RÉSUMÉ DES SIX PREMIERS CHAPITRES
râleur de Rome deux fois déjà menacée ou occupée par
les mécréants ; c'est là le grand roi devant qui trembla
le jeune Danois, fils de Geoffroi; c'est là celui qui
do la assista aux premiei^s triomphes d'Ogier *. Roland est son
cl de» neveu, Roland qui naquit, misérable, au milieu d'une
Enfance» Ogier, ' n n ' »
àoêEnfancet ^^^^^i cxposé dès sa naissaucc à la colère de l'Empe-
iioiand, Y(t\xv ; Roland, cet Hercule chrétien, corps gigantesque,
Ame immense; qui sut réconcilier sa mère et son père
avec Charles *-; qu'on ne put retenir au château de Laon
à'Aipremoni quaud souua Ic clairou de la grande guerre contre les S^rasins; qui, avec des rugissements de jeune lion, brisa sa cage et rejoignit l'armée chrétienne; qui se jeta sur les païens, tua Eaumont et conquit Durandal ^ Et Charlemagne, grâce à Durandal et à Roland, est venu r;.nJ^^^vi.»]. ^ bout d'une révolte terrible de ses vassaux du Midi :
(jirart de \tane,
Girard de Viane vient de tomber aux pieds du grand Empereur. Mais les païens ont envahi la France, et déjà l'Empereur de France marche à leur rencontre*...
Autour de lui apparaissent ces grandes figures d'Ogier, de Roland, d'Olivier, d'Aimeri, de Naimes, que nous ont fait connaître nos premières chansons. Ogier appartient à la geste de Doon, Aimeri à celle de Garin. Voilà tous nos grands cycles dignement représentés.
El les neuf poèmes que nous venons d'énumérer nous ont offert une variété merveilleuse. Il en est trois qui appartiennent véritablement à la première époque de nos Chansons de geste, qui sont profondément primitifs, féodaux, sanglants : c'est Ogier , Maincl et Girars de Viane. 11 en (îst d'autres qui appartiennent à une période plus civilisée, plus élégante, comme Aspremont. Il en est
* Chevalerie Ogier de Danemarche (l" partie); Enfances Ogier ^ par Adenct; Charlemagne de Venise (4' branche : Enfances Ogier). — • Charlemagne de Venise {T ihraiiclie : Enfances Roland). — ' La Chanson dWspremont. — "* Girars de Viane.