ANE
religieux que parce qu'il a l'adresse de se déguiser sous le voile de l'hypocrisie; 3^ que sa conduite est pharisienne , c'est-à-dire apparemment innocente j en effet coupable. Les vraisemblances du vraisemblable sont ensuite combattues l'une après l'autre par des évidences que justifient tous les bruits qui ont couru contre le cardinal de Retz. (S. 1. n. d.) , 32 pages.
Bonne réponse au F'raisemblable sur la conduite de monseigneur le cardinal de Retz, Cette pièce est de Dubosc Montandré. Elle appartient à la polémique engagée entre le prince de Condé et le coadjuteur pendant la retraite à laquelle celui-ci crut devoir se condamner après sa promotion au cardinalat.
En voici un passage très-curieux : « Faut-il connaître tous les déguisements que ce cardinal a pris pour se rendre méconnaissable lorsqu'il intriguait avec ceux de sa faction, tantôt avec de grandes moustaches noires à l'espagnole y appliquées adroitement sur ses joues , avec des manteaux d'écarkte et des grègues rouges de même couleur; tantôt à la cavalière avec de grands bufïles, avec des caudebecs furieusement retroussés à la mauvaise y et de petites brettes trsonantes, soutenues de ces beaux baudriers de quinze ou vingt pistoles qui lui couvraient presque tout le corps?.... Faut-il qu'on ait tenu compte de toutes les maisons bourgeoises que le cardinal de Retz a honorées de ses visites pour haranguer les pères de famille et les engager au parti qu'il brassait au préjudice de notre repos ? Faut-il qu'on n'ait pas ignoré un seul festin de tous ceux qu'il a fait faire pour y traiter , de sa part y les bons bourgeois qu'il voulait gagner? »
84. Ane (1') du procureur ressuscité, en vers burlesques. Paris y 1 649 , 1 1 pages.
Mauvaise pièce qu'il faut joindre à VOnophagCy si on veut tout avoir.
85. Ane (1') fouge dépeint avec tous ses défauts en la personne du cardinal Mazarin : 1 ° sur son incapacité et {sic) maniement des affaires ; 2® sur son ignorance
48 BIBLIOGRAPHIE [antidote]
et ambition démesurée ; 3** sur ses actions et entreprises qui font connaître ses trahisons et perfidies contre l'État. Paris^ Louis Hardouin, 1652.
Deux parties de 20 et 24 pages.
Qui s'attendrait à trouver dans ce sot pamphlet deux passages de Philippe de Commines sur le droit des États de voter l'impôt?
86. Ange (F) tutélaire de la France aux François amis de la paix. Paris ^ 1649, 24 pages.
Contrefaçon de la pièce intitulée : Remontrance au peuple y par L. S.D. N. D. S. CE. T.
87. Antidésintéressé (1'), ou rÉquitable censeur des libelles semés dans Paris sous le nom du Désintéressé , commençant par ces n^ots : (c Pauvre peuple abusé , dessille tes yeux , » et tendant à désunir les habitants de cette ville d'avec les princes et le parlement. Paris ^ Cardin-Besogne, 1649, 8 pages.
Ce pamphlet répond à Pun des deux billets jetés dans Paris par le chevalier de La Vallette. Le parlement en avait autorisé Timpression sous la date du 5 mars.
88. Antidote (F) au venin des libelles du royaliste à Agathon et de la {hérité nue. Paris , 1 652 , 32 pages.
Il faut lire au titre : la Vérité toute nue.
Les deux pièces auxquelles répond \ Antidote , sont Mazarinistes ; et elles ont été réfutées par la Réponse au séditieux écrit intitulé : le Caractère du royaliste à Agathon y et par V Avocat générât de Dubosc Montandré.
89. Antidote (1') pour guérir la France. (S. 1.), 1649 , 12 pages.
Les pamphlets de cette espèce sont fort rares. L'auteur voudrait bien que Mazarin fût éloigné ; mais il veut surtout qu'on s'en rap> porte au roi a qui saura ce qu'il doit faire sans qu'on ait besoin de l'avertir. »
[antiréfutation] des MAZARINâDES. 49
90. Antigazette (F) de Flandre contre ceux qui blâment la garde qui se fait à Paris. Paris , Louis Sévestre , 1651, 8 pages.
L'auteur avait, pour devise, ces mots : Cœur affranchi. Il nous
apprend, dans unhuitain assez ridicule, que c'était son nom tourné,
moins un ^ et un ^ ,
«c Ne voulant, en ce lieu,
Retenir l'e s qui n'appartient qu'à Dieu.
Ainsi le nom défaut, je le coiifesse. » *
J'ai , de ce plat écrivain , une autre pièce intitulée ; Discours adressé aux soldats français , etc.
