devancier, mais il avoue du moins, dans une dédicace en vers qu'il adresse à Laurent Baak, que la pièce n'est pas originale. « J'espère, dit-il, que vous ne trouverez pas mauvais que je vous fasse hommage de ce byzantin français costumé à la hollandaise. » A.W.
«Laurent Baak'était issu d'une famille de riches négociants, tous aimant et pour la plupart cultivant les belles-lettres. La maison de son grand-père, appelé Laurent comme lui, servait de point de réunion à Hooft, Vondel et autres beaux esprits du temps. Le Laurent Baak dont il est question ici se distingua aussi comme auteur. » V. L.
979. Heraklius, Treurspel. T Amsterdam, by Izaak Duim, 1737. Pet. in-12.
« Reproduction de l'édition de 1695, mais avec un nouveau fleuron.
« Le succès d'Héraclius fut moindre que celui de quelques autres pièces de Corneille. Il fut représenté, pour la dernière fois, sur le théâtre d'Amsterdam en 1782. >. V. L.
CORNELIENNE. 389
980. Heraklius. Treurspel. Te Amsteldam, by Izaak Duim, Boekverkooper op den hoek van den Voorburgwal en Stilstecg, 1762. 1762. Met Privilégie. Pet. in-8 de 4 ff. et 80 pp.
Au titre, le fleuron décrit sous le n° 737.
981. Andromeda. Treurspel. Verciet met Zang, Dans, Konst- en Vliegwerken. T Amsterdam, by Komelis Sweerts, 1699. Pet. in-8, front, gravé.
« Traduction en vers par François Ryk. Elle est précédée d'une dédicace à Jonas Witsen, bailli d'Amsterdam. Le poëte y raconte que la famille de Witsen a produit nombre de Persées qui ont sauvé la patrie du dragon ennemi venu pour la dévorer. » V. L.
982. Andromeda. Treurspel. Verciert met Zang, Dans, Konst- en Vliegwerken. T Amsterdam, by H. vande Gaete, 1715. Pet. in-8 de 4 ff. et 54 pp.
Réimpression restée inconnue à Van Lennep. Le frontispice est signé de Schynvoet.
983. Andromeda, Treurspel. Verciert met Zang, Dans Konst- en Vliegwerken. T Amsterdam, by David Ruarus Boekverkùoper, 1730. Met Privilégie. Pet. in-8 de 64 pp., front, gravé de Schynvoet.
984. Andromeda. Treurspel. Verciert met Zang, Dans, Konst- en Vliegwerken. Amsterdam, by Izaak Duim, 1739. Met Privilégie. Pet. in-8.
« Chacune de ces éditions est ornée d'une gravure différente, toutes représentant Andromède attachée au rocher et Persée combattant le monstre. Ce fait, que la. pièce fut réimprimée jusqu'à trois fois dans l'espace de quarante ans, tend à prouver qu'elle plaisait au public, attiré sans doute par le spectacle qu'on y déployait. On ne cessa de la donner chaque année jusqu'en 1789. Après cette époque, on ne la retrouve plus sur l'affiche. » V. L.
985. [Nicomedes, Treurspel. Uithet Fransch van den Heer P. Corneille gerymd door Kataryne Lescailje. Amsteldam, 1684. Pet. in-8 ?]
Nous avons déjà cité le nom de Catherine Lescailje, née en 1619, morte en 1711 (voy. le n° 945).
» Dès sa plus tendre jeunesse, elle avait composé des poésies, et Vondel,
dans des vers qu'il lui avait adressés, l'avait qualifiée de « moderne Sapho». Quoiqu'il y ait beaucoup à. rabattre de cette qualification, M"0 Lescailje mérite d'être placée au rang, sinon des grands poètes, au moins des meilleurs versificateurs de son temps. Après la mort de son père, elle dirigea la maisou de librairie connue sous le nom des héritiers Lescailje, au commencement seule, plus tard conjointement avec Thierry Rank, qui avait épousé la fille d'une de ses sœurs. Elle-même ne voulut jamais se marier, probablement de crainte que le mari qu'elle aurait pris ne compromît le crédit et la prospérité de la maison qu'elle dirigeait avec tant de succès. » V. L.
Nous n'avons pas vu l'édition de 1681, que Van Lennep n'indique pas. Nous en rétablissons la date d'après le privilège de l'édition suivante.
