‹ Bibliographie des chansons de gesteChapitre 56 sur 150 · NOTICE BIBLICN;B%PII1QI E ET HISTOBIQI E SI B LE BOM%\ D · texte numérisé non relu

NOTICE BIBLICN;B%PII1QI E ET HISTOBIQI E SI B LE BOM%\ D

Wl^ i. — I. liir.U«.M;nAl»HIK. — l 1>\tk i-r. w r.Mi\»>iT:MN. .1;:; . >v\,..i rîiul*ur de VUnloirf f' h tfju-* tie Ci'?'/<!'"r<î«;Mr. st.î:! l'iiMxri* iI'imi jon^liun brei.iii Jiixiir ^i^*c!•• • . M. l'aiilin l*iri> iv^;ir.lo o lî • •. iMn>»u . ••:n;ii.vi\.»nt rir oiniposH,.' t vers la lin ilu \ll '•i«"cii\ Viis li' i ..':n!ii.':i- »'îiii'i;t *\u mi; . |i;ir un lri»u\ère lin ili«»Ct*S'? de S;iini->lal«» . T.'' 'iiTil y a ilo («m Uni, Oi'^t iiu'il e>'. <I«"-lion ilans ce |ioëiiie tie raroliext'i hé «le D.»!. (»••, ou I I*J'.». !»•»! a i-.'<m' ilVtr.' '"••Miiélrt»|iolo, et voilà de qiuti ilél'Tuiin'T une ilaîe plu* i\a:lt\ Tnute ra«"iioii. •i'^nll'.urs, se meut dans une atrn'.»<|»liëre à ni«.»iliê lii>;'.iriin •. Vnlonr ilo r.!iaii«*>. on s»'ul |MT>4inna^e pnisvnniuenl liyeiid-t'iv app.'r.iil, «''^vi >airnfs. l.t's aulroN 'Wiipa;»nons «lu grand enipePL'ur s-mU des Brel<»ns : t'.>n.'\n «le l.e«Mi. Mena» ''•?hrcsU ISipcdelktl, Salunion, plus Urd n»i de ilivl.ïjrne. IlénuMi de Morlaix,- {ili^loire litiérnire, XMI, XiK^.i II ne faut pas onMier que, selon Kj^inh.ird, ll'iland lut « préfet de 1 1 Marche df IJrela^ri»' », el «pie le roman dMr^i/i/j sr '"•'l'Koclie tlavanlajîe do eelte tradition historique qu»' la plupart de nos autretliaiisoiis. --- '1' Al TKLii. .4n/Min e>t anon>ni.'. - .'{ .Nomiuu: uk nkhs kt n\h ur i>î U >ERsiFicvTio.v. Li" lîoman trAajiiin est «*i»n*.erv»' dan> un seul nianu>ent incoin|ilrt: nous en possédons à peu près trois mille vers, ipii sont des déeas>llalte> ***"n;un;«'s par la dernière syllabe ou rinii'S. — 1' Mam.sj.kns qii sont ivvunkm.s ^•>'jl'*A NOUS, l'n >eul mamisorit «lu xv sièdi» (Hildioth. nation., fr. i:i:i;ii, dont une copii» moderne est eon>ervéi' à l'Arsi'nal i \\. L. K..1 •)(»!. Ce mamis(*rit e>t d'nnr •'Xccution plus que médioeie: le< vers Taux y ahondenl : n S'il rous pirst, hcon *''**• fOM-sriZ/iV 5, — Prnifi im'siifjiers, au roy Irs a ruiuujoi — A'/ lui imimlr: ({uil !toH haplisei » If' I r'j : rtc, ete. Dans les marjri's se trouve un sonnn.iiro di; poriini». — Le manuscrit d'.l(//f/</i avait appartenu à r.olherl : il portait If " •»iyidansranciiMir.atali»^ut' dr>.'smanus('ril>. Ou lisait, sju- la feuille de j,'ar»lr, •^ note suivante : i- (>. manu>rrii, qui est uni(pn' et qui ne vi» innixi' m à |,, Hibliollièque du ll«»i ni ailleurs, a été trouM- sous les riiiiws du m(MJa>lère de»^ Rwollols de l'île de <".•'/. ambre, près le fort d.' la CiuhIh'i', à trois Ireuivs d«- ^'•inl-Malo, «pie les Anglais brùlèn'Ul et dénudinMil Imsrprils dest-endirenl «iîïns le tenqis du b-.»nib ird(MU(?nl de Saint-.Malo. Il y a juès d<* lroi«* mille \j'r>. ^DS commencemenl ni lin. u El voiri le litre moderne imposé à notre roman : m. tW

