Lettres Persanes. Troisième édition
Amsterdam, Jacques Desbordes, 1730. 2 tom.
en 1 vol. in-12; 2 ff. prélimin. non chifir. et
MONTESQUIEU RENTE de
240 pag. chiffr. pour le tome Ier; 2 ff. prélimin. non chiffr. et 348 pag. chiffr. pour le tome IT; IV, Dr.
Les titres portent pour fleuron un phénix au milieu des flammes, conforme à celui que l’on voit sur une édition des Mémoires de Grammont de la même époque. C’est une copie de l'édition précédente en 140 Lettres, Elle ne nous paraît pas sortie de l’officine de Desbordes, mais de quelque autre concurrent qui aurait usurpé son nom. — Hauteur des marges : 165 millim.
778. Lettres Persanes. Cologne, Pierre Marteau (à la Sphère),1731.2 tom. en r vol. in-12, + detutre non Chifir., ét 312. .pag. pour le tome Ie"; 1 f. non chiffr. de titre, et 340 pag. chiffr., pour le tome IT: v. gr.
Dans cette édition, en gros caractères, qui paraît impri-.
mée en France et peut être même à Rouen, les deux premières Lettres ne sont point numérotées: la [Ile Lettre, page 10 : porte Lettre I. La dernière Lettre du second volume est numérotée 140. Déchirure n’atteignant pas le texte, pag. 155 et 241 du tome Il. — Hauteur des marges : 162 millim.
779. Lettres Persanes.. À Cologne, chez P. Marteau, imprimeur, près le Collége des Jésuites, 1754. 2 tom. en 1 vol. in-12, de2 ff. prélimin., dont le premier blanc, et 172 pag. chiffr., pour le tome It"; 205 pag. chiffr. et 28 pag. chiffr. de supplément, pour le tome IT; v.
marbr.
« Cette édition contient 150 lettres (non compris le supplément). Le supplément est imprimé sur le même papier et avec les mêmes caractères que le corps de l'ouvrage. Il a
un faux-titre, qui porte : Supplément aux Lettres Persanes,
Se
et qui est suivi d'une préface intitulée: Quelques réflexions | sur les Lettres Persanes. Le supplément contient dix Lettres nouvelles, 3 additions et une correction page 13. » (Note de M. Rochebilière.) Le texte des Lettres Persanes avait été définitivement revu dans cette édition publiée en France, la dernière imprimée du vivant de l’auteur. (Voir l'édition de Louis Lacour, chez Jouaust, dans laquelle on trouve en appendice les variantes de 1714.) — Forte mouillure dans le pas du volume.
780. Lettres Persanés. Nouvelle édition, augmentée par l’auteur de plusieurs Lettres et d’une table des matières. À Amsterdam et à Leipsick, chez Arkstée et Merkus, 1761. 2 tom. en t vol. in-12; 1 f: non chifir. (faux-titre) et 221 Dag. Chiffre, y compris étre Done tome Ier: 1 f. prélimin. non chiffr. (faux-titre) et 235 pag. chiffr. pour le tome IT; v. marbr.
Bel exemplaire. — Hauteur des marges : 164 mill.