986. Nicomedes, Treurspel. Uithet Fransch van den Heer P. Corneille gerymd door Kataryne Lescailje. Te Amsteldam, by de Erfg : J: Lescailje, op de Middeldam, op de hoek van de Vischma'rkt, 1692. Met Privilégie. Pet. in-8 de 3 ff. et 68 pp.
Au titre, un fleuron avec la devise : Persevcranter.
Les ff. prélim. contiennent un front, gravé dans le genre de Romain de Ilooghe, un titre imprimé et 1 f. pour le privilège. Le privilège est daté du 19 septembre 1681 et renouvelé le 31 mars 1692.
987. Nicomedes, Treurspel. Uit het Fransch van den Heere P. Corneille, door Kataryne Lescailje. T Amsteldam, by Izaak Duim, Boekdrukker en Boekverkooper , bezuiden het Stadhuis, by den Dam, 1734. Met Privilégie. Pet. in-12 de 72 pp. chiffr.
La traduction de Catherine Lescailje a été en outre réimprimée dans le recueil de ses poésies (De Dichten van Katharyne Lescailje, Amsterdam, by de Erfg. van J. Lescailje, 1731, 3 vol. in-1, t. Ille, pp. 401-481). Elle est encore portée, en 1782, au catalogue des pièces jouées sur le théâtre d'Amsterdam, bien qu'elle fût dès lors abandonnée.
88. Pertharitus, Koning der Lombarden. Treurspel, gevolgd naar het Fransche van den Heer P. Corneille. Te Amsteldam, by de Erfijenamen van J. Lescailje en Dirk Rank, 1723. Met Privilégie. Pet. in-8.
Traduction en vers, par Sybrand Feitama.
89. Pertharitus, Koning der Lombarden. Treurspel, gevolgd naar het Fransche van den Heere P. Corneille. Nooit te voren gedrukt.
Tooneelpoezy van S. F[eitama] onder de Zinspreuk : Studio fouetur ingéniant; te Amsteldam, by P. Visser en A. Slaats, 1735, 2 vol. in-4, t. Ier, pp. 275-354.
On ne s'explique guère cette mention : Nooit te voren gedrukt (imprimé pour la première fois).
CORNELIENNK.
990. Pertharitus, Koning der Lombarden. Treurspel. Naar het Fransche van den Heer P. Corneille gevolgd, onder de Zinspreuk : Sludio fovetur ingenium. Verbeterd in dezen tweeden druk. Te Amsterdam, by Izaak Duim, Boekverkooper, op den hoek van den Voorburgioal en Stilstceg, 1756. Met Privilégie. In-8 de 4 ff. et 67 pp., front, gravé.
Édition revue et corrigée.
991. Pertharitus, Koning der Lombarden, Treurspel. Naar het Fransche gevolgd, onder de Zinspreuk : Studio fovetur ingenium. Amsterdam, 1773. In-8.
Les ff. prélim. comprennent un très-beau frontispice, dessiné par Buys et gravé par Vinkeles.
«Quoique la traduction de Feitama soit une des meilleures qu'il ait écrites, elle n'a pas reparu au théâtre après l'année 1774. » V. L.
992. Edipus, Treurspel. Uit het Fransch van P. Corneille. T Amsterdam, by de Erfgen : van J. Lescailje en Birk Rank, op de Beurssluis, 1720. Met Privilégie. Pet. in-8, de 11 ff. et 96 pp.
Les ff. prélim. contiennent un beau frontispice de /. Goeree; le titre porto l'agneau au milieu des flammes, avec la devise: Perseveranter.
Traduction en vers, par Balthasar Huydecoper.
« Cet auteur, né en 1699, mort en 1778, appartenait à une famille patricienne d'Amsterdam, dont plusieurs membres remplirent des postes éminents dans la république. Lui-même fut échevin dans sa ville natale et bailli de l'île de Texel. 11 écrivit quelques tragédies, dont deux surtout, Achille et Arsace, obtinrent un succès mérité. Il publia, en outre, plusieurs ouvrages de critique et de linguistique, dans lesquels il fit preuve d'un goût sûr et d'une profonde érudition, et qu'aiment encore à consulter les Hollandais qui veulent apprendre à bien écrire leur langue.