Ai! *'*"•■'

354 ANALYSE h'ACQUlN.

" 'I.w/mv; '■ Fi'ance. Il s'indigna de la hardiesse de ces bandits de la

mer, comme d'un véritable crime de lèse-majesté; mais surtout il prévit que la faiblesse de ses successeurs leur ouvrirait bientôt les portes de ses meilleures villes et

• Cy ensuit le discours d'une Conqueste du roijaulme de Brelaigne- Amioricque ■ faite par le preux Charlonmi^no, roy de France, avant son coroneincnt à » TËmpirc environ dix ou douze ans, contre un roi sarazin nommé Acqutn qui M habvoit possédé le dit reaulnic par Tespace de .\xx. ans, saufs Dol, Rennes » et Yennes. Duquel Aquin , coroné à Nantes, est mention en la Cronique de n liretaignej au second livre, chapitre de la sépulture des chevaliers occis » à Roncevaulx. On pourra voir la Mer des histoires, Cronica cronicorum etaui- » très pour bien conjecturer les temps et entreprises' dudit Charles.... Ledit » Charles' recite en lan^ça^o et rilhme assez sentant son antiquité, plus à priser » que nouvelle rheti)rii|ue qu'on y pourroit dresser. » (Note du seizième siècle, sur le feuillet de garde du ms. delà Bibl. nation.) = .V Édition imprimée. Le roman ô*Acquin est inédit. Nous croyons savoir que M. Auguste Longnon, d*une |Kirt, et, de l'autre, M. Jou<m, en préparant une édition. = 6" Travaux dont ce roman A ÉTÉ l'objet. Si l'on en excepte la Notice de la BibliolUèque historique du P. Lelong (édition Fevret de Fontetles, III, 3'.)9, n" 35350;, nous ne connaissons d'autre travail direct sur Acquin que l'excpllente Notice de M. Paulin Paris au tome Wll de Vllistoire littéraire (p. 402-411), et les quelques lignes de M. 0. Paris dans son Histoire poétique de Charlemagne (p. 296). Dans sou excellente Histoire de Bertrand Du Guesclin (p. 3), M. Siniéon Luce nous fait connaître les prétentions généalogiques de la famille de son héros : « Otto famille, dit-il, prétendait remonter à un Sarrasin nommé Acquin, roi de Bougie, établi en Arniorique, d'où il aurait été chassé par Charlemagne. » El M. Siniéon Luce renvoie sr>s lecteurs à notre poème. Mais il va plus loin, et il est le premier qui ait signalé le curieux récit de Froissart {Chroniques^ liv. III, chap. XXX) où Guillaume d'Ancenis, à propos de la vraie forme du nom de Du (luescliri, que le chroniqueur avait prononcé « de Claiequin >, raconte à sa manière la légende du roi Acquin. Ce réoit nous prouve (|u'il avait circulé sur Acquin une autre tradition épique et, très-probablement, une chanson difTérente de la nùtro. Mais ce qu'il y a de plus certain encore, c'est que Du Guesclin tenait à cette origine; c'nstcpi'en dos Lettres de rémission de juin 13G5, où il est question du siège |>ar Du Guesclin de la forten*sse du Molay Ikicon, son nom est écrit llertran Ou Guiiaquin (Siméou Luce, I. 1., p. r>()5) ; c'est que Catherin»' Du Guesclin, dernière héritière du nom au conmiencement du XV' siècle, et qui porta dans la famille des Rieux la plupart des terres ayant appartenu au connétable, signait toujours : " DuGué-Aquin. » (Voy. plus bas aux Varumtes et modilications de la légende.) —- 7" V.vlki'r littkuaiuk de la CHANSON D'Acyi'iN. (î'est un de n(»s poi'ine.^ les moins vivants et les plus médiocres. Nul intérêt dans l'action, nul charme «lans le style. Par bonheur, quelques épisoiles sont vivement traités, cl notannnent celui de la détresse et de la délivrance <le Naimes. tenant à ré[>isade de o la femme au vieil lloel de Nantes «, il est sans douli* coi)ié sur un chant populaire, sur un chant breton. Mais tout le reste n\'st guère que banalité et platitude.

