DÉFENSE. — DELAFONTAINE
L'édition française de 1702 n'est citée ni par Brunei, ni par Barbier, ni par Q.uérard.
Le manuel du libraire, suppl. mentionne l'édition de : Dijon, Ressayre, 1701, in-4. 11 ajoute que cette première édition d'une pièce rare a été plusieurs fois réimprimée eu 1704, 1705, etc.
Barbier , Dictionnaire des Anonymes , cite l'édition de : Dijon, 1701, in-4 et une nouvelle édition (publiée par Hugues de Salins, frère de l'auteur) Luxembourg (Dijon), 1704, in-4.
Quant à Quérard , France littéraire, il donne l'édition de 1701, Dijon, Ressayre, in-4; celle de Luxembourg (Dijon), ij04,in-4 et une édition latine :
— Defensio vini Burgundiani adversus vinum Campanum; editio tertia. Bclnœ, Simonnet, 1705, in-4 de 43 pages. (De 3 à 4 fr.)
M. Quérard fait suivre ces indications de la note suivante : « Les deux premières éditions ont paru en français. On trouve dans le Journal des Savants de 1706 l'analyse de la version latine qui paraît être de Hugues de Salins, frère de l'auteur. On lit dans le même journal, de la même année, une ana- Ij'se piquante d'une lettre publiée sur cette dispute. (Note de Barbier.)
« C'est vraisemblablement l'analyse de la la (( Lettre écrite à un magistrat pour répondre à un docteur rémois {C\\. Coffin) qui a écrit deux lettres contre l'honneur et la réputation des vins de Beaune et particulièrement contre l'auteur de leur défense, par laquelle il prouve que le vin de Beaune est plus sain que le vin de Reims. >■ Paris, 1706, in-4. "
— Lettre deMr... à Mr... Auteur de la Thèse qui conclut que le vin de Reims est plus agréable, & plus sain, que le vin de Bourgogne. S. 1. n. d., in-4 de 13 pages. (2 fr.)
Cette lettre est datée de Paris, ce i" février 1706. L'avertissement placé an bas de la dernière page est à signaler : en voici le texte : « On avertit M. de Salins, s'il met encore la main à la plume, qu'on ne lui fera pas l'honneur de lui faire réponse à moins qu'il ne bannisse de ses écrits les injures et les faussetez ; c'est ce qui a fait qu'on a méprisé ses premières lettres, mais voyant qu'il persistoit dans sa mauvaise critique on a trouvé à propos de lui faire sentir qu'il est de Beaune, c'est tout dire, & de lui envoyer les qualitez d'un bon critique sur lesquelles il doit se régler ».
— Réponse à la troisième édition de la lettre de Monsieur de Salins l'aîné contre la Thèse soutenue à Reiras, en faveur du vin de Cham^iagne, le 5.may 1700. Seconde édition. A Reims, che:( N. Pottier, imprimeur ordinaire de Monseigneur V archevêque rue saint Estienne, à l'enseigne du Lion, 1706, in-4 de 12 pages. (2 fr.)
Dans une Introduction qui précède un ouvrage intitulé : Procès poétique touchant les
vins de Bourgogne et de CJjampagne
M. Ph. Milsand, bibliothécaire adjoint delà ville de Dijon, écrit que la lettre de M. de Malins eut trois éditions en latin et français, à Beaune, à Paris, à Luxembourg, mais il n'en cite pas les dates, à l'exception de celle de 1704 portant comme lieu d'impression le nom de cette dernière ville. M. Milsand ne cite pas l'édition de Dijon, mais il semble avoir connu celle de Paris, 1702.
DEJEAN. — Traité de la distillation des liqueurs, par Dejan, distillateur, Paris, Nyon, 1753, in- 12. (De 3 à 4 fr.)
Réimprimé avec un traité des Odeurs :
Paris, Nyon, 1759, in-12, et sous le titre suivant en 1801 :
— Traité raisonné delà distillation ou la Distillation réduite en principes par Dejean distillateur. Nouvelle édition revue, corrigée, et augmentée. Paris, Moutardier, 1801, 2 vol. in-12.
On doit aussi à Dejean un « Traité des
odeurs, suite au traité de la distillation
Paris, Nyon ; Guillyn ; Saugrain 1 764, in- 12.»
Réimprimé en 1777 et chez Didot, 1788, in-i 2.
Dejean n'est qu'un pseudonyme ; le véritable nom de l'auteur des deux traités que nous venons d'indiquer est Ant. Hornot.
DÉJEUNER. Le Lait, le Café. Examen critique et approfondi par M. F..., maître d'hôtel, et par M. le docteur A. Paris, Mtie Laignier, 1845, in-8, avec une vignette. (1 fr. 50.)