« La traduction est précédée d'une épître dédicatoire en vers, adressée au fameux professeur P. Burman, à Leide, épître dont nous essayons de donner ici la traduction :
« Le roi Œdipe, cet exemple de toutes les infortunes humaines, ce prince le plus malheureux qu'ait vu l'antiquité, reparaît sur la scène, non dans un habit nouveau, ni versant des pleurs que je lui fais répandre, ni tel qu'il a paru pour la seconde fois à la cour de France, applaudi par tous ; mais tel que Corneille l'a fait briller, étoile resplendissante, illuminant de ses rayons l'Hélicon français, tel enfin qu'il se montra aux spectateurs émus jusqu'aux larmes de ses malheurs. Celui-là est digne du supplice de Marsyas, qui, présumant trop de ses forces, ose disputer au grand poëte de la France la couronne qui lui appartient. Tel le soleil lorsqu'en plein midi il réjouit et vivifie les champs qu'il éclaire, tel autrefois apparut Corneille. Un autre [Voltaire] arrive, pâle lune à minuit, et veut se mesurer avec lui : c'est Diane qui oso défier son frère. Mais le soleil fend-il les nuages et se mon-
tre-t-il dans sa splendeur, on voit aussitôt pâlir le disque de la lune. De même Corneille relèvera la tête, lorsque tout le monde aura vu flétrir et s'user par le temps et la rouille le clinquant qui l'aveugle aujourd'hui. Mais, sachant ce qui arrive à d'autres, je dois prévoir, etc. »
« La préface est bien écrite, mais elle est trop longue pour la reproduire
« Huydecoper nous apprend pourquoi Y Œdipe de Corneille n'avait point jusque-là trouvé de traducteur; ou plutôt, dans un dialogue amusant, il en fait donner la raison par certain aristarque qui prétend que la pièce est la plus belle que son auteur ait écrite, et par là ne saurait être rendue en hollandais, que la Société littéraire Nil volentibus, qui a tout traduit, n'a pas osé s'y frotter, etc., jugement, comme on peut le croire, peu encourageant pour Huydecoper, qui venait d'achever sa traduction, et qui, malgré cela, ne laissa pas de la faire représenter. Le reste de la préface est consacré à la dissection de l'Œdipe de Voltaire, dont il fait une critique amère et généralement assez juste; il avertit le lecteur qu'il s'est permis de fondre en six lignes ce que dit Thésée dans la Ve scène du IIIe acte, depuis les mots :
L'âme est donc toute esclave, etc.
jusqu'au vers qui se termine par :
Et puis nous laisser faire.
« Ce morceau sur le libre arbitre, qui, d'après ce qu'en disent les commentateurs de Corneille, contribua beaucoup au succès de la pièce, aurait choqué les rigides calvinistes de la Hollande et empêché peut-être la représentation.
« La critique de la pièce de Voltaire dont nous avons parlé ne resta pas sans réponse. Dès le mois de mai de 1720, Huydecoper fut l'objet de vives attaques dans une revue mensuelle de Hollande. Il fut pris à partie aussi bien à cause de sa traduction qu'à cause du jugement porté par lui sur les deux tragédies d'Œdipe. Il n'était pas homme à se laisser réduire au silence, et, dans le courant de la même année, il fit paraître une réponse intitulée : Corneille verdedigd (voy. notre chap. XIXe). Malgré tous les arguments qu'il put faire valoir, la tragédie de Voltaire supplanta sur la scène holiaudaise celle de Corneille. Œdipe figurait encore au répertoire dans la première moitié de ce siècle. » V. L.
993. Edipus, Treurspel. Uit het Fransch van P. Corneille. Te Amsteldam, by Izaak Duim, Boekdrukker en Boekverkooper, bezuiden het Stadhuis, 1735. Met Privilégie. Pet. in-8 de 10 ff. et 96 pp.
Réimpression textuelle de l'édition de 1720.
994. [Sertorius, Treurspel. Gevolgt naar het Fransehe van den Heere P. Corneille. Te Amsteldam, 1714. Pet. in-8?]
Traduction en vers, par Jean Haverkamp.
Nous n'avons pas vu l'édition de 1714, qui n'a pas non plus été citée par Van Lennep. Nous la rétablissons à sa date d'après le privilège de l'édition
99o. Sertorius, Treurspel; Gevolgt naar het Fransche van den Heere P. Corneille. Te Amsteldam, by de Erven van J. Lescailje en Dirk Rank,op deBeurssluis, 1722. Met Privilégie. In-12 de o ff. prél. et 72 pp.,%.
Seconde édition de la traduction de Havercamp ; elle est précédée d'une dédicace à Georges Bruyn, seigneur de Hardenbroek, régent des hospices, directeur du commerce du Levant, etc., etc.
Le privilège est daté du 23 mai 1714, avec renouvellement du 1" juillet
La figure, que nous avons comptée parmi les ff. prél., est tirée à part ; elle porte ce titre : Sertorius : Treurspel.
