‹ Bibliographie méthodique et raisonnée des beaux-artsChapitre 55 sur 125 · ACADÉMIE ROYALE DE PEINTURE · texte numérisé non relu

ACADÉMIE ROYALE DE PEINTURE

« Gougeon, tailleur de pierre et masson pour faire « la teste du Priauz et sépulture de Monseigneur a (au mausolée des d’Amboise) et pour parfaire et « asseoir icelle en sa place, xxx Ls ».

3. Académie royale de peinture et sculpture. — Académie de France à Rome.

405. FÉLIBIEN (André). Conférences de l’Académie royale de peinture et sculpture, pendant l’année 1667. — Paris, 1669, in-4 ( 2 fr.) ; — Londres, 1705, in-8; — Amsterdam, 1706, in-12.

André Félibien, sieur des Avaux et de Gavercy, historiographe des bâtiments, secrétaire de l’académie d’architecture, garde du cabinet des antiques, et de plus l’un des huit qui contribuèrent à la formation de l’académie des Inscriptions, établie par Colbert, et l’homme de son temps qui connut le mieux les principes et l’histoire de l’art. Bien qu’il n’ait point droit à la qualification d’historiographe de l’académie royale de peinture, qui lui a été donnée à tort, ! il a été associé, dès l’année 1667, à la compagnie en qualité de conseiller honoraire, et il a rédigé ses premières conférences.

406. Establissemeut de l’Académie royale de peinture et sculpture par lettres patentes du roy vérifiées en parlement, 1646-76. — Paris, Coiguard, 1693, in-4 (40 à 50 fr.); — ibid., 1783.

Très-rare.

Non-seulement ce volume contient les lettres patentes relatives à l’académie royale de peinture, mais aussi des lettres patentes pour l’établissement des académies de peinture et sculpture dans les principales villes du royaume : les lettres patentes pour la jonction de l’académie royale de peinture et de sculpture de Paris à celle de Rome, dite de Saint-Luc, et enfin les articles pour la jonction de l’académie royale avec l’académie du dessin de Rome.

407. GUÉRIN (Nicolas). Description de l’Académie royale des arts de peinture et de sculpture, par feu M. Guérin , secrétaire perpétuel de ladite académie.— Paris, 1715, in-12, avec 6 pl. grav.

(5 à 6 fr.).

Guérin remplaça, le 20 décembre 1681, H. Testelin, contraint, parce qu’il était protestant, d’abandonner sa charge de secrétaire perpétuel au bout de trente années, et se montra digne de lui succéder par son activité et notamment par cette bonne description de l’intérieur de l’académie si appréciée des amateurs. Une circonstance heureuse pour l’académie suggéra cet ouvrage qui dans le fond n’est qu’un remercîment adressé au ducd’Antin, surintendant des bâtiments et jardins, car il avait donné à l’académie la facilité de s’établir au Louvre. Grâce à cette description minutieuse qui conduit le lecteur de salle en salle, grâce aux gravures dont elle est ornée, on peut reconstituer par la pensée le local oit une célèbre compagnie se livrait habituellement à ses travaux.

408. COYPEL (Antoine). Discours prononcez dans les conférences de l’Academie royale de peinture et de scu I pture, parM.Coypel, écuyer, premier peintre du roi et de monseigneur duc d’Orléans, régent, et directeur de l’Académie royale de peinture et de sculpture. — Paris,

1721, in-4 (7 à 8 fr.); — ibid ., 1732; — ibid., 1792.

Les vingt et quelques dissertations qui composent ce volume sont le commentaire développé d’une épître en vers placée en tête et intitulée : Êpistre à mon fils sur la peinture. Or, ce fils est Charles-Antoine Coypel, moins peintre que bel esprit, auteur de plusieurs pièces de théâtre, et, de même que son père, premier peintre du roi. Boileau pressa Antoine Coypel, son ami, de publier cette épître et lui suggéra l’idée de composer les vingt dissertations qu’elle précède. Coypel ne se hasarda de les mettre en lumière qu’après la mort de Despréaux.

409. Règlement pour l’Académie royale de peinture et de sculpture, du 12 janvier 1751. - In-4.

410. Déclaration du roi, concernant les arts de peinture et sculpture, et portant nouveaux statuts et règlements pour l’Académie royale de peinture et sculpture. Donnée à Versailles le 15 mars 1777, registrée en parlement le 2 septembre 1777. — Paris, Ve Hérissant, 1777, in-4 (10 à 15 fr.).

Cette déclaration est très-importante. Elle sépare l’artiste de l’homme de métier. Elle fait voir qu’on ne le considère plus comme un simple ouvrier et qu’on place le peintre et le sculpteur à côté de l’homme de lettres et du savant. On y trouve des passages comme celui-ci : « Ces avan- « tages auroient dû assurer à la peinture et à la « sculpture une distinction particulière, et faire « jouir ceux qui les exercent des mêmes droits « dont jouissent ceux qui font profession des arts « libéraux ; c’est pourquoi, par notre édit du mois « d’août dernier (l’édit donné le 26 août 1776, « portant modification de l’édit de février sur la « suppression des jurandes) , portant nouvelle « création de communautés d’arts et de métiers, a nous aurions déjà faitconnoître que les arts de « peinture et de sculpture ne doivent point être a confondus avec les arts mécaniques et nous « leur aurions rendu cette liberté dont ils a eussent dû jouir dans' tous les temps, etc. »

411. RENOU (Antoine). Esprit des statuts et règlements de l’Académie royale de peinture et de sculpture, pour servir de réponse aux détracteurs de son régime, par Renou, peintre du roi et secrétaire perpétuel de son académie, etc.— Paris, 1790, in-4.

Aucun des biographes de Renou n’a parlé de cette défense de l’Académie, et Quérard, dans la France littéraire , ne cite de Renou que ses traductions du poëme de Dufresnoy, et de la Jérusalem délivrée. — Né à Paris en 1731, il y est mort en 1806. Renou s’était trop adonné aux lettres pour être un peintre remarquable. On a raconté plus d’une fois qu’il écrivit et fit jouer au théâtre français une tragédie de Téréeet Philomèle pour prouver à Lemierre, d’un avis différent, qu’une tragédie était moins difficile à faire qu’un tableau.

412. Précis historique de l’origine de l’Académie royale de peinture, sculpture et gravure, de sa fondation par Louis XIV, etdesonrétablissementparLouis XVIII.

— Paris, 1816, in-8, 48 pp. (5 à 6 fr.).

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