91 . Antilibelle (1'), en vers burlesques. Paris ^ Pierre du Pont, 1 649 , 1 2 pages.
Après la paix de Saint-Germain.
92*. Antimoine (r) provençal.
Mailly, Esprit de la Fronde, t. 3, p. 24.
93. Antinopcier (1'), ou le Blâme des noces de monsieur le duc de Mercœur avec la nièce de Mazarin. Amiens ( Paris) , (1 649) , 1 2 pages.
Le nom d'Amiens seul est une date ; c'est celle du voyage de la cour en Picardie après la paix de Saint-Germain.
Il faut joindre à cette pièce le Poulet, la Sauce du poulet, la Salade, etc., V Outrecuidance {ûc) présomption du cardinal Ma^ zarin dans le mariage de sa nièce. Réponse à V outrecuidante pré^ somption, etc.
94. Antirëfiitation (1') de la Réponse au bandeau de ThemiSy avec jugement. (S. 1.), 1649, 15 pages.
Cette pièce est la quatrième d'une polémique très-vive qui s'était engagée pour et contre; le parlement , un peu avant la paix de Ruel. Les autres sont, dans l'ordre chronologique : le Véritable bandeau de Thémis, etc., la Réponse au bandeau de Thémis, la Réfutation de la réponse, etc., Philothémis ou Contrebandeau du parlement.
' Ce nom pourrait être François Fauchère; mais qu'est-ce que François Fauchère ?
I&49,7paga-
Sinjnller-f jaMifif^fina ' oa va ml jo^ : * Ik W »Btc«n) fon: dn pMcn Je ■anraB ^H et de vivraiic foi paKc tfn'aa n'en T«vt pas J antre» et qo'îl £uit «tit«... Ui ne wotcs cefa aacimc- ■wdC mopaUes. D leor ctt iwEiincM de tooer oa de btîMcr. de ivxnâr o« de bla>u:hîr U vie if m boame , de jnâdfier oo de coodjMPer Ms attioiK , de (aire sa* tadrique ' fÂr^ «« ww apoioçïe . ^ le Mettre ^ rang des uints oa desdetoons--. De croire qae les aitfeiirï, an tonia» pour b plapart, epoiEeiil qoekiae partie et n'écrirent qu'arec desaeia , titA une tromperie iBaiûCHie. ■
CcM à peu prés ai&si qvMi parle da joanaliste» anjomfhui. Éiaii-ec plm tni alors ? Pent-etiv. Je le croirais Tolootiers pour ma part ; otais je ne dirai pas pounjooi. Je sms joaraolble. On me permettra pourtant de laire remanjner cette diffemcc , qae cens qui itous jugent de la sotte D'eiileiideni pas noos justifier.
TMr la Chasse aiLZ Safiiri.
97. Aotithèze du bon et du mauTsis ministre d'Etat. Paru, veuve Théodore Pépii^ué et Est. Maucroj, 1649, 8 page».
Le bon ministre, c'est Joseph; le mauvais, Mazarîn. Pen de jours après l'arrêt du S janvier.
98. Apocaljrpfc (l'j de l'État faisant voir le parallèle, 1* de l'attachemeat que la reine a pour te Mazarin , avec l'attaiJKmeDt que Bnioebautavait pour Proclaide, et Catherine de Médias pour un certain Gondy ; 2^que rattachement de la reine pour le Mazarin est criminel d'État ; 3" que ce même attadiement donne fondement à toute sorte de soupçons ; 4' que par cet attachement la reine fait voir qu'elle aime Mazarin plus que son BU ; 5' que par cet attachement ta reine dispose toutes
[iFOUWiB] DES HAZARINADES. 51
choses à un changement d'ëtat ou à Rétablissement d'une tyrannie qui sera sans exemple. (S. 1. n. d. ) , 40 pages.
C'est une des pièces de Dubosc Montandré. Elle a été coitiposée pendant la retraite de Gondy, après sa promotion au cardinalat (16S1).
Le pamphlet tient autant et plus que ne promet le titre ; » Je lui proteste (à la reine) que , quand bien notre mauvais destin lui feroit trouver une porte pour entrer dans Paris , il est encore trois cents braves qui s'en iroient le lui poignarder entre ses bras pour le sacrifier dans le plus fort de ses fenx à la vengeance publique. » Ce n'est plus du soupçon I
Il est douloureux de penser que Dubosc Montandré était le pamphlétaire à gages du prince de Condé !
Mailly qui cite ce pamphlet, dans la note de la page 60 de son S* volume, s'en tient à quelques parties du titre qui, dit-il, donnent une idée assez étendue de tout le reste. Il a raison.
99. Apologie curieuse pour les justes procédures du parlement de Paris jusques au jour de la conférence ( de Ruel), et pour servir de supplément aux Motifs véritables de la défense du parlement, etc. Paris, Cardin Besogne, 1649, 22 pages.