11. KLDIKNTS 1I1ST()RIQI:KS Dlî ROMAN WACQIiy.— ihi peut scienlifi- «[uement établir les propositions suivantes : l" Dans le roman dWcquin, il n'y a aucun fait qui soit immkiuateme.nt historique. — 'i^ Il est certain que Charlemagne a entrepris plusieurs ejcpéditions contre les Xormands enrahisseurs de la France. Or les païens, dans notre roman, bont souvent appelés A'or<*trw, Norois :

AiNALYSË b'ACQUIN. 355

que sa mort serait le signal de leurs victoires. Cliarlewagnene se trompait pas : les Normands devaient bienlût triompher et imposer leur nom à l'une de nos plus riches provinces.

• Crani fu la noise des gens de nort pays « (f» 10 r") ; etc., etc. Notre poëmc p^falt sortir de ces souvenirs très-vifs que laissèrent les Normands partout où Ils passèrent, et surtout en Bretagne, où ils furent plus longtemps détestes '||^ iiilleurs. Les Chroniques contemporaines de Charlcniagne parlent, plus d'une "**s, des efforts du grand Empereur contre les pirates du Nord. En 8CM», il eiiar- S^son fils Charles de Iciir donner la chasse {Annales dites d'Eginhard, ann. 806). "^810, il les voulut jeter hors de la Frise et des îles voisines {ibid., aim. 810). Dans sa Vita KaroU^ Eginhard est encore plus explicite: «Cuntra Nortman- ' DOS qui Dani vocautur primo pyralicam exercentes, deinde majore classe lil-

* tora Galliœ atque Germaniœ vastantesy bellum susceptum est » (cap. xiv). Et plus loin : « Molitus est et clas::ieiii contra bclluni Nortniaunicuni, (cdiiicatis

*« ad hoc navibusjuxta flumina... quia Sorlmanni Gallicum littus atque Germa- ' nicum aitsidua infeslalione vastabant » {ih'ul.y cap. wii). Enfin on se rappelle les dernières appréhensions de TEnipcreur au sujot de ces barbares (|ui venaient piller ses cités presque sous s»;s yeux [Moiutclius Sancli Gallif lib. II). — 3" Charlemagne a eu éfjalemrnl à lutter contre les Bretons et à soumettre toute ta jtetite Uretagne. <^*estce qui est attesté par l'autinir des Annales faussement attribuées à Eginhard, et par Eginiiard lui-méine. En 78(> : v Exereilum M iiiBritannianicismarinam (Carolus) miltere constituit. » Los Bretons lui refusaient le tribut avec cet entêtement qui leur est propre ; mais: n Missus illucmensuc « regiije pra^posilus Audulfus perfidu; gentis contumaciam mira celeritate com- « prcssit. B {Annales^ ann. 78(i.) En 79U, la Bretagne semblait tout à fait soumise et pour longtemps : « Videbatur «piod ea provincia tum esset ex toto « subacta; et esset, nisi perfid.ie gentis instabilitas cito id aliorsum more solito « commutassct. » (.l/{}ia/^.9, ann. 700.) « Domuit et Britonos... >< [Eginfinrd, Vita Carolif cap. x.} — i"En résumé^ toute Va /fabulation de notre roman dérive vaguem mmt de ces deux grands souvenirs : les victoires de Charlemagne sur les Sîormands et sa conquête de la petite Bretagne.

