Ho v 1 kgedie. I I\iris. \ Chez Augustin
$ Imprimeur de || Monsieur frère du Atoy. dans
ta Palme. \\ M. DC. \V\.\l 1641 . Ane. Priuilege du Roy. lu-i de 6 n. et 109 pp.
ion des feuilleta prélim. : front. gravé, qui représenta le Coriaces ; il porte en tête le titre : // N • est nobilior.
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inatouret du graveur: Le Bnm inv.; /'. Dorrt fecit; <-i 4 lï. pour la dédicace .1 Monseigneur le Cardinal Duc : •
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lettre.
du 15 janvier 1639 ; elle prouve qa'Ho-
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dfv-r T Paris, chez
- . publiée dam 1 Parte de
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las Comedias de Lope de Vega Carpio; Madrid, Juan Gonealez, 1623, in-4, et reproduite dans le Tcsoro del Teatro espatiol, arreglado por I). Eugenio de Ochoa; Paris, 1838, în-8, t. II). On a cru à tort que Corneille avait emprunté l'idée du sujet à Lope de Vega : les deux pièces n'offrent aucune ressemblance. Nous pensons plutôt que Corneille aura voulu, de propos délibéré, s'éloigner des auteurs espagnols, et qu'en lisant l'histoire romaine, pour laquelle il avait une prédilection marquée, il aura fait choix de l'épisode qui l'aura le plus frappé, pour donner un pendant au Cid. La phrase de Tite-Live qu'il a prise pour épigraphe indique a elle seule cette tendance de son esprit. C'est de l'histoire romaine qu'il tire le sujet à'Horacc; c'est à la même source qu'il emprunte successivement douze autres de ses pièces. Il vit, pour ainsi dire, dans le monde romain et trace de son passé les plus saisissants tableaux.
Mondory ayant quitté la scène peu de temps après les premières représentations du Cid, on suppose {\vCHorace fut donné sur le théâtre de l'Hôtel de Bourgogne. Ce qui est certain, c'est que deux acteurs de ce théâtre, Floridor et Beauchâteau, le jouaient en 1657 (voy. le passage de d'Aubignac, cité par M. Marty-Laveaux, t. III", p. 251). C'était Mlle Beauchâteau qui remplissait le rôle de Camille, ainsi que nous l'apprend Molière dans V Impromptu de Versailles (1663). La troupe de Molière en donna, de son côté, quelques représentations. Le Registre de Lagrange en mentionne deux : le mardi 29 juillet 1630, avec une recette de 145 livres, et le mardi 9 décembre de la même année, avec, nne recette de 867 livres, ("est aux Précieuses ridicules, représentées en même temps que la pièce de Corneille, qu'était due l'affluence du public à cette représentation.
Le Répertoire dressé pour le Dauphin au commencement de l'année 1685 (voy. n° 9) ne mentionne pas Horace. Peut-être cette pièce était-elle du nombre de celles qui devaient être inscrites dans les feuillets laissés en blanc dans ce volume.
Parmi les acteurs modernes qui se sont particulièrement distingués dans Horace, on doit citer Monvel (m. en 1812), qui a laissé de grands souvenirs dans le rôle du vieil Horace, et Mna Rachel, qui a joué 69 fois le rôle de Camille, dans lequel elle débuta au Théâtre-Français (12 juin 1838).
D'après le tableau déjà cité de M. Despois, la Comédie-Française a donné 624 représentations d'Horace, de 1680 à 1875, savoir sous Louis XIV : 123 à la ville et 22 à la cour; — sous Louis XV : 121 à la ville et 12 à la cour; — sous Louis XVI : 19 à la ville et 2 à la cour ; — pendant la Révolution : 3 ; — sous le Directoire, le Consulat et l'Empire : 135 à la ville et 4 à la cour ; — sous la Restauration : 58 à la ville ; — sous Louis-Philippe : 66 ; — sous la République : 8 ; — sous le second Empire : 28; — sous la P^épublique : 3.
Vendu : 95 fr., exemplaire à relier, Huillard, 1870 (n° 591).
16. Hobace, || Tratredie. || A Paris, \\ Chez Augustin Courbé,
t ORN Kl I BNNE,
Libraire & Imprimeur \\ de Monsieur frère du Roy, dans
la petite Salle \\ du Palais, à la Palme. || M. DG. XXXXI
[641]. || Auec Priuilege du Roy. In-4 de 6 ff. et 103 pp.
Cette édition, dont la collation est la même que celle de l'édition qui précède, en diffère entièrement. Ce n'est pas un simple tirage avec des remaniements, mais une composition faite à nouveau. Nous avons eu la bonne fortune de trouver des exemplaires de l'une et de l'autre à la Bibliothèque de l'Institut (Q. 150. B). Voici comment on peut les distinguer.
