‹ Bibliographie gastronomiqueChapitre 221 sur 348 · MEMOIRE · texte numérisé non relu

MEMOIRE

grand commandeur, grand-écuyer et secrétaire d'Etat. In-8.

MÉMOIRE sur l'usage œconomique du digesteur de Papin, donné au public par la Société des Belles-lettres, Sciences et Arts de Clermont-Ferrand. Par M***, Avoc. anc. Secret, de la même Société et Auteur des Ouvertures de Paix universelle. A Clermont-Ferrand, de l'impr.

de Tierre Viallanes, 1761, pet. in-8 de 43 pages, 1 planche. (De 3 à4 fr.)

Par M. duériau.

MEMOIRE tres-particvlier de la despence qui a esté faicte dans la ville de la Rochelle, Auec le prix & qualités des viandes qui ont esté excessiuement vendues en laditte Ville. Depuis le commencement du mois d'Octobre, iusque à sa Réduction. A Paris Chei Charles Hvlpeav, sur le pont S. Michel, à l'Ancre double, & en sa Boutique dans la grand'salle du Palais, 1628, pet. in-8 de 7 pages. (De 10 à i2fr.)

On y voit que l'on payait un œuf 8 livres la tète d'un chien dix sols, la pinte de vin 3 livres, une poule 25 livres, etc., etc.

MÉNAGÈRE (La) modèle. Traité complet de cuisine bourgeoise; par une grande dame qui a perdu une partie de sa fortune mais qui est restée gourmande; précédée d'une notice sur lart de faire les honneurs d'une table. Paris, l'auteur, 1867, in-i8 de 72 pp.

(De 2 à 3 fr.)

Nouvelles éditions du même ouvrage, Paris, au guide Rose, 1870 L' ans, l'auteur, 1874, in-i8 de 94 pp.

MÉNAGIER (Le) de Paris, Traité de morale et d'économie domestique composé vers 1393, par un bourgeois parisien; Contenant des préceptes moraux, quelques faits historiques, des instructions sur lart de diriger une maison, des renseignements sur la consommation du Roi, des Princes et de la

MÉNAGIER. 5^4

ville de Paris, à la fin du quatorzième siècle, des conseils sur le jardinage et sur le choix des chevaux ; un traité de cuisine fort étendu, et un autre non moins complet sur lâchasse à l'épervier. Ensemble : L'histoire de Grisélidis, Mellibée et Prudence par Albertan de Brescia (1246), traduit par frère Renault de Louens ; et le chemin de Povreté et de Richesse, poëme composé, en 1342, par Jean Bruyant, notaire au Châtelet de Paris; Publié pour la première fois par la Société des Bibliophiles trançois. A Paris, de l'imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, 9, 1846, 2 vol. in-8. (De 70 à 80 fr.j

Titre rouge et noir. Voici la collation des deux tomes du Ménagier.

ToincI: Faux titre, titre, l feuillet blanc, IV pao-es, dont une blanche, pour l'indication du tirage et la liste des membres faisant partie de la Société des Bibliophiles francois au moment delà mise sous presse; 2 ff.'n. ch. pourla tabledes matières, Lxxxviii patres (Notice sur M. de Noailles, princedu" de Poix, introduction, indication des ouvrages cités, corrections et additions) et 240 pp.

Tome II : Faux titre, titre et 382 pp. Un lit à la dernière : Achevé cf imprimer, à Paris chei Crapelet et Lalmre, le XXVII novembre MDCCCxLvii.La table alphabétique des matières occupe les pages 527-379. Les pages 380-582 contiennent un « supplément aux corrections »

Le Mhmgier de Paris a ete publie, avonsnous dit, par la Société des bibliophiles francois; ce fut M. le B°" Pichon son savant et érudit président, qui fut charge par elle de mettre au jour cet intéressant ouvrage qui n'existait alors qu'à l'état de manuscrit.

Certains mots un peu crus se trouvant dans le Ménagier, M. le B°" Pichon crut devoir les supprimer dans la plupart des exemplaires ; ces mots se trouvent aux patres 59 à 62 pour lesquelles il existe des canons. Mais, dans une note placée au bas de la page 60 du tome II, Distincuon II, art. III (Des domestiques) M. le B°° ,P|chon s'explique au sujet de ces mots « que j ai laissé subsister, écrit-il, sous ma responsabilité personnelle d'éditeur dans cent exemplaires du Ménagier, pour conserver dans quelques bibliothèques l'intégrité du texte que je publie ».

MÉNAGIER. MÈNAGIER.

On connaît trois manuscrits du Mcnagier de Paris. Le président de la Société des Bibliophiles en donne k description dans l'Introduction de l'ouvrage édité par lui.

