‹ Bibliographie des mazarinadesChapitre 19 sur 81 · Apologie des Frondeurs. (S. 1.), 1650,11 pages · texte numérisé non relu

Apologie des Frondeurs. (S. 1.), 1650,11 pages

C'est ici un des pamphlets du coadjuteur. Il y a assez de talent et d'hypocrisie pour qu'il soit impossible de s'y tromper.

UAvis important et nécessaire à M. le duc de Beaufort et M. le coadjuteur parut en même femps (avril) , mais manuscrit. « M. le coadjuteur les faisoit voir à ses amis, dit Omer Talon, page 384 de ses Mémoires ^ éd. Michaud; il me les apporta et dit qu'ils étoient faits contre son parti.* » C'était une hypocrisie de plus.

Saumur et Bellegarde s'étaient rendus. Les frondeurs , inquiets des succès de Mazarin, songèrent à lui susciter des obstacles. Us essayèrent de se rapprocher , par ces pamphlets, des partisans du prince deCondé. « Leur dessein avoit été, dit encore Omer Talon, que, toutes choses étant émues dans le royaume et vraisemblablement devant mal réussir dans cette campagne , lorsqu'il y auroit occasion d'appréhender le succès des affaires, à cause des mouve-

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ipents du dedans et de la guerre du dehors et à cause de la nécessité des peuples misérables dans les provinces, ils se serviroient du malheur des affaires publiques pour décrier le cardinal Mazarin et lui faire courir sus. »

Mailly n^hésite pas à attribuer à Gondy V Apologie des frondeurs, dont il cite un passage page 443 de son 3" volume.

Le cardinal de Retz, dans ses Mémoires^y avoue sept pamphlets, qui sont : 1° les Contretemps du sieur de Cliavigny; 2° la Défense de l'ancienne et légitime fronde; 3° les Intérêts du temps; 4** le Manifeste de M, de Beaufort en son jargon ; 5** le Solitaire aux deux désintéressés; 6° le Vrai et le faux de Monseigneur le prince de Condé et du cardinal de Retz; 7° le Vraisemblable sur la conduite du coadjuteur.

Est-ce là tout ce que le cardinal a fait ? non^ sans doute; et d'abord nous avons de lui deux discours, prononcés, Pun au parlement, Avis de monseigneur le coadjuteur, etc., l'autre devant le roi, la Véritable harangue faite au roi par le cardinal de Retz y etc.

Le cardinal a eu une part considérable au Discours libre et véri^ table sur la conduite de M. le prince ^ etc. , par Gaumartin; et le cardinal Mazarin lui en attribue une non moins grande au Contrat de mariage du parlement et de la ville de Paris (Lettre de Bruhl, iO avril 1651 . Lettres du cardinal Mazarin à la Reine ^ etc. , publiées par M. Ravenel).

Il serait l'auteur de VAvis aux malheureux, si j'en croyais la Réponse d'un malheureux y et de VAuis désintéressé sur la conduite du coadjuteur (Lettre d'un Bordel ois).

Quelques pamphlétaires lui ont prêté V Esprit de paix , qui , à mon avis, serait plutôt du père Faure.

On s'accorde généralement à reconnaître sa manière dans VApologie des frondeurs et dans VAvis important et nécessaire à M. de jpeaufort, etc. Mailly veut qu'il ait été au moins l'instigateur des Maximes morales et chrétiennes, etc. ; et Ghâtre de Gange a compris, avec moins de fondement, selon moi, dans la collection des pièces du cardinal , la Lettre du bourgeois désintéressé.

Je ne serais pas éloigné de croire que le cardinal de Retz a été pour beaucoup dans VAvis important et désintéressé sur l'affaire du cardinal de Retz et dans la Déroute des cahalistes.

Enfin ceux qui ne voudront rien négliger , recueilleront la Re-^ (nontrance au parlement par le cardinal de Retz, et la IjCttrc du

DES MÂZÂRINADES.

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C. D» Rètz envoyée au cardinal Màzarin sur le sujet de son éloigne^ rhent^ qui ne sont pourtant pas de lui.

Quoique j'aie rencontré bien souvent le Sermon pour la fête de saint Louis parmi les Mazarinades, je ne puis pas en vérité me décider à lui donner place dans cette liste de pamphlets.

Je n'ai pas dû comprendre dans cette énumération les vingt et quelques Xe^/Tf^ écrites par le cardinal au roi, au pape, aux archevêques et évéques , au clergé , depuis son évasion du château de Nantes, non plus que la pièce intitulée : A tous les évéques y prêtres et enfants de V Église y etc., qui est la dernière de cette longue lutte du prélat contre le gouvernement du roi.

113. Apologie des Normands au roi pour la justification de leurs armes. Paris , Cardin Besongne, 1 649 ,12p.

Datée de Caen, le 23 février 1649. Détails fort curieux de la misère normande.

Voir la Pièce d'État ou Sentiments des sages,

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