‹ Bibliographie des chansons de gesteChapitre 76 sur 150 · NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE ET HISTORIQUE SUR LA GHA!\SON DE · texte numérisé non relu

NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE ET HISTORIQUE SUR LA GHA!\SON DE

» GDI DE BOURGOGNE».—!. BlBLIOGHAl'HIt:.— l*" DATE DE 1A COMPOSITION. * Gui de Bourgogne est un poomc du xii* siècle. = S** Acteur. Olle chanson est anonyme. = 3" Nombre de vers et nature de la versification : 4301 vors qui soDt tous assonances par la dernière voyelle accentuée. = 4" Manuscrits gui SONT parvenus JUSQU'A NOUS. Deu.K uiaiiuscrlts de Gui de Bourgogne nous sont restés : le premier, celui de Tours, est un petit in-octavo du xiir siècle, qui provient du monastère de Marmoulior. Le second appartient au Musée Britannique (Bibl. Harléienne, n" bil). Ce texte, du xni* siècle, ost malheureusement Irès-altéré. = 5* Édition imprimée. Gui de Bourgogne a clé publié pour la première fois, en 1859, par MM. F. Guessard et H. Michelanl, dans la collection des Anciens Poêles de la France. = G" Diffusion a l'étranger. La légende de Gui de Bourgogne n'est pas sortie do la France. 11 faut cependant obser\'er, comme nous l'avons-dit plus haut, qu'en un des deux Inventaires du \\"* siècle, pour la famille d'Esté, publiés par Pio Rajna dans la Romania (II, i9), on signale a libre uno chiainado Guion in franccso ». Mais il est probable qu'il s'agit plutdt de6'ut de Nanteuil, dont il existe à Venise un manuscrit italianisé, avec un prologue spécial dû à un auteur italien (voy., dans la collection des Anciens Poètes de la France, l'édition de Gui de Xanteuil donnée par Paul Neyer, p. id et ss). - 7 ' Travaux dont ck poeme a été l'orjet. Celte chanson, qui avait eu un certain succès au moyeu âge, à laquelle font allusion Albéric m. 31

CIIAP. XIX.

u PAHT. LivR. f. une ville était prise, Charlemagne songeait immédiatement à prendre la ville voisine, et l'on pouvait se demander quelle serait la fin de cette interminable expédition. Bien des donjons, bien des cités anlies demeuraient encore aux mains des Sarrasins. Frappé de ces longueurs, un poëte de la fin du xii*' siècle, au lieu d'admettre avec tous ses confrères que Charles avait seu-

.^>i* lie Trois-Foiilaiiics et Philippe Mouskes (vers 4070; cl que mcnlioiiiie raulcur

(les Deux bordeors rivaux : « Si sai de Guijon d'Alcsclians — Et de Vivien de Dorgoigne » ; ce roman n'a été, pendant longtemps, robjet d'aucun travail important. V Histoire liltérairey dont le lonie XV' parut en 1820, consacre deux lignes au roman de Guion de Bourgogne à Toccasion du manuscrit de Marmouticr : « Ce romnn, parait iMre l'histoire des conquêtes de Charlemagne en Elspagne. Cependant il y est parlé de la mort de Richard, duc de Normandie, sans qu*on puisse savoir si c'est de Richard, surnonnné sans Peur, ou de Richard U, dit le Lion, mort en 10;27. » — En 1859 parut, en tète de l'édition de MM. Gucs- 5anl et Michelanl, une Préface claire et brève, résumant à peu près tout ce que l'on sait sur cette chanson. — Dans ^on Histoire poétique de Charlemagne^ M. Gaston Paris a consacré trois bonnes p.iges à cette singulière légende (âG8- 270). — Enfin, M. Paulin Paris, dans le tome XXVI de V Histoire littéraire, a donné de Gui de Bourgogne une longue et intéressante analyse (pp. 278-302). s= 8" Valeur littéraike. Albéric de Trois-Fonlaines disait en parlant de notre poënie : « De Guidone filio Samsonis ducis Burgundie, «a/i> pu/cAra decantatur sive fabula sive hystoria. » (Ms. ^1890 A, t* 48 r** B.) On peut souscrireàcc jugement, et ajouter avec les éditeurs de cette chanson trop oubliée : « Une fois admise la supposition arbitraire sur laquelle repose toute la fable de Gui de Bourgogne^ on reconnaîtra sans doute avec nuus que le poète en a su tirer bon parti ; il en a fait sortir quelques scènes tantôt sérieuses, tantôt plaisantes, qui devaient proiluirc un grand effet sur les audilt?urs du temps, et sont encore capables (l'intéresser aujourd'hui un lecteur intelligent et sans préjugés littéraires. Ce qui ajoute hi'aueoui» au mérite de ces scènes, c'est l'animation et la vivacité d«îs dialogues, où parait s'être exercé de préférence le talent de notre trouvère anonyme, et où il nous semble qu'jl a réussi de façon à se distinguer de ses conteiui)oraiiis. » {Préface de MM. Guessard et Michelant, p. xii.)

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