Le frontispice de la véritable édition originale (éd. A), est d'un meilleur tirage ; dans B, l'impression est moins noire et la planche paraît fatiguée. La marque de Courbé, qui se voit sur le titre, est au contraire plus noire dans B, mais on voit que le cuivre a été retravaillé. L'observation que nous avons faite pour le frontispice s'applique aussi aux fleurons, qui sont les mêmes, mais qui sont usés dans B. Quant aux caractères, ils sont très-différents ; on peut surtout comparer la forme des z minuscules, des Q et des ï majuscules. Le texte des deux éditions ne présente pas de véritables variantes ; on relève toutefois dans B un certain nombre de fautes qui nous semblent indiquer que le libraire Courbé, voyant ses exemplaires in-4 sur le point d'être épuisés, aura fait faire une réimpression en toute hâte. Ainsi seulement peuvent s'expliquer les différences suivantes :
P. 5, 8« vers :
A : Ny d'obstacle aux vainqueurs, ni d'espoir aux vaincus, B : Ny d'obstacles- aux vainqueurs, etc.
(ce vers est imprimé en deux lignes) ;
P. il, 13o vers:
A : le pris sur cet Oracle vne entière asseurance, li : le pris cet Oracle, etc.
P. 17, 8c vers :
A : D'horreur pour la bataille & d'ardeur pour ce choix B : D'horreur pour la bataille, d'ardeur, etc.
Ces fautes sont nombreuses, et jamais ni Corneille, ni les personnes qu'il aurait pu charger de la révision des épreuves, ne les auraient commises, si l'impression ne s'était faite avec une grande précipitation. Sur un point seulement B est plus correct :
P. 10, 16c vers :
A : Et nous faisant amant, il nous fit ennemis, B : Et nous faisant amants, etc.
C'est là une légère faute qui a pu échapper à Corneille, beaucoup
nini.KXlRAPHIK
plus facilement que des vers faux. Du reste, les typographes se sont astreints à reproduire l'original ligne pour ligne ; ils ont même reproduit, dans B, des fautes bizarres, comme celle-ci, p. 10,
Ynissant nos maisons il des vnit nos Rois.
Nous donnons avec soin tous ces détails, au risque d'être accusé de minutie excessive ; outre qu'ils ne sont pas sans intérêt pour les éditeurs de Corneille, ils peuvent exercer une certaine influence sur le prix des livres dans les ventes.
17. Horace || Tragédie. || A Paris, || Chez Augustin Courbé, Impr. || & Librairie de Monseigneur Frère Vnique || du Roy au Palais, à l'entrée de la || Gallerie des Prisonniers, à la Palme. || M. DC. XXXXI [1641]. || Auec Priuilege du Roy. In-12 de 6 ff. prél., 106 pp., inexactement chiffrées, et 1 f. pour le privilège.
Collation des feuillets prélim. ; frontispice gravé qui représente Romulus et Rémus, supportés par des attributs guerriers, et tenant un rideau sur lequel on lit : Horace, tragédie; une banderole enroulée autour des attributs contient ces mots : Nec ferme res a?itiqua alia est nobilior titus lia' l-p° [sic], enfin un bouclier porte le nom de Courbé, avec la date de 1641; titre imprimé; 4 ff. pour la dédicace et les noms des Acteurs.
Nous avons vu, à la librairie Caen, un exemplaire, où l'adresse du libraire était ainsi disposée : A Paris, \\ Chez Augustin Courbé, || Impr. & Libraire de Monseigneur || Frère Vnique du Roy, au Palais, || à l'entrée de la Gallerie des || Prisonniers, à la Palme.
Le privilège, qui occupe le dernier feuillet, est le même que dans l'édition in-4, avec l'achevé d'imprimer du 15 janvier 1641.
La pagination est régulière jusqu'à la p. 96, dernière du cahier H ; puis elle reprend, par erreur, à 79, et se continue ainsi jusqu'à la fin du cahier 1 (79-88). Cette erreur se trouve dans les deux catégories d'exemplaires.
La justification est de 105 mm. sur 58.
18. Horace. Il Tragédie. || Imprimé à Rouen, & se vend \\ à Paris, || Chez Augustin Courbé, \\ au Palais, en la Gallerie des || Merciers, à la Palme. || M. DG. XLVII. [1647] || Auec Priuilege du Roy. In-12 de 4 ff., 74 pp. et 1 f.
Au titre, un fleuron représentant un panier fleuri. La dédicace à Monseigneur le Cardinal Duc de Richelieu, occupe les 5 pp. sui-
CORNELIENNE.
vantes. Au verso du 4° f., les noms des Acteurs. Le feuillet non chiffré qui suit les 74 pp. est occupé par le privilège reproduit in extenso. Ce privilège, daté du 11 décembre 1640, est donné à Courbé. A la lin : Acheué (fimprimer le quinzième lanuier, mil six cens quarante-vn. Cette édition fait partie du recueil de 1047.
19. Horace, || Tragédie. || Par P. Corneille. || A Paris, || Au Palais. \\ Chez Guillaume de Luyne, dans la Salle des || Merciers sous la montée de la Cour des Aydes \\ à la Justice. || Estienne Loi/son, <nt premier Pillier de || la grand' Salle proche les Consultations, \\ au Nom de Jésus. \\ Pierre Traboùillet, dans la Galerie des || Prisonniers, à l'Image S. Hubert, & à la Fortune || proche le Greffe des Eaux et Forests. || M. DC. LXXXII [1682]. || Avec Privilège du Roy. In-12 de 2 ff et 64 pp., chiffr. de 77 à 140.
Extrait de l'édition du Théâtre de 1682, précédé d'un feuillet de titre et d'un feuillet pour VExtrait </"■ Privilège.