Il faut lire : les Baisons ou Motifs véritables, etc.
100. Apologie de l'Autruche, en vers burlesques. (S. 1.), 1650, 8 pages.
L'autruche , c'est ici le prince de Conti ! et ce titre insolent n'est pas ce qn'il y a de plus insolent dans la pièce. Inutile de dire que les princes étaient en prison.
1 01 ■ Apologie de la vertu contre Timposture de l'envie en faveur de monsieur le Garde des sceaux. Paris, Jacob Chevalier, 1 652 , 1 2 pages. Rare.
102. Apologie de M. D. P. D. B. (S. 1.), 1650, H pages. Ces initiales, qu'on serait tenté de traduire par messieurs du par-
50 BIBLIOGRAPHIE Ufociltpke]
95. Antirequête (!') civile. (S. I.), 1649, 8 pages. Pauvre réponse à la ReqaAe civile contre la coitclasion de lapais.
96. Antisatyre (!'), ou la Justification des auteurs. Paris, 1649, 7 pages.
Singulière justification ! on va en juger : • Ils ( les auteurs ) font des pièces de mauvab goût et de mauvaise foi parce qu'on n'en veut pas d'autres et qu'il faut vivre... Ils ne sont en cela aucunement coupables. Il leur est indiflërent de louer ou de blâmer, de noircir ou de blanchir la vie d'un bomme , de justifier ou de condanmer ses actions, de faire son satirique (sic) où son apologie, de le mettre an rang des saints ou des démons... De croire que les auteurs, au moins pour la plupart, épousent quelque partie et n'écrivent qu'avec dessein, c'est une tromperie manifeste. »
C'est à peu près ainsi qu'on parle des journalistes aujourd'hui. Était-ce plus vrai alors? Peut-être. Je le croirais volontiers pour ma part ; mais je ne dirai pas pourquoi. Je suis journaliste. On me permettra pourtant de faire remarquer cette diflërence , qne ceux qui nous jugent de la sorte n'entendent pas nous justifier.
Voir la Citasse aux Satyres.
97. Antithèze du bon et du mauvais ministre d'Etat. Paris, veuve Théodore Pépingué et Est. Maucroyi 1649, 8 page».
Le bon ministre , c'est Joseph ; le mauvais , Maiarin. Peu de jours après l'arrêt du 8 janvier.
98. Apocalypse (!') de l'État faisant voir le parallèle, 1° de l'attachement que la reine a pour le Mazarin , avec l'attachement que Brunehautavait pour Proclaïde, et Catherine de Médicis pour un certain Gondy; 2'^que rattachement de la reine pour le Mazarin est criminel d'État ; 3° que ce même attachement donne fondement à toute sorte de soupçons ; 4° que par cet attachement la reine fait voir qu'elle aime Mazarin plus que son Bis; 5° que par cet attachement la reine dispose toutes
[APOLOGIE] DES MÂZARINADES. 51
choses à un changement d'état ou à rétablissement d'une tyrannie qui sera sans exemple. (S. 1. n. d.) , 40 pages.
C'est une des pièces de Dubosc Montandré. Elle a été coifiposée pendant la retraite de Gondy, après sa promotion au cardinalat (1651 ).
Le pamphlet tient autant et plus cpie ne promet le titre : «< Je Ini proteste (à la reine) que , quand bien notre mauvais destin lui feroit trouver une porte pour entrer dans Paris , il est encore trois cents braves qui s'en iroient le lui poignarder entre ses bras pour le sacrifier dans le plus fort de ses feux à la vengeance publique. » Ce n'est plus du soupçon !
Il est douloureux de penser que Dubosc Montandré était le pamphlétaire à gages du prince de Condé !
Mailly qui cite ce pamphlet, dans la note de la page 60 de son 5* volume, s'en tient à quelques parties du titre qui, dit-il , donnent une idée assez étendue de tout le reste. Il a raison.
99. Apologie curieuse pour les justes procédures du parlement de Paris jusques au jour de la conférence ( de Ruel)j et pour servir de supplément aux Motifs çéri-tables de la dé fense du parlement ^ etc. Paris ^ Cardin Besogne^ 1649, 22 pages.
Il faut lire : les Raisons ou Motifs véritables, etc.
100. Apologie de l'Autruche, en vers burlesques. (S. 1.), 1650, 8 pages.
L'autruche , c'est ici le prince de Conti ! et ce titre insolent n'est pas ce qu'il y a de plus insolent dans la pièce. Inutile de dire que les princes étaient en prison.
1 01 . Apologie de la vertu contre Timposture de l'envie en faveur de monsieur le Garde des sceaux. Paris ^ Jacob Chevalier, 1 652 , 1 2 pages. Rare.