ill. VABI.\NTES ET MODIFICATIONS DE LA LÉC.ENDE. - 11 a existé, lonunc nous Favons dit plus haut, uno autre fornif de la légende d'Aequin, cl qui avait sans douti' donné lieu à un autre poiMur, anjounThui disparu. Par bonheur, Froissart uousenadoimé une ciiarinanlc analyse dans ses Climniqnt's (111, cha[). x\\, èdit. Kervyn deLeltenhove, Xli, p. !2-."i cl miIv.;. Doih', Froissart raconl*' qu'il cheuiinuit un jour avec Fiuillaumc d'Ancciiis et que, devant ce cl)c\alier, il prononça le nom de x CiaiiMfuin <>. (■uillauine ir.Vncenis se prit à soinire et lui lit observer que l'on d»*vait «lire messire Bcrlran du (ilay-Aquiii, ci <-iMnment •• ce surnom hiy vint ancliierm<'ni»'nt, vobui ce qut? j'ay oui n'cordcr lc*i anciens, • <;t au»si c'est chose toub* v«*rilalde : car in\ la trouve en escript <'s anciennes ■ hi»toires et chroniques de BreUiigne ». Fruissart, atlViancb' par ces p;iroles, demande abirs àCiuillaume d'Ancenis de lui raconter « riiistoire ^o rancienne gc*t«' et exlra»iini di' ine>sire Bcrlran j». (înillaume ne se f.iil pas prier, el raconte l'histoire suivante, on fuvi iuks-i-iiod.vblkmkm l'an\i.\si: u'vsï. ancifank ilHANsu.N" lit liEMK. « Au lems que le graul Charles de France rej^nfut cpii fut si gr.'int conquereur et (pii tant augrntMila la sainle chrolieutt' et la ni>idc courunne de France, et fui empereur de Unuu', roi de France el d'AlIemaigne, et gisl à Aix-l.i-r.hapelle, «e. r«»\ Ch irb's, si c<innue <iii li>l el Ireuvi' es ch»niquet^ et jiesle.s .incliit-nues (e;ir >iui> s.i\«"« qih' li)ule l.i eiMïi;n«M>>aiu'e di* m'

HPAIIT. Ll CHAP. X

II PART. LnH. I.

CRAP. XfV.

356 ANALYSE DMCOIVA*.

Quoi qu'il en soit, le souvenir des Normands élreste fort vivement gravé dans la mémoire de nos pèrc^-^ Ils en vinrent bientôt à confondre ces Sarrasins du No-^^^ avec les véritables Sarrasins, et a leur donner le no

