‹ Bibliographie des chansons de gesteChapitre 9 sur 150 · III. VARIANTES ET MODIFICA TIONS DE LA LÉGENDE · texte numérisé non relu

III. VARIANTES ET MODIFICA TIONS DE LA LÉGENDE

Dans toute notre œuvre

nous avons

sëparë avec soin :

râémcnt litlc-

raire,

d'une part ;

l'clnment

s ùcntifiquo,

de l'autre.

Quelle place cependant devrions-nous donner, dans notre livre, à ces Notices qui ne renferment aucun élément littéraire ? Fallait-il les mêler dans notre texte avec l'analyse même de nos Chansons de geste, et arriver ainsi à une fusion constante de l'érudi tion proprement dite et de l'art? Nous ne l'avons point pensé.

A nos analyses, d'une part; à nos Notices, de l'autre, nous avons donné deux places très-distinctes.

Dans notre texte, nous n'avons laissé que le récit de nos Epopées nationales. Ce récit, il est à l'usage des ignorants comme des érudits ; il peut se lire sans le recours des notes, et nous espérons bientôt le publier dans une édition populaire sous ce titre : la Légende de Charlemagne.

Dans nos notes, au contraire; nous n'avons fait de place qu'à l'érudition proprement dite. C'est là que le lecteur trouvera ce

PRÉPAGE D& LA PRSHÊBB COmOH. xv

Notices bibliographiqueê et historiques dont nous venons de liii tracer le cadre. Tel est le plan que nous avons suivi dans toute cette seconde partie de notre œuvre.

En terminant ce troisième volume, qui nous a coûté de si pénibles efforts et de si longs travaux, nous éprouvons le besoin de remercier de nouveau tous ceux que nous avons déjà nommés dans la Préface de notre premier volume.

Nous devons beaucoup à YHistoire poétique de Charlemagne de M. Gaston Paris. Nous avons pris soin de la citer avec une exactitude que nous avons voulu pousser jusqu'à la superstition. Le lecteur se convaincra, d'ailleurs, que nous n'avons pas toujours partagé les doctrines du jeune savant, et que nous les avons plus d'une fois combattues.

Les encouragements n'ont pas manqué à notre œuvre, et nous devons citer en première ligne l'étude de M. Karl Bartsch dans la Revue critique. L'illustre auteur de la Chrestomalhie de Vancien français^ un des hommes les plus compétents de toute rÂlleroagne,a rendu libéralement justice à nosefforts. Sa bienveillance s'est fait jour à travers sa justice, et nous tenons à le remercier très-sincèrement de ses critiques autant que de ses éloges. Nous n'avons pas été moins heureux des quelques lignes que notre maître, M. Guessard, a bien voulu nous consacrer dans la préface de son Macaire. Quant aux attaques dont notre livre a pu ou pourra être l'objet, nous sommes tout disposé à y faire droit avec une entière docilité, dès que nous en aurons reconnu la justesse. Dans une œuvre qui présente tant de difficultés, et où sont nécessairement émises tant de propositions scientifiques, il est impossible qu'il n'échappe pas à l'auteur quelques inexactitudes de détail, et même quelques erreurs plus graves. Nous ne rougirons pas de les corriger; nous rougirions de ne pas le faire.

Un dernier mot.

Quelques bons esprits se sont émus des dernières lignes de notre premier volume, et nous ont accusé d'avoir outragé VIliade en la plaçant à côté de la Chanson de Roland. Nous avons besoin d'expliquer notre pensée.

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