996. Sertorius, Treurspel. Uit het Frans van den Heere P. Corneille, door T. A. Te Amsterdam, by Hendrik Bosch, 1722. Pet. in-8.
Nouvelle traduction en vers, par T. Arendsz.
« Le titre est orné d'un joli fleuron, représentant un jeune garçon sous un arbre auquel sont suspendus divers instruments de musique. On lit au bas la devise : Kies voorzigtig (fais un choix prudent). La dédicace en vers, adressée au sieur Adriaan Lever, porte la signature de Bosch, l'éditeur. Une notice qui suit la pièce contient une traduction de Y Examen publié par Corneille lui-même; il y est dit, en outre, que la traduction que Thomas Arendsz en avait faite existait depuis longtemps en manuscrit, et qu'on la revit et corrigea avant de la livrer à l'impression. La publication du travail de Havcrkamp fut sans doute cause qu'on jugea à propos de publier aussi celui d'Arendsz. Sans cela ce serait un fait assez curieux que ces deux traductions du même ouvrage paraissant simultanément, et cela longtemps après l'original. Quant aux traductions, toutes deux ont leur mérite, et l'on pourrait dire « que les beaux esprits s'y sont rencontrés » ; car maintes fois on remarque des vers exactement semblables chez l'un et chez l'autre traducteur. » V. L.
997. Otho, met de Dood van Galba, Keizer van Romen, Treurspel. Naar het Fransch van den Heer P. Corneille. Te Amsteldam, by de Erfgenamen van J. Lescailje, 1695. Met Privilégie. Pet. in-8.
Traduction en vers d'Othon, par S. van der Cruyssen.
Au titre, la marque des héritiers de Lescailje, avec la devise : Laboranter.
« La traduction est précédée du privilège et d'une dédicace à Madame
Anna-Élisabeth Hinloopen, épouse du sieur Joan Ewruyn Glimmen signée : Simon Van der Cruyssen,
« La traduction est faible, et, comme elle ne fut pas réimprimée, il est à présumer que la pièce ne réussit pas au théâtre.
« Mœe Hinloopen, à qui la pièce est dédiée, descendait d'une famille patricienne d'Amsterdam ; elle était régente des hospices, dont son mari était régent. » V. L.
998. Otho, Treurspel door Jacob Zeeus. Te Delf, gedrukt by ReinierBoitet, 1721. Met Privilégie. Pet. in-8.
« Seconde traduction en vers, par J. Zeeus. Elle est précédée de six vers en l'honneur de l'auteur, dont voici la traduction :
« Sur la tragédie d'Othon.
« Melpomène, accoutumée à parler un langage épuré, donna ce joyau à Zeeus, qui le traduisit en excellent hollandais, comme elle s'y était attendue. Elle a donné son approbation à cet ouvrage, et, comme elle estime l'art audessus de l'or, elle appelle du geste Othon sur la scène et en bannit les mauvaises pièces. J. Van Hoven.
■< Malgré l'enthousiasme avec lequel Van Hoven saluait cette traduction, elle ne put obtenir les honneurs de la représentation. » V. L.
999. Attila, Koning der Hunnen. Treurspel. Gevolgt naar het Fransche van den Heer P. Corneille. Te Amsterdam, by de Erfgen : van Jakob Lescailje, op de Middeldam, op de hoek van de Vischmart, 1685, Met Privilégie. Pet. in-8 de 2 ff. et 64 pp.
Traduction d'Attila en vers rimes, par M. Elias. Le privilège, daté du 19 septembre 1684, est accordé aux régents du théâtre d'Amsterdam, qui déclarent en faire cession aux successeurs de Jacques Lescailje.
« Le titre est orné d'un fleuron qui représente une grande ruche entourée d'abeilles, mais sans l'accompagnement des vieillards ni des orphelins. Au fond, le Parnasse dont Pégase occupe le sommet, et au pied duquel on voit Apollon et les Muses. Le tout est entouré de deux branches d'églantier, surmontées des armes d'Amsterdam, autour desquelles s'enlace une banderole avec la devise de la chambre de rhétorique : In Liefde Bloeiende. » V. L.
1000. [Attila, Koning der Hunnen. Treurspel. Gevolgt na het Fransche van den Heer P. Corneille. Amsterdam, 1728. Pet. in-8?]
Seconde édition de la même traduction. Elle n'est pas indiquée par Van Lennep, mais nous en donnons la date d'après le privilège de l'édition suivante.