monde rclournc par l'escriplure, ne sur aulrc chose de vérité nous ne somni^^ fondés fors que par les escriptures csprouvées;, fut en Ëspaigne par plusieuJ fois, et plus y demoura une fois que les autres. Vue fois, entre les autres saisons, il y demoura noeuf ans, sans partir, ne retourner en France; mais tousjours conqueroit avant sur les ennemis de la foy. » = En ce tems avoit ung roy fort puissant Sarrasin, .qui s*appeloil Aquin, lequel roy estoit de Bougie et de Barbarie à l'oppositc d'Espaigne et des cirronstauc»*s : car Espaignc, mouvant des Pors, est grande à mer^-eilh's ; car tout le toyaulme d'Arragon, du Navarre, de lUsquaie, de Portingal, de Coynibres. de Lussebonne, de Soviilc, de Thoulette, de Cordouan et de Lyon, sont enclos dedens Es()aigne, et jadis conquist le grand roy Cbarlemaine toutes ici>IIes terres et roiaulmcs. En ce séjour que il y fist, le roy Aquin, qui roy estoit de Boughie et de Barbarie, assambla ses gens en grant nombre, et s>n vint par mer en Bretaigne et arriva au port de Vennes, et avoit amené sa femme et ses enfTans, et se amassa là entour ou pays et ses gens aussi s'i amassèrent, en conquérant tousjours avant. Bien estoit le roy Cbarlemaine infourmé de Tentreprinso de ce roy Aquin qui se tenoit en Bretaigne, mni< il ne vouioit pas pour tant rompre, ne deffaire son voiage d*Espaigne, ne son eni[>rin>e. Et disoil : « LaissiiVlc » amasser son arroy en Bretaigne; ce nous sera ung petit de cfiose à délivrer » le pays de luy et de ses g»Mis, après que in)us aurons acquitlié les terres de • deçà les mhus et tout réduit à la foy chrestienne. • = Le roi Aquin, sur la mer, assés près de Vennes, fist faire une tour moult b«'lle. que l'on appeloit le Glay, et là se tenoit ce roy Aquin trop voulentiers. Si advint, quant le roi Cbarlemaine ot accomply son voiage et acquitté Oallice et Ëspaigne et tontes les terres encloses dedens Kspaigne, et mors les rovs snrrazins, et bouté hors les mescroians et toute la terre tournée à la foy chreslienne, il s'en retourna en Bretaigne et mist sus ses gens aux ciiamps. Si livra une bataille grosse et mer>eilieuse contre le roy Aquin, et y furent nuus et «lesconfis tous les roys sarnazins et leurs gens qui là esloient, ou en partie, tellement que il convint ce roy Acquin fuir; et avoit sa navic toute preste au pii.Ml tle la tour du Glay. H entra dedens, el sa fenmieetses enlTans, irnis ils furent si iiastés des François qui l(*s cliassoient, «jue le roy .\«M|uin et sa frinine n'rnriMil loisir de prendre ung [)etit-rils qui dorinoit en O'ilc tour <'t avoil environ ung an; mais ils esquip<irent en mer, et se sauvèrent re roy et sa femiin» et ses enfTans. ~ Si fut trouvé en la tour du Glay ce jcuiK^ eiifTaiil, el fut |)orté au roy Charlcniaigne, qui en eut très-granl joyi' rt voult cpr' il fuist b;»plisié; si le fut, et le tindreiit sur fons Rolant <'t Olivier, et ot nom eiUuy «Millant Olivier, rt luy donna l'Fjnpereur bons niaiiibours pour le garder et gouverner rt luite la terre que son père Aoijuiii avoit aoipiisc eu Ibelai^'ue ; et fut roi enfîanl, «piant il vint en eage «l'Iionime, bon clicvallicr, s.ii^'e el v.iillaul, el ra|>prili)if»iit les gens Olivier du Glay-Aquin, pour tant (ju'il avnjt e<U'î trouvé eu la tour <lu Glay et que il avoit esté fils du roy Aquiu niesereaul. cpii oncqucs p\\\< en Bretagne ne retourna, ne bomrne de p;ir luy. - Or vous ai-ji; racfunptê la première fcunlalion et VJ'nue de inesisire lîerlrau de Claiei|uiu. que iums deussions dire du Glay-A(piin. El vous dv que messire Berlran disoil, «pianl il ot bouté h«>r8 le roy dam Piètre de sou roiauluie de (/islille et courouué le roy Henry de Castille et d'Kspaigue, que il s'«'u vouioit aler ou roiauline de Bougie (il ne Rvoit que la mer à traverser), et disoit que il vouioit reconquérir son royaulmc

II PART. LIVR. I

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