ANALYSE DE DERTE AUS CRANS PIES
If PART. Livn.i. bien. — Le samedi, ne vivait que de pain et d*eau; — Tous les vendredis revêtait la haire — En Fhonneur de Jésus, qui. pardonna à Longin — Et en l'honneur de la douce mère dont Dieu voulut naître. — Berle n'oublie pas le roi Pépin, elle prie pour lui, — Pour que Dieu le garde, et pour qu'à la fin son àme trouve merci. — Elle regrette aussi son père, le roi Flore, — Et sa mère nianchefleur, qui si doucement l'avait nourrie : — c 0 ma mère, h dit-ollc, comme vous auriez le cœur marri — Si vous saviez i> comment la serve m'a trahie ! — Vous m'aviez mariée à un » riche mari, — Mais aujourd'hui je suis mariée à Dieu, qui ja- B mais ne mentit. — C'est le Roi souverain, en qui j'ai pleine con- » flflnce. — Puisse-t-il être votre gardien, je l'en prie de tout cœur. rt — Qu'il garde aussi mon père, le bon roi, le hardi chevalier!.* »
i/iimornncn ï' ^^^ IciTips crarrlvor au donoùmont de ce drame :
i-ni c.nîin'^r.'îunnuo dénoùiiiont qu'll n'cst pas d'ailleurs bieu difficile de pré-
}U'rio. iAiP-mijtM '¥oir. Il était nécessaire qu'un jour la lumière se fit sur
*^•ullm'«^' le complot des ennemis de Berteet que, suivant l'ex-
nontrc« pression populan^e, Imnocence triomphât. 11 nv a pas
aiipiaUdcPoiMii. encore aujourd'hui de hon mélodrame sans ce triomphe
définitif, et rien n'atteste plus éloquemment la force de la morale que le besoin si vivement senti d'un dénoûinent si conforme h ThonncMeté naturelle. Le peuple déleste les traîtres ; au théâtre même il leur montre les poings. Margiste et Tibert ne pouvaient pas triompher dans le roman de Berfe, Le poëte a trouvé ici une péripétie des plus heureuses pour amener la confusion (l(^s traîtres et la réhabilitation de Tinnocence. Il a de
« colanta viltés. — Ah ! malvas fnme, cun lu m*ais cngaiiés ! — Ncn cnitoi<ï mio » deccste falsilû; — Por grant amor co t'avi amenés, — Plu V onorava que lu ■ fusi mego ençcndrés. — A ! raïna d'Ongaric, qucsto vu non savés — D' esta » grani poinc o* je sonlo cntn'^s ; — Jamais de moi non savcri mcso ni anbasés ; » — Ma Ventura m'esl contraria aies. » — Quant asa* cla s' oit lamentés — Et usa* oit c planlo e plurés, — Le visose scgno, à Deo fu romandes. » (Kflit. >lussaQa, vers 9r)<».973.) * Rerle an? grawt pies, couplet mx, pp. 82, 8:î.