‹ Bibliographie des chansons de gesteChapitre 25 sur 150 · IV. TrahisdR · texte numérisé non relu

IV. TrahisdR

do

Danemont,

fib du roi jpalon.

G(5ncro$itd

de Gamhca.

Uéraitc

des païens.

' La Chevalerie Ogier de Danemarche, vers 1538-1793.— " Vers I79i-19i2. -* Vers 1943-2011. — * Vers 2112-2110. — ' Cette particularité est tirée du Charlemagtie de Venise, et c'est le seul trait que nous lui empruntions en loul notre résumé. (Voy. liomwarl, par Adalberl Kellcr, p. 70.)

cil Franco.

62 ANALYSE DES EyFASCES OGIEH,

" **rnl*p"i'v"' '' colère. lisse précipitent sur Danemont, ils le battent,

ils le poursuivent, ils sont vainqueurs. Et c'était fait (les païens, c'était fait de Corsuble,-si tout îi coup il n'avait reçu des renforts inespérés que lui amènent les Sarrasins d'Espagne. Le père de Danemont, qui allait abandonner Rome, jette alors un cri de triomphe et déjà se croit à Paris*.

Cependant Ogier est toujours au fond de sa prison, et

ses geôliers délibèrent s'ils ne le mettront pas à morl^.

V. Le Sarrasin lluc nouvcllc bataille, la dernière sans doute, est

roi doMiioivn) immuieutc. Le poète, qui ne s occjiipe guère de 1 unile

grand combat dc sa chausou, abaudonuc ici Caraheu à ses destinées

pa^TSir^nc. désormais obscures et oppose à son Ogier un autre

dc»'chr"uens cnucmi moins digne de lui. Cet ennemi, c'est le roi de

Tîle Maiolgre, c'est Brunamont ^ qui, sous les yeux des

Français, vient d'accomplir les plus beaux exploits.

Le vieux Corsuble, qui est étrangement variable et se tourne toujours vers le soleil levant, salue dans ce Brunamont le libérateur attendu. 11 lui promet sa fille, qu'il a déjà promise à Caraheu, qu*il promettrait demain à un troisième, si Brunamont était vaincue

Ogier cependant s'indigne contre une telle félonie : il aime Caraheu, et se montre prêt à défendre le droit de ce fidèle amant de Gloriande^. Mais il ne peut luttci^ contre Brunamont sans être mis en liberté. On le fait sortir de la chambre de Gloriande, qui lui a servi de prison, et l'on arrête les conditions du combat qu'il va livrer au c( roi de Maiolgre ». S'il est vaincu, les Français devront se retirer de l'Italie et repasser les Alpes. Le Danois accepte^. 11 a contiance dans la bonté de sa cause. Et en effet, on ne saurait assez admirer cette lutte de géné-

* La Chevalerie Ogier de Dnnemarche, vers tlSl-'i^'H. — ' Vers ilil-2l8(î. — • Vers 2393-2^0. — * Vers 243 1-2 404.— ' Vers 2495*2501».— ' Vers 2525- 250U.

ANALYSE DES IdWANCES OGlEli. 63

rosilé entre Caraheu, qui tout à l'heure, à cause d'Ogier, s'est livré aux mains des Français, et Ogier qui, pour Caraheu, va se mesurer avec un si redoutable adversaire. Le combat formidable commence ; il n'a pas de longues péripéties, et bientôt Ogier étend Brunaniont roide mort à ses pieds ^ Un cri de triomphe retentit dans le camp des chrétiens et annonce aux Romains la délivrance de leur ville. Épouvantés, les païens se débandent, et l'on voit bientôt Corsuble disparaître loin de Rome avec ses soldats honteux^. Pour la seconde fois, Charlcmagne fait son entrée solennelle à Rome, et le Pape y rentre avec lui. Caraheu, invité par les vainqueurs a recevoir le baptême, se refuse à une conversion qui lui semble à la fois trop rapide et trop intéressée : Charles a le mérite de voir une vraie noblesse d'àme dans ce refus que toutes nos autres Chansons de geste jugeraient digne du dernier châtiment, et le grand Empereur donne la liberté ù Caraheu et à sa fidèle Gloriande^ Cependant toutes les basiliques romaines qui avaient été profanées par les Sarrasins reçoivent une nouvelle consécration, les autels sont de nouveau bénis, l'encens fume, la joie est partout, et Charles, couvert de gloire, acclamé, chéri, reprend ti-an(iuillement le chemia des Alpes à la tête de son armée victorieuse et reposéeV..

• La Chevalerie Ogier de Danemarche, vers 2635-3041. — ■ Vers 3042-3052. ' ' Vers 3053-3073. — ' Vers 3074-3102.

Il PART. LIVn. I.

r.iixi». IV.

ANALYSE DES E^FAyCES HOLAyD.

Il PART. I.IVR. I.

CIIAP. V.

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