DELAFONTAINE. — Le chocolat par Delafontaine et Detwiller, suc cesseu r de M. Masson. Paris, che^ les auteurs, rue de Richelieu, 28, etche^ tous les libraires, 1859, in 12 de 104 pp. et i f. (r fr.)
— DELBETZ.
DELAGARDE(N.). — Le pain moins cher et plus nourrissant, par N. Delagarde. Paris, librairie agricole de la maison rustique, 1871, in- 12. (i fr.)
DELAGE. — Actualité. Le Vin du peuple, deux lettres à M. Th. de Banville, par P. A. Emile Delage précédées d'un article de M. de Banville, annoté par L. Maurial. Paris et Bordeaux, 1883, in-i2 de 28 pp. (i fr.)
DELAHAYE. — La cuisine des petits ménages, par F. Delahaye, ouvrage contenant 11 figures. Paris, Hachette et C'«, 1882, in-i6 de 184 pp. (ofr. 50,)
La seconde édition de ce petit traité élémentaire a paru en 1883 ; la troisième, en 1886.
DELAHAYE (Eugène). — La vérité sur les denrées alimentaires, exposé des causes de la cherté des vivres et des moyens d'en faire baisser le prix ; par Eugène Delahaye, rédacteur en chef du Bulletin de l'approvisionnement. I^e partie. Boucherie. Paris, bureau du Bulletin de V approvisionnement, 1875, in-8 de 32 pp. (1 fr.)
DELAMARE. - Traité de la police où l'on trouvera Thistoiredeson établissement, les fonctions et les prérogatives de ses magistrats, toutes les loix et tous les règlemens qui la concernent : on y a joint une description historique et topographique de Paris et huit plans gravez qui représentent son ancien Etat et ses divers Accroissemens ; avec un recueil de tous les statuts et règlemens des six corps des marchands et de toutes les communautez des Arts et métiers.
A Paris (le premier tome), chei;^ Jean et Pierre Cet, ruë Saint Jacques, à l'entrée de la ruë du Foin, à la Minerve, 1705 ; lie deuxième tome) che:^^ Pierre Cot, 17 10; (le troisième tome) che^ Michel Brunei, 1719, in-fol. (De 50 à 60 fr.)
Les deux premiers tomes ont paru sans le nom de l'auteur qui figure seulement au
titre du troisième, mais l'épître dédicatoire au Roy est signée par Delamare. En tête de chacun des livres qui composent ce traité où fourmillent les documents les plus curieux se trouve une gravure. Ces gravures sont signées Audran, Picart, Desrochers.
L'épître dédicatoire a été réimprimée en tête du tome second.
Il peut sembler bizarre ou tout au moins singulier de voir figurer dans une bibliographie de la gourmandise un ouvrage qui a pour titre : Traité de la police; malgré tout, l'œuvre de Delamare doit y prendre place. Ce traité a rendu et rend encore les plus grands services aux écrivains qui s'occupent des usages et de la vie privée des Français au XVIII siècle.
L'auteur, dans une longue préface, expose le plan de l'ouvrage qu'il a conçu, mais qui n'a pas été mis à exécution. Sur onze livres qui devaient composer le Traité de la Police, six seulement ont vu le jour et encore le dernier n'est-il pas de Delamare. Il forme le tome IV et traite de la voirie. Il a paru en 1738, Jean Hérissant, avec ce titre :
Continuation du Traité de la Police, etc. L'épître dédicatoire au Roy est signée : Lecler du Brillet.
Le Traité de la Police est imprimé sur deux colonnes ; le cinquième livre a trait à la police des vivres. « Elle y est traitée, écrit Delamare, dans toute son étendue et divisée en ces neuf principaux points qui comprennent tout ce qui peut être désiré à cet égard : I, le Pain ; II, la Viande ; III, le Poisson de mer frais, sec et salé ; IV, le Poisson d'eau douce ; V, les Œufs, le Beurre et le Fromage ; VI, les Fruits et les Légumes ; VII, le Vin et la Bière ; VIII, le Bois et le Charbon qui servent à préparer les alimens ; IX, etc. i>
Delamare nous donne aussi des notes très précieuses sur la vie, les mœurs et usages des bouchers, boulangers, poulailliers, rôtisseurs, etc., etc.
DELAMARRE. — La vie à bon marché. Les vins, par Delamarre. Paris, impr. de Schiller, 1831, in-12. (i fr. 30.)
Extrait du journal la Patrie.
DELBETZ (P. Théodore). — Du Topinambour culture, panification et distillation de ce tubercule, par P. Théodore Delbetz, agriculteur, etc. Paris, Auguste Gain, s. d.,in-i8. (1 fr. 30.)
L'auteur considère ce tubercule Jril comme « un vrai plat de friandises ».