781. Considérations sur les causes de la Grandeur des Romains et de leur décadence
{par Montesquieu). À Amsterdam, chez Jac-
ques Desbordes, 1734. Pet. in-8, de 2 ff. prélimin. non chiffr. (titre et table), et 277 pag. CHITFÉNS er
VÉRITABLE ÉDITION ORIGINALE de la Grandeur des Romains. Le catalogue Lancelot en annonce deux exemplaires sous les numéros 2530 et 2531, l’un sans cartons ni errata et l’autre avec cartons et errata. Notre exemplaire est d’un état intermédiaire, il a des cartons communs à l'édition,
‘mais il n’a pas et n’a jamais eu d’errata comme à l’exemplaire
non cartonné de Lancelot. Cette présomption d’antériorité se trouve confirmée par la présence de certaines fautes qui ne se trouvent pas dans les exemplaires sans errata et qui sont corrigées dans lès exemplaires avec errata. Parmi ces fautes, nous signalons celle de la page 120, première ligne de
la deuxième note, au bas de la page, ôù ôn lit: à Leur cruauté fut si iNFeNsÉc (sic): » dans le second tirage on 4 corrigé et on lit: « Leur cruauté fut Si:INSENSÉE. » Page 267, la .2enote finit par cette phrase: «ces projets. étoient faits par des gens qui ne voyoient pas L'INTÉRIEUR de l’Europe. » Dans l'édition avec errata, bien que la faute soit indiquée à corriger, elle a déjà disparu et on trouve à la place la vraie leçon : « qui ne voyoient pas L'INTÉRÊT de l’Europe. » À la même page 267, lignes 6 et 7, on trouve ce passage : « C’est ainsi que nous voyons aujourd’hui l’ESPAGNE et le Portugal se maintenir malgré teur foiblesse; » cette ‘phrase a été modifiée dans les exemplaires avec errata; on a supprimé l'Espagne et on lit : « c'est ainsi que nous voyons aujourd’hui le Portugal se maintenir malgré LEUR fotiblesse. » Cette faute de syntaxe : malgré LEUR . foiblesse au lieu de malgré sa fotblesse, prouve jusqu’à l'évidence que le changement a été fait à la hâte sur un premier texte et qu'on na pas pris garde de corriger la fin de la phrase qui n’était plus grammaticale. En résumé, l'édition sans errata, qui est de premier tirage ou de première émission, contient un plus grand nombre de fautes; quelques-unes ont été corrigées lors du second tirage ou de la seconde émission du livre, et celles assez nombreuses qui sont restées ont motivé l’errata qui, par ce fait, peut s'appliquer aux deux tirages, lesquels font partie d'une seule et même édition. | Enfin, page 130 et 131, on trouve là note sur la liberte de se tuer que l'auteur prête à Charles Ier et à à Jacques IT d'Angleterre, ainsi que le passage sur lé suicide, qui ont été retranchés ensuite dans les exemplaires avec errata. En conséquence, les notes de la fin de la page 130 ont été remaniées et l'on a recomposé en partie la page 131, dont le texte a été sensiblement modifié. Un fleuron a remplacé au bas de la page l’espace laissé vide par ces changements et suppressions. Ces pages réimprimées forment des cartons, dont lé premier porte au bas, par erreur, la signature I 4, au lieu de I qu’on trouve dans le premier tirage On a prétendu, à tort, que le paSsage sur le suicide ne devait pas.se trouver dans cette première édition. Il existe bel et bien, mais seulement dans les exemplaires de première.émission, sans errata, comme nous le démontrons. On se fonde sur un témoignage du P. Castel, chargé par Montesquieu de corriger les épreuves du livre: or, ce dernier dit : « L'ouvrage parut exempt de reproche, tel que je
ne NN
ATOS MONTESQUIEU
l'avais légitimé. L'article seul du suicide se glissa dans une seconde ou troisième édition. Les magistrats et l’auteur même, sans que je m'en mêlâsse, le firent ôter... » Le P. Castel ayant supprimé-le passage incriminé, il ne
parut pas dans les exemplaires qui furent corrigés défini-
tivement et destinés à l’introduction en France, mais il resta dans quelques exemplaires distribués avant les dernières corrections, ainsi que nous en donnons la preuve matérielle, et se glissa plus tard dans la seconde et la troisième édition de Hollande, comme on peut le vérifier. (Voir les nos 788 et 789.) Voici, selon nous, comment le dire du P. Castel doit être interprêté.
M. L. Vian, qui a fait une excellente Histoire de Montesquieu (Paris, Didier, 1878, in-8c), donne à la fin de son travail une Bibliographie de Montesquieu qui pourrait être
lus développée. L’indication qu’on y trouve des cartons. P PP q »
de cette édition ne nous a pas paru conforme. #
Voici l'indication de ces cartons, d’après notre exemplaire. Ils se trouvent aux pages 17-18, 121-122, 179-180, 109- 200, 245-240, 247-248, 265-266, 273-274. — Quelques marques de crayon. Hauteur des marges : 153 millim.
782. Considérations sur les causes de la Grandeur des Romains, etc. À Amsterdam, Jac-.
ques Desbordes, 1734. Pet. in-8; 2 ff. prélimin. non chiffr. et 277 pag. chiffre. plus 1 f. non chiffr. pour l’errata; v.
MÈME ÉDITION ORIGINALE, Mais second tirage ou seconde
émission avec les corrections : 1° à la page 129 (voir la
note du no précédent). On a supprimé la note sur Charles Ier et Jacques IT, à la page 130, ainsi que l'alinéa sur le suicide, page 131. Page 267, on a retranché le mot Espagne, ainsi qu'il est établi dans la note du numéro précédent. Il y a des cartons aux pages 17-18, 121-122, 120-