1001. Attila, Koning der Hunnen. Treurspel. Gevolgt na het Fransche van den Heer P. Corneille. Te Amsteldam, by Izaak
CORNELIENNE.
Buim, Boekdrukker en Boekverkooper, bezuiden het Stadhuis, 1743. Met Privilégie. In-8 de 71 pp.
Troisième édition de la traduction d'Elias.
Le privilège, daté du 27 mai 1728, porte renouvellement du 18 octobre
« On a lieu de s'étonner qu'une traduction tout au plus passable d'Attila ait pu avoir plusieurs éditions. Quoiqu'elle soit encore mentionnée sur le catalogue des pièces qui composaient le répertoire courant en 1782, il paraît qu'à cette époque elle était abandonnée déjà depuis longtemps. » V. L.
1002. [Titus Vespasianus ; Treurspel. Gevolgd naar het Fransche van den Heere P. Corneille. Te Amsteldam, i714. Met Privilégie. Pet. in-8 ?]
Traduction en vers de Tite et Bérénice, par S. Feitarna. Cette première édition est restée inconnue à Van Lennep, mais la date nous en est fournie par le privilège de l'édition suivante.
1003. TiTts Vespasianus ; Treurspel. Gevolgd naar het Fransche van den Heere P. Corneille. Te Amsteldam, by de Erfgen: van J. Lescailje, en Birk Rank, op de Beurssluis, 1722. Met Privilégie. In-12 de 4 ff. prél. et 62 pp.
Réimpression de la traduction de Feitama; elle est précédée d'une dédicace à Philippe Serrurier.
L'auteur dit qu'il a changé le titre de la pièce de Corneille pour qu'elle ne fût pas confondue avec la Bérénice de RaciDe.
Le privilège, daté du 23 mai 1714, porte renouvellement du 6 février 1722.
1004. Titus Vespasianus, Treurspel. Gevolgd naar het Fransche van den Heere P. Corneille. Merkelyk verbeterd. Nooit te voren alzoo gedrukt.
Cette édition corrigée se trouve dans les Œuvres dramatiques de l'auteur (Tooneelpoezy van S. F[eitama] onder de Zinspreuk : Studio fovetur ingenium ; te Amsteldam, by P. Visser en A. Slaats boekverkoopers, 1735, 2 vol. in-4, t. II«, pp. 229-308).
« Feitama, dont nous avons déjà cité une traduction de Pertharite, était un poète estimé, surtout un bon versificateur. On a de lui, outre plusieurs pièces originales, bon nombre de traductions, une, entre autres, de la Henriade, et une autre, en vers, du Télémaque, » V. L.
1005. Surena, Veldheer der Parthen; Treurspel. Te Amsteldam, by Izaak Buim, boekverkooper; bezuiden het Stadhuis, 1738. Met Privilégie. In-8„de 5 ff. et 64 pp. Traductions en vers par François Ryk.
Les ff. prélim. comprennent 1 front, gravé par Punt, le titre, le privilège et une dédicace.
1006. Thomas van Kempens Naavolging van Jésus Christus, naar de Fransche Uitbreiding van P. Corneille. In Nederduitsche dichmaat gebracht.Te Amsterdam, geclrnkt voor het Kunstgenootschap en te bekomen by de Erven van J. Lescaille, 1707. Met Privilégie. In-8 de 8 ff. (y compris un front, gravé) et 151 pp.
Traduction des deux premiers livres de la Paraphrase de l'Imitation de Jésus-Christ, publiée par la Société littéraire Nil^volentibus arduum.
1007. Thomas van Kempens Naavolging van Jésus Christus, naar de Fransche Uitbreiding van P. Corneille. De tweede druk op nieuws in rym vertaald en veel verbeterd. Amsterdam, by de Erven van J. Lescaille, 1716. Met Privilégie. In-8 de 6 ff. et 1 15 pp., front, gravé par J. Luyken.
Seconde édition, revue et corrigée, de la même traduction.
1008. Thomas a Kempis Navolging Christi in gedicht naer P. Corneille. Gouda, 1710. In-8.
1009. Th. van Kempens Navolging van Jésus Christus, meest gevolgt naar de Fransche Uitbreiding van P. Corneille. Te Rotterdam, by Jan Daniel Beman, 1730. In-8 de 10 ff., 262 pp. et 2 ff. de table.
Traduction du troisième livre de la Paraphrase de l'Imitation, publiée par la Société Natura et Arte.