1° Le manuscrit sur lequel a été:" aite l'édition de 1846, manuscrit acquis en 1842 par M. le B"° Piclion, à la vente de M. J.- B.Huzard et qui était annoncé, en ces termes, au catalogue de sa bibliothèque , sous le n" 662 :

— Le Mcsnalgierde Paris. Pet. in-folio. Manuscrit du xv° siècle, sur papier, composé de 282 fF. et divisé en deux parties : la première traite de la Religion, de l'Education, de la Morale; la deuxième, de l'Economie rurale et domestique, de la Cuisine, etc. — Ce singulier ouvrage parait avoir été composé par un jeune marié, en forme d'instruction à sa jeune femme ; il commence ainsi :

Chière seur pour ce que

2° Un manuscrit sur vélin, de 175 fF. infolio, « paraissant, dit M. le B'-" Pichon, écrit dans la première moitié du xv°siècle et orné au commencement d'une miniature ».

Cette miniature est reproduite en noir dans l'édition donnée par la Société des bibliophiles; c'est ce manuscrit, ayant appartenu aux Ducs de Bourgogne, qui a servi au copiste du manuscrit n» i.

3° Un manuscrit, ayant appartenu également aux Ducs de Bourgogne et qui se trouve à la Bibliothèque Royale de Bruxelles. M. le B°" de Reiffemberg a publié, au sujet de ce manuscrit du Mênagier de Paris, en 1843, de curieux renseignements dans l'Aiinuaire de la Bibliothèque royale de Belgique.

Ces deux manuscrits ont été communiqués à M. le Baron Pichon lorsqu'en 1845, il préparait la publication du précieux manuscrit dont il est possesseur.

Nous allons maintenant énumérer les matières contenues dans cet ouvrage, mais il convient, auparavant, de dire quelques mots sur son auteur de même que sur la date de sa composition.

« Le Ménagier, dit M. le B<"^ Pichon, fut écrit entre juin 1592 et septembre 1394. » L'auteur, lorsqu'il composa son traité, était déjà iort âgé et venait d'épouser une jeune femme de 15 ans. Ce fut pour elle qu'il l'écrivit. Le président de la Société des bibliophiles estime que le bourgeois parisien connaissait à fond les sujets dont il s'est occupé, mais aussi qu'il n'a pas écrit seul sans le secours d'autres livres. En ce qui concerne le Viandier notamment « il me paraît impossible, ajoute-t-il, d'attribuer à l'auteur la composition première du fond de ces articles. Assurément, il connaissait le sujet, et la multiplicité des objections qu'il fait à son

texte prouve sa compétence mais elle prouve en même temps sa position de transcripteur et d'annotateur. « M. le B"" Pichon a, dès lors, recherché dans quels ouvrages pouvait avoir puisé ses documents l'auteur du Ménagier et il n'a pas tardé à se convaincre que le Livre de Taillevent lui avait fourni des recettes, et, plus particulièrement, un autre traité culinaire, le Livre jort excellent de Cuisine.

Le Ménagier de Paris est ainsi divisé :

Totne I. Préliminaires. Première distinction divisée elle-même en ix articles. C'est le traité de morale.

Tome II. Seconde distinction divisée en v articles, ayant rapport .i l'économie domestique, au jardinage et à la cuisine. Art. I : Avoir soin de son mesnage, diligence et persévérance — Le Chemin de Pauvreté et de Richesse par Jean Bruyant.

Art. H : Du jardinage.

Art. III. — Choisir varlets, aides et chambrières et les mettre en oeuvre. Jeune femme parlant grossièrement. — Soins de la maison.— Vie à la campagne. — Recettes diverses. — Des domestiques. — Des chevaux.

Art. IV. — Savoir ordonner dîners et soupers. — Le fait des bouchers et poulaillers.— Termes généraux de cuisine. — Dînersetsoupers. — Aucuns incidensservans à ce propos (repas de l'abbé de Lagny, noces, etc.).

Art. V. — Commander, deviser et hue faire toutes manières de potaiges, etc.; et autres viandes. — Termes généraux de Cuisine.— Potages communs sans espices et non lians. — • Potages qui sont à espices et non lians. — Potages lians de char. — Potages lians sans char. — Rost de char. — Pastés. — Poisson d'eaue doulce. -— Poisson de mer ront. — Poisson de mer plat. — Œufs de divers appareils. — Entremès, fritures et dorures. — Autres entremès. — Saulces non boulies. — Saulces boulies. — Buvrages pour malades. — Potages pour malades. — • Autres menues choses qui ne sont de nécessité. — ■ Autres menues choses diverses qui ne désirent point de chappitre.

Appendice à l'article V.

Recettes d'Hotin, cuisinier de Monseigneur de Roubais.

Troisième distinction {Aït. II et unique). — Cette troisième partie est entièrement consacrée à la chasse à l'épervier. A la page 298 se trouve une planche gravée, la chasse à l'épervier.

Le Ménagier de Paris a été tiré au nombre de 24 exemplaires sur grand papier impérial de Hollande et de 300 en petit papier. Les exenipl. sur grand papier étaient destinés I aux membres résidens de la Société.

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