PREMIÈRE HALTE AU MILIEU DE LA LÉGENDE
DE CHARLEMAGNE — DISTANCE PARCOURUE JUSQU'iCI
Il ne sera pas inutile de nous arrêter ici durant quel- nésnmd succinct ques instants et de jeter encore un regard sur tout le chanwnsdeVsi' chemin que nous venons de franchir. Déjà six chan- om ëic'ï'naiysdcs
* , ^ •* plus haut;
sons de geste ont ete racontées. Déjà nous avons lié
connaissance avec les plus illustres héros de notre cycle,
et la lumière se fait dans notre légende. . . . Charlemagne
règne en paix. On a presque oublié les rudes épreuves
de sa mère et les âpres douleurs de ses enfances. Il y
a tant de splendeur autour de son trône qu'on a quelque ^^ ^^^^^
peine à se figurer que c'est là le fils de cette Berte « qui *"Jt57Sîr'4"
fut au bois », qui fut injustement condamnée par Pépin, * ^'''" ^^^*
qui fut recueillie par Simon le voyer, et dont la beauté
chaste éclaira si longtemps les ombres de la foret du
Mans '. Encore moins peut-on se persuader que c'est là j,, |^^„,^,^
cet orphelin dont le trône fut injustement usurpé par Enfanc^îchavic.
les deux seçfe, par les deux bâtards de Pépin, et qui fut ^iSTy^im^t
forcé d'aller cacher à Tolède, parmi les Sarrasins, l'éclat du charumaonr
déjà trop vif de sa gloire adolescente. Quoi ! c'est là ce Girard d'Amiens.
Mainet dont la gloire a grandi au milieu des païens ;
c'est là le jeune amant de Galienne, c'est là le jeune
vainqueur de Braimant '^ ! Oui ; et c'est là aussi le libé-
• Btrle ans gratis pies ; Charlemagne de Venise (l** branche : Berta de U gran pie). — • Mainet, Charlemagne de Venise [^ hranche : Enfances Chu^ lemagne) et Charlemagne de Girard d'Amiensi
II PART. LIVR. t.
CUAP. VII.